
Cessez-le-feu de Trump : +12% sur le secteur défense, +4% sur le CAC - Et maintenant ?
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Voici un résumé du contenu de la transcription :
L'intervenant débute son analyse en évoquant un cessez-le-feu de 14 jours entre Donald Trump et l'Iran, qui a eu un impact apaisant sur les marchés pétroliers, les taux d'intérêt, le dollar et les actifs à risque, notamment aux États-Unis et en Europe. Ce cessez-le-feu est qualifié de "feu tactique" visant à gagner du temps pour élaborer un accord plus substantiel.
La réouverture partielle du détroit d'Ormuz est mentionnée, mais le problème majeur réside dans le coût exorbitant des assurances pour la traversée des navires, rendant cette voie maritime peu viable pour l'instant. La surveillance de cette prime de risque est donc cruciale dans les jours et semaines à venir.
L'intervenant se montre prudent quant à la portée de cet accord, le considérant comme non définitif et temporaire (14 jours). Il souligne que des développements imprévus sont possibles, notamment des déclarations contradictoires ou des interprétations divergentes de l'accord, comme celle concernant le Liban et Donald Trump. Pour lui, il est prématuré de conclure que tous les problèmes sont derrière nous et que le point bas a été atteint. Il ne recommande ni une vente massive ni une sortie totale des positions d'achat, mais plutôt une gestion prudente dans les moments d'euphorie comme dans ceux de panique.
Il revient sur les points techniques clés évoqués précédemment, tels que les moyennes mobiles à 50 semaines sur les indices américains (S&P 500, Russell 2000, Dow Jones, Nasdaq). Tant que ces niveaux tiennent, les tendances de fond restent haussières. La stratégie préconisée est celle des achats partiels et structurés par niveau, permettant de rentrer sur le marché à moindre risque et sans nécessairement viser le point bas absolu. Cette approche permet de travailler le marché dans les phases de range, d'éviter la panique lors des replis et de gérer les positions pendant les rebonds en prenant des profits pour réallouer son exposition.
Un événement majeur à surveiller est la publication des chiffres de l'inflation aux États-Unis vendredi. Ce chiffre est crucial car il influencera les décisions de la Fed concernant les taux d'intérêt. L'intervenant note que les anticipations de baisse des taux par la Fed sont repoussées, avec même des anticipations de hausse pour la Banque Centrale Européenne. Le risque de stagflation (ralentissement économique combiné à une hausse des prix) est toujours présent, alimenté par la situation géopolitique et la flambée des prix du pétrole. Les estimations du PIB sont moins importantes car elles ne reflètent pas les événements récents.
Concernant le pétrole, malgré une baisse de 10%, l'intervenant souligne que les prix ne sont pas revenus à leurs niveaux d'avant le début du conflit et que la stabilisation est observée plutôt qu'une détente complète. Il suggère que les marchés pourraient suranticiper la détente. Le WTI reste sous pression au-dessus de 90 dollars, et le Brent montre des signes de réaction à cette zone.
Le taux à 10 ans américain a baissé et est repassé sous les 4,30%, sortant d'une zone tendue. Cependant, les niveaux actuels ne permettent pas d'affirmer que l'inflation est derrière nous.
Le dollar américain, face à un panier de devises, revient sur une zone clé de 2022, correspondant à un retracement de 50% de son mouvement haussier. Le dollar, valeur refuge, montre une réaction sur ce niveau. L'or, quant à lui, reste relativement stable, avec une tendance de fond haussière sur le long terme, mais des opportunités d'achat sur repli sont à considérer.
Les indices américains ont tenu les moyennes mobiles à 50 semaines et remontent vers des niveaux clés, le milieu de leurs ranges respectifs. Le CAC 40 a bien rebondi (8%), mais l'intervenant rappelle l'importance de travailler le marché en achetant sur repli et en allégeant sur les rebonds, surtout dans des phases de range prolongées. Il n'est pas partisan de céder à l'euphorie ou à la panique, et considère les zones de résistance atteintes comme des zones de vente potentielles plutôt que d'achat.
Il prend l'exemple du secteur de la défense (ETF "Guard") qui, après un débordement temporaire, a repris 12% depuis ses plus bas. Dans ce cas, une approche progressive d'allègement sur les rebonds est conseillée plutôt qu'une sortie totale ou une conviction aveugle.
L'intervenant partage son expérience personnelle, notamment sa décision de vendre sur une zone de résistance du CAC 40 avant un week-end prolongé pour plus de sérénité, même si cela n'a pas été le scénario le plus performant à court terme. L'objectif principal est d'être serein et à l'aise avec sa stratégie, préservant ainsi son capital. Il insiste sur l'importance de ne pas se laisser submerger par les émotions et de rester objectif.
Il mentionne avoir repris une petite position vendeuse sur l'euro-dollar, suite à une allège considérable de ses positions vendeuses antérieures. Il justifie cette décision par la réintégration du dollar américain sur une zone clé, tout en restant attentif aux tensions potentielles sur le dollar, les taux, le pétrole et les actifs à risque.
Il aborde la question de la gestion des actions individuelles, comme BNP Paribas ou Hermès, soulignant que la performance dépend du point d'entrée et de sortie, et que le but n'est pas de prouver qu'on avait raison. L'objectif est d'éviter la frustration et les regrets qui caractérisent souvent la bourse.
Il met en avant l'importance d'avoir une stratégie claire et de se poser les bonnes questions : s'agit-il d'une zone d'allègement ou d'achat ? Y a-t-il du cash disponible pour des achats futurs ? Il distingue les stratégies court terme (où suivre le flux haussier peut être pertinent) des stratégies plus long terme (swing), où une approche progressive est préférable. Il compare la situation actuelle à une personne qui prend une grande bouffée d'oxygène après avoir été en apnée, mais qui n'est pas encore sortie de l'eau.
En conclusion, il recommande de ne pas essayer de courir tous les lièvres, de ne pas céder à la panique ou à l'euphorie, et de travailler sur des niveaux préparés en amont. Il insiste sur la nécessité de rester dans une dynamique progressive et d'être à l'aise avec sa stratégie, rappelant que les retours positifs reçus confirment l'efficacité de cette approche. Il termine en mentionnant le tournoi de golf des Masters, rappelant qu'il existe d'autres aspects de la vie que les marchés financiers, et exhorte à prendre soin de son portefeuille et de soi-même.