
moving out of my hometown changed my life forever
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Dans cet extrait, le narrateur, Hudson Prosper, partage ses expériences et réflexions sur le succès, la richesse, et le développement personnel, tout en se remémorant son retour dans sa ville natale.
Il commence par décrire une période de travail intense, où il a dû remplacer son équipe et a enchaîné les appels de coaching et de closing pendant de longues heures, atteignant parfois minuit ou 2 heures du matin. Malgré la fatigue, il exprime sa satisfaction de voir ses étudiants réussir et gagner de l'argent, tout en réalisant lui-même des ventes importantes. Il souligne que, bien que le stress soit présent, il est déterminé à ne pas ralentir et à continuer à avancer.
Le narrateur évoque ensuite un moment de retour dans sa ville natale, où il n'a pas pu profiter pleinement de son temps avec ses amis en raison de ses obligations professionnelles. Il aborde une anecdote sur les piqûres de moustiques et une théorie selon laquelle ne pas se gratter permettrait à la piqûre de disparaître plus rapidement, bien qu'il trouve cela difficile à appliquer en pratique. Il fait le lien avec son enfance dans ce quartier, rappelant qu'il y avait peu de choses auparavant et que sa famille faisait partie des premiers habitants.
Le récit prend une tournure plus personnelle lorsqu'il parle de son lien avec sa mère. Il exprime le besoin de la voir et de lui parler régulièrement pour se sentir bien mentalement, même s'il ne peut pas la voir aussi souvent qu'il le souhaiterait. Il se souvient d'un moment où, après avoir déménagé à Dallas, il n'avait pas vu sa mère pendant huit mois. Il lui a ensuite offert un vol en première classe pour la faire venir à Miami, un moment qu'elle a beaucoup apprécié.
Hudson Prosper relate également son parcours financier. Il explique qu'à une certaine période, son revenu mensuel est passé de 30 000 à 140 000 dollars en un mois. Lors de son retour dans sa ville natale après ces huit mois d'absence, il conduisait une Huracan, et c'est à ce moment-là que le succès lui a semblé particulièrement concret. Il estime être le seul millionnaire de son lycée, soulignant qu'il a même échoué à ses études en raison d'absences, se qualifiant ainsi de "drop-out" qui a "failed out".
Il aborde ensuite la notion de succès comme une revanche, et la confiance nécessaire pour annoncer ses objectifs à son entourage. Il insiste sur le fait que si l'on croit en soi à 100%, on peut partager ses ambitions ouvertement, sans peur du jugement. Il explique que l'énergie est une force réelle, et que le fait que d'autres personnes croient en vous amplifie vos propres chances de succès, un concept qu'il associe à la "magie" et au "collective unconscious". Il recommande de lire Manny Beh Hall pour approfondir ces idées, distinguant la "magie blanche" (agissant par compassion) de la "magie noire" (agissant par manipulation).
Le narrateur met l'accent sur l'importance de l'identité et des "identity shifts". Il raconte comment la mort de son père l'a poussé à devenir un "provider" et à mûrir. Il évoque une conversation avec son meilleur ami où il réalisait que le travail mental qu'il accomplissait (lecture, acquisition de connaissances) était plus ardu que le travail manuel ou la prise d'appels.
Il développe l'idée que la majorité de nos pensées sont subconscientes et que nous n'en sommes conscients que d'une petite partie. Il cite un étudiant qui lui a rappelé une phrase : "Quand les gens sont éveillés, ils dorment, mais quand les gens dorment, c'est là qu'ils sont le plus éveillés." Il explique que le subconscient dirige 90% de notre vie, et que c'est pendant le sommeil que nous sommes le plus connectés à lui. Il relie cela à l'idée de "l'éveil" spirituel, mentionnant le message du Christ dans la Bible prônant la conscience et l'éveil.
Le retour dans sa ville natale est marqué par le tournage d'une vidéo où il revisite des lieux de son passé : sa maison, son lycée, le golf où il travaillait à nettoyer des voiturettes de golf. Il souhaite montrer qu'il n'a pas toujours été là où il est aujourd'hui, afin de rester accessible et de prouver qu'il est possible de s'élever. Il confesse avoir du mal à parler de ses débuts difficiles, comme son travail au golf ou le décès de son père par overdose. Il souligne que le premier pas vers le succès est souvent d'obtenir un emploi pour économiser et investir dans une compétence ou un mentorat.
Hudson Prosper partage aussi la douleur liée au décès de son père, expliquant qu'il ne voulait pas que les gens le voient uniquement comme un père abusif et toxicomane, car il y avait aussi eu des bons moments et des leçons apprises, comme la persévérance. Il mentionne avoir appris de son travail qu'il ne voulait plus jamais être sous les ordres de quelqu'un et perdre son temps pour un salaire dérisoire. Il décrit des journées de travail de 6h à 21h, payé au salaire minimum, se sentant comme un "esclave". Il avoue que même en le racontant, son ego a du mal à accepter ces souvenirs, mais que c'est nécessaire pour montrer qu'il y a une lumière au bout du tunnel.
Il raconte avoir abandonné le lycée peu après avoir eu 17 ans, n'ayant techniquement fait qu'une année complète. Il avoue avoir du mal à comprendre le concept de la vie étudiante aujourd'hui, étant donné qu'il n'est plus allé à l'école depuis quatre ou cinq ans.
Concernant ses professeurs, il décrit une relation amour-haine. Il était celui qui faisait rire la classe, un "trouble-fête", mais certains professeurs voulaient l'aider. Il se souvient d'une lettre où, en classe de neuvième, il avait écrit qu'on n'avait pas besoin de l'école pour réussir. Un de ses professeurs, qui l'avait d'ailleurs recalé en espagnol, lui avait dit qu'il serait millionnaire, malgré son comportement rebelle et le fait qu'il fallait souvent faire appel à la sécurité pour le sortir de classe. Il pense que ce caractère rebelle et cette non-conformité l'ont aidé à atteindre le succès jeune, car il ne suivait pas les directives des autres s'il savait mieux pour lui-même. Il raconte avoir dit à sa mère, dès l'âge de 12 ans, qu'il savait tout, une forme de "délire" qui s'est avérée être une conviction profonde.
Il insiste sur l'importance de se connaître soi-même et de connaître sa propre valeur. Pour lui, le succès était le seul résultat possible, rendant toute autre issue impossible. Il réaffirme que tout commence par l'état d'esprit.
En passant devant son ancienne salle de classe d'espagnol, il souligne qu'il est le seul parmi les 5000 élèves de son lycée à avoir abandonné l'école, à ne pas être allé à l'université, et à avoir réussi. Il remet en question la vision selon laquelle il faut absolument passer par l'école et l'université pour réussir financièrement, contrariant les conseils qu'il recevait de ses parents. Il affirme que la vie se déroule comme on le souhaite.
Il aborde la question du pardon envers les parents qui n'ont pas cru en nous. Il ne leur en veut pas, car ils viennent d'une autre génération et n'ont pas vu ce qu'il a accompli. Il explique que l'intelligence n'est pas nécessairement liée au succès, car il a vu des personnes avec un faible QI réussir financièrement. Il déconstruit l'idée de "folie" nécessaire pour réussir, expliquant que le succès vient de la confiance en soi et de la conviction que c'est réel, et non de la simple "folie". Si les autres voient vos rêves comme de la folie, c'est peut-être le signe que vous rêvez suffisamment grand.
Il insiste sur le fait qu'il ne faut pas blâmer ses parents, mais comprendre qu'ils ont une expérience de vie différente. Il affirme que personne ne sait mieux ce qui est bon pour vous que vous-même, et que Dieu nous donne la capacité de choisir notre propre chemin. Il a dicté sa propre vie, sans laisser les expériences ou les conseils des autres l'influencer, car il savait dès son plus jeune âge que ceux qui disaient qu'il était impossible de gagner de l'argent en ligne n'avaient jamais vécu ce qu'il aspirait à faire.
Le narrateur évoque ensuite un incident où il a sauvé deux chiens d'un accident de voiture, montrant une générosité qu'il attribue à son caractère, même s'il dit souvent ne se soucier que de lui-même. Il raconte également une histoire poignante de trois ans auparavant, où il a participé à la recherche d'une jeune fille autiste perdue dans un nouveau quartier. Malgré ses recherches pendant des heures, la jeune fille a été retrouvée sans vie, noyée dans un lac. Ce moment a été particulièrement difficile pour lui, car il avait beaucoup d'espoir de pouvoir la sauver.
Il revient sur l'idée de sa générosité, expliquant que même s'il ne pense pas à la réciprocité lorsqu'il donne, il sait que cela finit par revenir. Il précise qu'il est généreux envers ceux qu'il aime et qui le méritent, et qu'il est détaché envers ceux qui lui ont fait du tort. Il ne garde pas de rancune et les exclut de sa vie.
Il réitère l'importance de ne pas avoir de rancune envers ses parents pour leur manque de foi, car ils viennent d'une autre époque. Il souligne que les autres, y compris les parents, peuvent instiller le doute et des croyances limitantes. Pour briser ces croyances, il faut prendre conscience qu'elles proviennent de notre conditionnement et de notre programmation. Il faut mettre soi-même en premier, être égoïste au début de son parcours vers la richesse, sans se soucier des opinions extérieures, même si cela affecte les relations familiales. Il a lui-même sacrifié du temps avec sa mère et s'est isolé d'elle car elle "ruinait son énergie", mais il savait que cette "égoïsme" lui permettrait plus tard de prendre soin d'elle.
Il conclut en expliquant que certaines actions jugées moralement répréhensibles, comme l'égoïsme ou le narcissisme, peuvent en réalité mener au succès. Il a grandi avec l'idée qu'il ne fallait pas être égoïste, mais il a réalisé que son égoïsme et son obsession de soi l'ont aidé à devenir riche. Il mentionne qu'il va jouer au tennis avec ses amis dans peu de temps.