
How to make your mark on 2026 before it ends
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Les 99 derniers jours de l'année sont une période cruciale, plus importante encore que les résolutions du Nouvel An. Il est essentiel de considérer cette dernière ligne droite comme un athlète le quatrième quart-temps d'un match, et de se demander ce que l'on veut accomplir durant cette année. 99 jours peuvent sembler courts, mais représentent une éternité pour réaliser de grandes choses.
L'idée de diviser l'année en trimestres (Q4) est jugée peu pertinente ; des divisions mensuelles (M6, M7) seraient plus adaptées, car la durée perçue d'une tâche est souvent influencée par les unités de mesure utilisées. De même, les agendas numériques qui proposent par défaut des créneaux de 30 minutes sont critiqués ; des créneaux plus courts, comme 5 minutes, encourageraient une plus grande concision.
Une anecdote amusante concernant le Nouvel An juif, qui a lieu en septembre (Roch Hachana), suggère que les personnes de confession juive bénéficient d'une "avance" de trois mois pour leurs résolutions et réflexions annuelles. Cela soulève la question de la prise d'avance sur les objectifs, en se fixant des résolutions deux mois avant le début de l'année pour gagner du temps.
La loi de Parkinson, qui stipule que le travail s'étale pour remplir le temps qui lui est imparti, est évoquée. Tout comme un gaz se dilate pour remplir son contenant, les projets tendent à prendre autant de temps qu'on leur en accorde. Si une réunion est planifiée pour 30 minutes, elle durera 30 minutes, alors qu'elle pourrait être écourtée à 22 minutes si l'on s'en tenait à ce laps de temps. L'important est donc de concrétiser les choses durant ces 99 jours restants.
La discussion évolue vers la gestion des faiblesses personnelles et la création de systèmes pour les contourner. Plutôt que de chercher à transformer une faiblesse en force, il est plus efficace de mettre en place des mécanismes qui empêchent cette faiblesse de se manifester. Par exemple, pour quelqu'un qui manque de motivation pour s'entraîner, payer un coach à l'avance garantit sa présence, malgré la paresse intrinsèque.
Dans un contexte professionnel, la mise en place de systèmes est également primordiale. Un exemple donné est celui d'un dirigeant qui a structuré ses échanges avec son co-fondateur. Ils ne discutent de sujets personnels que pendant la journée, et ne réservent qu'un seul créneau de 45 minutes par semaine pour aborder les améliorations de l'entreprise. Ces points doivent être rédigés à l'avance. Cette approche permet de prendre du recul : une frustration ressentie aujourd'hui peut sembler moins importante six jours plus tard, une fois le temps de réflexion passé.
L'un des intervenants souhaite organiser un nouvel événement en personne avant la fin de l'année. Il constate que dans un monde de plus en plus numérique, les événements physiques prennent une valeur accrue. Son événement annuel de basketball, "Hoop Group", a été une source de bénédictions, créant un réseau solide autour d'une passion. Cependant, cet événement est très exclusif, limité aux professionnels de haut niveau et aux passionnés de basketball. Il souhaite donc créer un second événement, plus accessible, dont le concept n'est pas encore défini mais qui verra le jour avant la fin de l'année. Le manque de temps n'est pas une barrière ; l'idée est que le temps qu'une idée prend à mûrir est le même temps qu'une décision prend à être prise. En ne se considérant pas comme un organisateur professionnel, il est convaincu de pouvoir le réaliser.
Pour réussir, il est conseillé d'observer comment d'autres ont procédé, que ce soit pour copier ou s'inspirer. À 24 ans, l'un des intervenants a méticuleusement étudié la vie d'environ 50 personnes très prospères, en compilant des données sur leur année de naissance, le début de leur apprentissage, le lancement de leur première entreprise et leur percée. Ces informations, ainsi que les récits de leurs parcours, ont été intégrées dans une base de données qui a eu un impact significatif sur sa vie. Cette base de données est désormais disponible gratuitement en téléchargement.
L'histoire de la création de "The Hustle", une newsletter qui a débuté par un événement, est partagée. Le premier événement, "HustleCon", a été organisé en six semaines, du 15 mai au 1er juillet. Il a attiré 350 personnes, avec un tarif de 300 dollars. Le succès de cet événement résidait dans son authenticité : l'image d'entrepreneurs débrouillards et authentiques correspondait parfaitement à l'esprit "scrappy" de l'événement, évitant ainsi la nécessité d'une présentation polie et luxueuse.
L'organisation d'événements comme Burning Man est citée comme un exemple brillant de gestion des attentes. L'idée est que les participants créent et nettoient la "ville", sans infrastructure préétablie. Cette approche, où l'on ne prend pas les gens par la main, est jugée brillante d'un point de vue organisationnel. L'organisation d'un événement est comparée à une course de marathon ou à un accouchement : une période de stress intense suivie d'un sentiment d'accomplissement et du désir de refaire, en mieux.
Les contraintes, notamment temporelles et financières, sont essentielles. Organiser des événements à titre personnel, sans objectif de profit, permet de se concentrer sur la qualité et la valeur intrinsèque de l'événement, éliminant ainsi 99% des options potentielles qui viseraient uniquement le gain financier.
Une anecdote fascinante sur Joel Greenblatt, un investisseur renommé, illustre le danger de se laisser influencer par le groupe. Lors d'une conférence, un bocal de bonbons était présenté. La moyenne des estimations individuelles des participants était remarquablement proche du nombre réel de bonbons (1771 contre 1776). Cependant, lorsque les participants ont été invités à annoncer leur estimation à voix haute, les estimations ont divergé massivement, éloignant la moyenne du chiffre réel (environ 900). Cet exemple est transposé au marché boursier : l'influence des médias, des analystes et des fluctuations des cours peut éloigner les investisseurs de leur propre analyse rationnelle. La clé pour être un bon investisseur serait de se fier à son jugement indépendant, comme le montre la première estimation du nombre de bonbons.
La difficulté d'être moins influencé par autrui est abordée. L'idée de considérer les pensées comme des "colocataires" est proposée, s'inspirant du livre "The Untethered Soul". Il s'agit de ne pas se laisser submerger par les pensées négatives ou les jugements internes, mais de les observer en se demandant "Pourquoi est-ce que je pense cela ?". Cette introspection constante aide à discerner sa propre identité et ses désirs réels.
Le concept des "cinq voix dans la tête" est introduit, s'inspirant du film "Vice-Versa". Ces voix incluent le critique (qui pousse à se dépasser), la mère (protectrice, mais potentiellement limitante), et d'autres. L'objectif est de calmer ces voix pour faire émerger le "soi" authentique. La méditation, le sommeil et la thérapie sont des moyens de réduire le bruit mental.
La méthode des "Six Chapeaux de la Pensée" d'Edward de Bono est présentée comme un outil pour structurer les discussions et les processus de décision. Chaque chapeau (blanc pour les faits, jaune pour l'optimisme, noir pour l'analyse critique, etc.) représente une perspective différente. En adoptant successivement ces rôles, on peut mener des conversations plus productives et explorer une idée sous tous ses angles.
L'idée de "penser comme un créateur" est développée, avec la notion de "deux esprits" de Jerry Seinfeld : l'esprit d'enfant, libre et créatif, et l'esprit d'éditeur, critique et rigoureux. Il faut d'abord laisser libre cours à la créativité (l'enfant qui griffonne) avant de passer à l'édition et à la rationalisation (l'éditeur qui taille). Porter littéralement des "chapeaux" symbolisant ces états d'esprit peut aider à passer de l'un à l'autre.
La stratégie de Warren Buffett de classer les opportunités d'investissement en "trop difficile à juger" est mentionnée. Cela permet de se concentrer sur les décisions claires et d'éviter de s'enliser dans des choix complexes.
Zach Dell, fils de Michael Dell, utilise deux carnets : un pour "travailler dans l'entreprise" (opérations quotidiennes) et un pour "travailler sur l'entreprise" (stratégie et développement). Cette distinction est cruciale pour éviter de se perdre dans les tâches immédiates au détriment de la vision à long terme.
L'idée de "writer drunk, edit sober" (écrire ivre, éditer sobre) est évoquée, soulignant la nécessité de séparer le processus créatif initial de la phase d'évaluation critique. L'exemple d'Eminem est cité : sa capacité à produire rapidement vient d'une pratique quotidienne intense, pas seulement d'une inspiration soudaine.
L'analogie du cerveau comme une vieille demeure où l'eau de la baignoire sort d'abord boueuse avant de devenir claire est utilisée pour expliquer le processus créatif. Il faut laisser couler l'eau (pratiquer quotidiennement) pour que la clarté émerge. La régularité est plus importante que les éclairs de génie ponctuels.
L'histoire de Sam Newhouse, fondateur d'Advance Publications, est racontée. Parti de rien, il a bâti un empire médiatique en se concentrant sur la vente de publicité et le contrôle des coûts dans des journaux locaux. Son approche pragmatique, axée sur le profit à long terme, et son absence de bureau physique ou de partenaires, sont soulignées. Ses fils ont ensuite diversifié le groupe en acquérant des magazines prestigieux comme "The New Yorker" et des parts dans des entreprises technologiques comme Reddit. La clé de leur succès réside dans leur capacité à identifier des opportunités de croissance et à les exploiter sur le long terme, tout en conservant une vision claire de leur activité principale.
Les leçons tirées du parcours de Sam Newhouse incluent la consolidation des fonctions de support (back-end) plutôt que de laisser chaque entité totalement indépendante, et la fidélité à son cœur de métier, même s'il n'est pas "sexy". Il est crucial de comprendre le business dans lequel on opère et la raison pour laquelle les clients s'y intéressent. Pour ce podcast, par exemple, l'audience recherche des histoires inspirantes et une forme de divertissement lié aux affaires, plutôt que des conseils directement applicables à leur propre entreprise.
L'exemple de Jaguar, qui a tenté un rebranding en s'éloignant de son image "cool guy car" pour une approche plus androgène, est cité comme un exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Cette tentative a aliéné sa clientèle traditionnelle.
Nike est également mentionné comme un cas d'entreprise qui a dévié de son ADN de marque axé sur la célébration de la performance athlétique d'élite, pour un positionnement plus inclusif, ce qui a entraîné une chute significative de son cours de bourse. La marque semble vouloir revenir à ses racines.
Un segment intitulé "J'ai créé un monstre / Comment transformer le [ __ ] en or" est introduit. Il raconte l'histoire de la belle-sœur de l'un des intervenants, qui, malgré un diagnostic de cancer pendant sa grossesse, a décidé d'en faire une opportunité de création de contenu sur TikTok. Elle partage son parcours avec humour et résilience, rencontrant un succès notable. Il est suggéré de reformuler son slogan pour adopter une identité de "survivante" plutôt que de simplement se concentrer sur sa situation actuelle.
L'histoire d'un enfant qui se cache dans