
Les 5 banques françaises proches de la faillite (Et leur garantie bidon)
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Faut-il s'inquiéter de la sécurité de son argent dans les banques françaises ? Les régulateurs européens ont simulé une crise économique pire que celle de 2008, avec une chute du PIB de 5,9 %, un chômage à 12,5 % et une bourse divisée par deux. Cette vidéo analyse les résultats de ces tests, classe les banques françaises et clarifie la garantie des 100 000 euros.
Les tests de l'Autorité Bancaire Européenne (ABE) et de la BCE, concernant huit groupes français pour l'édition 2025, mesurent le coussin de capital CET1. Ce coussin est censé permettre aux banques de traverser des tempêtes financières. Les résultats agrégés montrent que le coussin de sécurité CET1 des banques françaises a absorbé une crise simulée plus sévère que 2008, le Covid, la guerre en Ukraine et les tarifs de Trump, ne laissant que 10 % de ce coussin. Le régulateur conclut à une "ultra résilience" du système bancaire français.
Cependant, il est souligné que ces calculs sont biaisés. Les autorités bancaires européennes et la BCE se sont auto-désignées pour effectuer ces tests, leur rôle étant de rassurer et de protéger le système bancaire, car la perte de confiance est le point de départ d'une faillite. Le rapport, bien que rassurant, ne mesure que la solvabilité (CET1 positif) et non la liquidité des banques. Des banques comme la Silicon Valley Bank et Credit Suisse avaient des ratios CET1 confortables peu avant leur faillite, car la réalité est que la capacité d'une banque à liquider des actifs pour répondre aux retraits des épargnants est cruciale. Si les retraits sont plus rapides que la liquidation, la banque fait faillite, même si elle est riche.
Un exemple concret est l'investissement des banques dans les obligations d'État. Lorsque les taux augmentent, la valeur des obligations chute. Les banques ne veulent pas vendre à perte pour couvrir les retraits. L'ETF iShares France Government Bonds UCITS a perdu 17,64 % sur les cinq dernières années, illustrant ce risque.
Le scénario volontairement écarté des rapports est la crise de la dette française, pourtant la plus grande inquiétude des dirigeants de banques. Un rapport d'UBS de 2025 révèle que 50 % des family offices mondiaux craignent une crise de la dette. Les agences de notation dégradent la note de la France, tandis que les banques françaises détiennent de plus en plus d'obligations d'État. Le gouvernement, peinant à trouver des prêteurs, augmente les taux d'intérêt, ce qui affecte les banques.
En cas de faillite d'une grande banque française, deux possibilités existent :
1. **Bail-in :** L'argent des épargnants est utilisé pour réparer les dommages bancaires.
2. **Bail-out :** Le gouvernement imprime de l'argent, provoquant une inflation massive.
Concernant la garantie des 100 000 euros, elle est officiellement de 100 000 euros par client par établissement, plus 100 000 euros par livret réglementé, avec une indemnisation en 7 jours ouvrables par le FGDR. Cependant, la FGDR ne dispose que de 7,5 milliards d'euros pour la garantie des dépôts, couvrant seulement 0,5 % des dépôts actifs fin 2025. La FGDR intervient pour les "petites et moyennes banques non systémiques". Pour les grands établissements, c'est le mécanisme européen de résolution qui agit, avec un fonds de 78 milliards d'euros. Ce montant est insuffisant, comparé au bilan de BNP Paribas (2926 milliards d'euros). Le conseil de résolution ne vise pas à rembourser les épargnants, mais à empêcher la fermeture de la banque, en faisant d'abord appel aux actionnaires et créanciers.
En réalité, en cas de forte tension bancaire, l'accès au compte bancaire serait probablement restreint (pas de retrait ni d'envoi d'argent). La garantie des 100 000 euros est un outil de rassurance pour maintenir la confiance.
Pour se protéger, il est recommandé d'avoir plusieurs comptes bancaires, y compris dans des néobanques ou à l'étranger. Deuxièmement, ne pas laisser dormir de grosses sommes d'argent, mais les faire travailler pour contrer l'inflation, en investissant une partie tout en gardant des liquidités. Enfin, investir selon ses objectifs : PEL pour l'acquisition immobilière, compte-titres avec obligations d'État pour limiter l'inflation, assurance-vie française ou luxembourgeoise pour la transmission ou l'expatriation. Pour un placement dynamique, une allocation structurée peut inclure de l'immobilier (25 %), des obligations d'État américaines (20 %) et françaises (10 %), un ETF actions mondiales (25 %), de l'or (5 %), des liquidités (5 %) et du private equity (15