![Why the "SaaS is dead" narrative is completely wrong - Aaron Levie [box]](https://img.youtube.com/vi/ylJjZBrLW7c/hqdefault.jpg)
Why the "SaaS is dead" narrative is completely wrong - Aaron Levie [box]
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L'IA est un sujet trop important pour que le reste du monde se contente d'utiliser les API de trois entreprises américaines. Il y a un débat sur la question de savoir si l'IA devrait être un environnement fermé ou ouvert. Certains pensent que si l'IA est une menace et une opportunité pour la sécurité nationale, alors il faut garder les puces et les modèles aux États-Unis. D'autres, comme Jensen, pensent que l'IA est trop critique pour que le reste du monde soit contraint d'utiliser uniquement des API américaines. Si les États-Unis n'exportent pas leur technologie, d'autres pays développeront la leur, et la Chine en serait la principale bénéficiaire.
Le récent incident avec Anthropic, où le gouvernement américain a imposé un contrôle à l'exportation empêchant les non-citoyens américains d'utiliser un modèle d'IA, crée un précédent. Cela rend pratiquement impossible pour un laboratoire d'IA de contrôler la nationalité de ses clients et met en péril le modèle économique basé sur l'API. Cela soulève la question pour des pays comme l'Allemagne, la France ou le Japon : doivent-ils construire leurs propres modèles d'IA souverains pour garantir la disponibilité pour leurs entreprises et leurs citoyens ?
Cependant, il y a une condition : ces modèles souverains doivent rester proches de la "frontière" en termes d'intelligence. Si les modèles américains fermés restent 10, 20, 30, voire 50 % meilleurs, les gens prendront le risque et les utiliseront. Le défi est donc de savoir si les modèles open source ou souverains peuvent rivaliser en performance et en rapidité de rattrapage. Les modèles chinois comme Kimmy et DeepSeek, ou Nemo Tron, font de grands progrès, mais n'atteignent pas encore le niveau de Fable.
Le débat sur la divergence ou la convergence entre les modèles de pointe et les modèles open source est crucial. Certains pensent que les modèles open source de pointe pourront rester relativement à jour, compte tenu de l'importance économique et stratégique pour des pays comme la Chine ou des entreprises comme Mistral et Nvidia. Il n'y a pas eu de percée suffisamment propriétaire ou non découverte pour maintenir cette technologie complètement fermée. La Chine, par exemple, ne restera probablement pas en retrait et investira massivement pour rester dans la course.
Concernant les contrôles à l'exportation de puces vers la Chine, cela crée une base pour ce à quoi nous sommes confrontés avec les modèles d'IA. Si l'on croit qu'il ne faut pas exporter de puces, il est logique de ne pas laisser les modèles d'IA de pointe, qui pourraient aider à former les prochains modèles ou à briser des systèmes, être accessibles à ces pays. Cela crée un environnement instable pour les pays du monde entier.
La rhétorique d'Anthropic et d'autres chercheurs en sécurité, qui ont décrit l'IA comme "la chose la plus dangereuse jamais vue", a créé un environnement où le gouvernement est très préoccupé. Lorsqu'une "faille" est découverte dans une version prétendument sûre, cela renforce ces craintes. Il est possible, bien que non certain, qu'Anthropic ait secrètement souhaité cette issue : un précédent où les modèles d'IA d'un certain seuil de capacité doivent passer par un processus d'approbation et d'examen gouvernemental. C'est ce que de nombreux chercheurs en sécurité de l'IA ont défendu.
L'intelligence artificielle sera multifacette, et non pas le monopole d'un ou deux modèles. Des entreprises comme Mistral, positionnées sur le marché des entreprises et des gouvernements, pourraient être des gagnantes nettes. Les entreprises comme Base 10 et Fireworks, qui s'appuient sur des modèles de fondation ouverts pour des cas d'utilisation spécifiques, représentent une stratégie gagnante, comme l'illustre Cursor pour le codage. L'écosystème évolue vers une concurrence où chaque modèle excelle dans un cas d'utilisation, offre un coût inférieur ou répond à une exigence souveraine spécifique. Les coûts des tokens et les améliorations des modèles ouverts renforcent cette vision.
Box, une entreprise initialement axée sur le SaaS, a rapidement pivoté vers l'IA et les agents. Leur stratégie est de fournir aux agents l'accès aux données d'entreprise critiques (documents, actifs marketing, contrats, etc.). Ils proposent des agents construits directement sur Box, utilisant l'intelligence de pointe d'OpenAI, Anthropic, Gemini ou des modèles ouverts. Box s'intègre également à d'autres écosystèmes d'agents (Cloud Co-work, Codex, ChatGPT, Mistral). L'objectif est de libérer de nouvelles capacités sur les données d'entreprise, permettant aux utilisateurs de poser des questions, de générer du contenu ou d'analyser des contrats.
Le rôle de Box évolue vers la construction d'un "cerveau d'entreprise" numérique. Les agents ont besoin d'accéder aux mêmes données que les humains. L'idée d'un "cerveau d'agent" séparé est peu probable. Il faut un système de contenu, de connaissances ou de fichiers partagé, accessible par les agents et les personnes. Box a construit cette plateforme, initialement pour les personnes, puis pour les applications, et maintenant pour les agents. L'objectif est un système de fichiers unique utilisé par les personnes, les applications et les agents, qu'ils soient externes ou internes à Box. Des changements technologiques ont été nécessaires, comme l'amélioration de la compatibilité Markdown et HTML, le lancement d'un serveur MCP, ou l'amélioration de la CLI.
La narration selon laquelle le SaaS est mort est en partie fausse. Certes, certains SaaS pourraient être impactés si les agents peuvent effectuer les tâches qu'ils géraient auparavant. Cependant, les agents ont besoin d'accéder aux mêmes données, garde-fous et flux de travail que les personnes. Ils utiliseront les mêmes systèmes CRM, ERP ou de gestion de documents existants. De plus, les agents peuvent rendre ces systèmes encore plus importants. Si des centaines de milliers de contrats sont traités par des agents pour extraire des informations ou identifier des risques, la valeur du système qui organise ces données et y connecte les agents augmente considérablement. Des entreprises comme Snowflake et Box constatent déjà une accélération de leur croissance grâce à l'adoption de ces fonctionnalités.
Concernant l'impact de l'IA sur l'emploi, il pourrait y avoir une "dislocation" temporaire entre les compétences des diplômés et les emplois disponibles. Cependant, cela ne signifie pas que les emplois disparaîtront. De nombreuses startups d'IA embauchent massivement des ingénieurs, car des compétences techniques élevées sont nécessaires pour gérer les agents qui écrivent du code. De plus, les compétences en informatique seront de plus en plus demandées dans d'autres industries (sciences de la vie, industrie, fabrication) grâce à l'IA. Pour des rôles comme les ventes ou le marketing, il y a toujours une forte demande. Le travail sera différent, mais les opportunités existeront.
Pour suivre les mises à jour, Aaron Levie est actif sur X et Box publie régulièrement des annonces sur ses produits.