
Les Ukrainiens déploient des EXOSQUELETTES Chinois au front : l'analyse de Code Reinho
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Ce podcast revient sur l'utilisation des exosquelettes dans le conflit ukrainien, un sujet déjà abordé il y a six ans lors d'un précédent direct avec Cod Renault. L'article récent de Cod Renault sur X, intitulé "Les exosquelettes au combat", sert de point de départ à cette discussion.
L'image d'un soldat ukrainien portant sans difficulté un obus de 155 mm, d'un poids de 43 kg, illustre la problématique du port de charges lourdes dans un contexte militaire. Un soldat peut être amené à manipuler ces obus une trentaine à une quarantaine de fois par jour, une charge qui serait jugée excessive par les syndicats dans le milieu civil. Il est rappelé que les exosquelettes étaient considérés comme une étape intermédiaire avant l'avènement des robots bipèdes.
La discussion dévie brièvement vers la nouvelle chaîne Bilibili de Cod Renault, une plateforme chinoise qui offre une rémunération plus attractive que YouTube et une censure plus transparente, malgré un processus d'inscription complexe et un questionnaire de culture générale et de savoir-vivre très poussé. La traduction automatique ElevenLabs est présentée, démontrant une qualité impressionnante et la suppression des barrières linguistiques, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour la diffusion de contenu à l'international. L'interaction facilitée entre les peuples grâce à ces technologies est soulignée, malgré les chocs culturels potentiels.
L'article de Cod Renault met en lumière l'utilisation par les Ukrainiens d'exosquelettes chinois, notamment le modèle Hyper Shell X Pro et Norco, initialement conçus pour l'alpinisme. Ces dispositifs permettent de réduire la charge portée par les servants d'artillerie d'environ 30%. Le poids des équipements militaires est évoqué, avec des exemples de fusils de précision et d'armes d'assaut pesant plusieurs kilogrammes, auxquels s'ajoutent les munitions, les rations et les radios, représentant une charge considérable pour les soldats. L'anecdote du Premier ministre François Fillon, qui aurait eu les vertèbres fracturées en essayant de porter un sac à dos militaire de 20 kg, illustre l'impact de ces charges sur le corps humain.
L'exosquelette, en soutenant les jambes, améliore l'endurance et augmente le rayon d'action du fantassin de 5 à 10%. Il permet de mieux répartir les efforts, comme dans le bâtiment. Ces technologies, bien que coûteuses, intègrent des batteries et sont considérées comme du matériel de pointe. L'armée française avait développé des systèmes similaires dans les années 2010, mais ces projets ont été annulés.
Le parallèle est fait entre la transition du civil vers le militaire et vice-versa, comme pour les drones, qui sont passés du civil au militaire. Les dépenses de défense chinoises, qui augmentent pour rivaliser avec le Pentagone, représentent un marché conséquent pour les entreprises. Le coût humain de la guerre, illustré par la vidéo virale d'un soldat ukrainien, est mis en contraste avec les avancées technologiques.
L'exosquelette est défini comme un "squelette externe" qui peut être motorisé ou distribuer les efforts grâce à un harnais mécanique. Les versions médicales visent à assister les mouvements difficiles. L'armée française a connu des échecs avec le système Félin, tout comme les Américains avec le projet Talos, une armure inspirée d'Iron Man, abandonnée en 2019 en raison de son inefficacité et de son encombrement. Ce projet Talos, d'un coût de 80 millions de dollars, visait à créer une armure balistique complète avec système de refroidissement, suivi des signes vitaux et interface thermique sur la visière. La ressemblance avec le personnage de Master Chief du jeu vidéo Halo est soulignée, et il est rappelé que l'armée américaine recrute de nombreux joueurs de jeux vidéo pour le pilotage de drones.
Le système Net Warrior, successeur de Talos, utilise des smartphones Samsung robustes connectés à des radios numériques et à des applications tactiques comme ATACK (Android Tactical Awareness Kit), développé par les Navy SEALs, qui offre des fonctionnalités de gestion d'équipe et de localisation avancées. Ces applications militaires ont souvent des versions civiles.
Le débat porte ensuite sur le "syndrome Chauchard", du nom d'une mitrailleuse française bon marché et efficace, mais dont les défauts ont été amplifiés par une mauvaise adaptation aux munitions américaines. La question se pose de savoir si les exosquelettes ne subiront pas un sort similaire, malgré leur potentiel. L'adoption par les Ukrainiens dans un conflit réel suggère leur viabilité.
Le problème principal des exosquelettes, comme pour les drones et les lasers, réside dans l'énergie. Les progrès dans les batteries haute capacité sont essentiels. L'histoire des drones et de leurs courtes autonomies dans les années 2000 est rappelée.
L'application civile des exosquelettes est vaste, allant de la manutention dans les entrepôts (comme Amazon) à la rééducation après AVC ou blessures, en passant par des dispositifs pour les métiers d'art comme les plâtriers. Le Kawasaki Corleo, une monture robotique à quatre pattes, illustre l'innovation dans ce domaine, avec des applications potentielles dans le secours en montagne.
Les muscles synthétiques électrofluidiques du MIT, créés en collaboration avec le polytechnique de Turin, sont présentés comme une avancée majeure, permettant de créer des vêtements qui augmentent la force sans pièces mobiles externes. Ces technologies, inspirées par des films comme Iron Man et des jeux vidéo comme Syndicate, pourraient révolutionner l'assistance aux personnes blessées et aux soldats.
L'utilisation de matériel civil militarisé est une tendance forte. Les drones FPV, initialement conçus pour les courses, sont adaptés par les Ukrainiens pour des missions militaires. De même, les exosquelettes chinois Hyper Shell X Pro, conçus pour le grand public, sont utilisés sur le front. Leurs coûts abordables (environ 1800 à 1200 dollars) les rendent attractifs. L'autonomie des batteries, bien que limitée par le froid, est un facteur clé.
Le système Gurza 1 ukrainien est un exosquelette passif, entièrement mécanique, sans batterie ni électronique, réduisant ainsi la dépendance à l'énergie. Il est présenté comme un répartiteur de charge plutôt qu'un exosquelette de combat, soulignant la simplicité et la rusticité requises pour un usage militaire.
L'aspect "camouflage du matériel" est évoqué, rappelant l'histoire du char ARL 44 français, déguisé en tracteur pour échapper aux Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette philosophie perdure aujourd'hui, avec l'achat de matériel civil par les militaires pour être ensuite adapté.
La question de la guerre électronique et des impulsions électromagnétiques (IEM) est abordée. Les systèmes passifs comme le Gurza 1 ne sont pas affectés par le brouillage, mais une IEM dirigée pourrait les neutraliser. La vulnérabilité des appareils électroniques aux IEM est soulignée, avec des exemples de blindages et de cages de Faraday.
Enfin, la discussion aborde le rôle potentiel des drones autonomes et la question de la responsabilité en cas de "crimes de guerre" commis par des machines. La complexité de la guerre moderne, où les lignes entre civils et militaires sont floues, rend ces questions d'autant plus cruciales. La transition vers des technologies de plus en plus sophistiquées, tout en gardant à l'esprit les applications civiles et les espoirs de progrès, conclut cet échange.