
Cessez-le-feu de Trump : les marchés s'enflamment ! Faut-il investir MASSIVEMENT maintenant ?
AI Summary
Bienvenue dans ce semi-débrief hebdo, où nous allons analyser les points clés de la semaine. Nous avons eu un cessez-le-feu de 14 jours entre Donald Trump et l'Iran, ce qui a détendu les marchés du pétrole, les taux d'intérêt et le dollar, au bénéfice des actifs risqués, notamment les marchés américains et européens.
Le détroit d'Ormuz est partiellement rouvert, mais la problématique des assurances pour les navires reste un point crucial à surveiller. Ces primes de risque étaient auparavant colossales, rendant le passage prohibitif. Il faut donc suivre l'évolution de ces primes dans les prochains jours et semaines.
Concernant cet accord, il s'agit pour l'instant d'un cessez-le-feu tactique de 14 jours, visant à élaborer un accord sur dix points majeurs. Il n'est pas définitif et peut évoluer. Plus nous approcherons de l'échéance, plus la situation pourrait se tendre. Par ailleurs, des tensions persistent, notamment au Liban, qui ne fait pas partie de cet accord. Il faut donc s'attendre à de nouveaux rebondissements.
En matière de gestion des risques, il est important de ne pas céder à l'euphorie ambiante. Le point bas n'est pas nécessairement derrière nous. Il ne s'agit pas de tout vendre, mais d'adopter une approche mesurée. Il y a deux semaines, nous étions dans un moment de panique, et nous avions évoqué les moyennes mobiles à 50 semaines (MM50 weekly) comme points clés sur les indices américains (SP500, Russell 2000, Dow Jones, Nasdaq). Ces niveaux ont tenu, ce qui maintient des tendances de fond haussières. Il est donc préférable de privilégier des achats partiels, structurés et différenciés par niveau, afin de travailler le marché sans prendre de risques excessifs et de conserver du cash pour réallouer si nécessaire.
Vendredi, nous aurons un chiffre crucial : l'inflation aux États-Unis. C'est le premier chiffre important depuis l'envolée des cours du pétrole. L'inflation est attendue à 3,4%, ce qui aura des conséquences sur la croissance économique. La Réserve fédérale (Fed) ajustera sa politique en fonction de ce chiffre. Actuellement, le marché n'anticipe plus de baisse de taux avant septembre 2027, et des hausses sont même envisagées. Ce contexte maintient le risque de stagflation, avec une croissance économique stagnante et une hausse des prix.
Concernant les cours du pétrole, après une baisse de 10%, une stabilisation est observée. Le WTI et le Brent se maintiennent au-dessus des 90 dollars, ce qui indique que la pression n'est pas complètement relâchée. Nous ne sommes pas revenus aux prix d'avant-guerre. Il faut se demander si les marchés ne sur-anticipent pas un apaisement.
Le taux à 10 ans aux États-Unis s'est replié, passant sous les 4,30%, sortant d'une zone tendue. Cependant, nous ne sommes pas revenus à des niveaux qui permettraient d'écarter le risque d'inflation.
Le dollar américain, valeur refuge en période de panique, est revenu sur une zone clé, notamment sur sa MM50 daily, et un retracement de 50% de son mouvement haussier. Cela indique une zone importante à surveiller. Les cours de l'or, quant à eux, sont restés relativement stables, avec une tendance de fond haussière sur le long terme.
Sur les indices américains, après avoir tenu les MM50 weekly, nous sommes revenus sur des niveaux clés, des milieux de range. Le SP500 et le Nasdaq sont dans un range depuis plusieurs mois. Le CAC 40, après avoir rebondi de 8% depuis la zone d'achat des 7600 points, est revenu sur une zone de vente. Le DAX, lui, est plus proche du milieu de range et de sa MM50.
Il est important de ne pas céder à l'euphorie actuelle. Ces zones de résistance, que l'on pourrait qualifier de plafonds de verre, ont été ralliées. Ce ne sont pas des zones d'achat, mais plutôt des zones d'allègement ou de couverture, surtout compte tenu des incertitudes géopolitiques persistantes et des dynamiques sur le pétrole, les taux et le dollar.
Prenons l'exemple du secteur de la défense, avec un ETF comme Guard. Après un repli, il a repris 12% depuis les plus bas. Si une exposition progressive a été travaillée sur les phases de repli, cette zone de rebond est une opportunité pour alléger, plutôt que de s'attendre à une envolée continue. Il s'agit d'être objectif et stoïque, en prenant des bénéfices partiels pour pouvoir retravailler le marché en cas de nouveau repli.
La gestion progressive de ses positions est essentielle pour rester serein et absorber la volatilité du marché. Cela permet d'éviter la frustration de "j'aurais pu, j'aurais dû" et de se concentrer sur une stratégie durable et confortable.
Sur l'euro-dollar, une petite position à la vente a été reprise, profitant du retour du dollar américain sur une zone clé, anticipant d'éventuelles tensions persistantes.
Il est crucial de ne pas se laisser emporter par l'émotivité du marché. L'important est d'avoir une stratégie claire, de travailler sur des niveaux préparés en amont, et de ne pas courir tous les lièvres. Ne pas céder à la panique, ni à l'euphorie. Aujourd'hui, le marché a pris une bouffée d'oxygène, mais il n'est pas encore sorti de l'eau. Il est essentiel de prendre soin de son portefeuille et de soi-même.