
How to use your "useless” hobby to make money
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Le concept de "ne pas être le meilleur, mais être le seul" est une philosophie clé pour se démarquer. Cela implique d'affiner son offre jusqu'à ce qu'elle devienne unique, créant ainsi un "marché d'un seul". Asia Grant, créatrice de scentsocialclub.com, en est un excellent exemple. Ancienne consultante passionnée par les parfums, elle a lancé des "visites de parfums" à New York. Les participants remplissent un formulaire pour décrire leur personnalité, puis Asia les guide à travers des boutiques, leur proposant des parfums adaptés, sans obligation d'achat. Son enthousiasme est contagieux et transforme une niche en une entreprise florissante.
L'enthousiasme peut être un avantage concurrentiel majeur, un "fossé" (moat) qui protège une entreprise. Nick Gray, un ami des animateurs, a fondé Museum Hack, qui a généré 3 millions de dollars en quelques années. Il proposait des visites de musées originales et payantes, contrairement aux visites gratuites et jugées "ennuyeuses". Son approche, comme montrer "cinq œuvres d'art qu'il aimerait voler", a créé une expérience unique. Asia Grant, avec ses tours de parfums, applique ce même principe, transformant sa passion en un emploi à temps plein, avec des visites privées à 500 $ et des tours de groupe.
Pour développer une entreprise comme celle d'Asia, il faut d'abord reconnaître le potentiel d'un "format" viral. Plutôt que de viser la viralité aléatoire, il s'agit de trouver un mécanisme de contenu central qui peut être reproduit. Par exemple, si Asia arrêtait des passants dans la rue pour leur trouver un parfum personnalisé en une vidéo de 30 secondes, cela pourrait devenir un format très efficace.
Le deuxième conseil est de considérer le contenu comme l'entreprise principale, et non les visites. Les visites en personne ont une capacité d'échelle limitée. En revanche, les tours peuvent servir de matériel pour créer du contenu en ligne qui construit la marque. L'exemple de "Jack's Dining Room", un influenceur culinaire, est pertinent. Il crée du contenu sur les meilleurs restaurants et propose des expériences gastronomiques de luxe à des prix exorbitants, qui, bien que peu rentables en soi, génèrent un contenu incroyable et renforcent sa marque en ligne. Hormozi fait de même avec ses ateliers physiques, qui sont une "ferme à clips" pour son contenu et sa marque.
Le troisième conseil est de lire le célèbre article de blog du PDG de Slack, "We Don't Sell Saddles Here" (Nous ne vendons pas de selles ici). L'idée est de vendre le "plaisir de l'équitation" plutôt que la selle elle-même. Nike ne vendait pas seulement des chaussures aux athlètes, mais promouvait le jogging comme un mode de vie. Lululemon, en offrant des cours de yoga dans ses magasins, vendait un style de vie lié au yoga, pas seulement des pantalons à 70 $. Slack a vendu l'idée d'une meilleure communication d'équipe, d'un calendrier apaisé et d'une ambiance de camaraderie, le logiciel étant l'outil pour y parvenir.
Asia Grant applique cela en vendant l'idée de "sentir bon" comme une extension de la personnalité, une forme d'horoscope personnalisé. Elle ne vend pas un parfum, mais une expérience de découverte de soi à travers les senteurs. Sa capacité à "lire" les gens et à leur proposer un parfum qui correspond à leur essence est une forme de "lecture froide" qui fonctionne, mais avec un produit physique à forte marge.
L'idée de "monopole personnel" est également importante. David Perrell, un ami des animateurs, parle de se faire connaître pour une compétence spécifique, comme l'écriture. Asia Grant construit un monopole personnel en devenant "la fille des parfums de New York". Elle doit continuer à ajouter des couches de différenciation pour qu'aucune autre personne ne puisse rivaliser dans cette catégorie. Nick Gray a fait la même chose avec Museum Hack, générant près de 3 millions de dollars avant de vendre son entreprise. Il a ensuite réinventé son monopole personnel en devenant "le gars des cocktails de 2 heures", écrivant un livre à succès sur l'organisation de fêtes. Son enthousiasme pour ce sujet est sa véritable force.
Les "tours expérientiels" dans le monde réel sont un créneau en pleine croissance. Des visites sur le thème de la mafia à New York, dirigées par d'anciens policiers, ont généré des millions de dollars sur Airbnb. Les "food tours" sont également très populaires pour explorer les villes. Ces expériences locales, souvent basées sur l'histoire ou la gastronomie, peuvent devenir des entreprises très rentables.
L'histoire de Guy Allen et de son restaurant de sushis "Sendo Sushi" à New York illustre la puissance d'une marque en ligne. Malgré un emplacement caché, son restaurant est devenu un succès grâce à une décennie passée à construire une communauté passionnée de sushis sur Instagram. Son enthousiasme a créé une demande telle que le restaurant est toujours complet, et les livraisons représentent une part importante de ses millions de dollars de revenus annuels.
Dolly Parton, malheureusement décédée, est présentée comme un exemple extraordinaire d'artiste et de femme d'affaires. Née dans la pauvreté dans les Smoky Mountains, elle est devenue une chanteuse à succès (plus de 100 millions de disques vendus, 10 Grammys), mais aussi une entrepreneure prolifique. Elle a construit Dollywood, un parc d'attractions qui attire des millions de visiteurs et a contribué à sa fortune de plus de 500 millions de dollars. Au-delà de sa carrière musicale, elle était une personnalité aimée de tous et une philanthrope majeure.
Dolly Parton a écrit des chansons emblématiques pour d'autres artistes, comme "I Will Always Love You" interprétée par Whitney Houston, et "Jolene", toutes deux écrites la même nuit. L'histoire de "I Will Always Love You" est fascinante : elle l'a écrite pour son partenaire musical de l'époque, pour qui elle était une chanteuse de fond malheureuse, afin de lui annoncer son départ. Elle a ensuite refusé une offre d'Elvis Presley pour acheter la chanson, préférant en conserver les droits. Cette décision s'est avérée extrêmement lucrative, lui rapportant des dizaines de millions de dollars en droits d'auteur grâce à la version de Whitney Houston. Elle a réinvesti une partie de cet argent dans des logements pour une communauté afro-américaine.
Sa philanthropie était également remarquable. En hommage à son père analphabète, elle a créé l'Imagination Library, qui a distribué plus de 300 millions de livres gratuits à des enfants depuis 1995. Elle a également lancé un programme dans son comté où elle offrait 500 dollars (l'équivalent de 1500-2000 dollars aujourd'hui) à chaque élève de septième et huitième année qui obtenait son diplôme avec un "binôme". Ce programme a fait chuter le taux d'abandon scolaire de 35% à 6%. Sa philosophie était que si Dieu ne lui avait pas donné d'enfants, c'était pour qu'elle puisse considérer tous les enfants comme les siens et leur venir en aide.
La discussion se tourne ensuite vers l'industrie équestre, un marché de niche souvent sous-estimé. Deux entrepreneurs, Andy et Tom, ont fondé Active Interest Media en rachetant des magazines spécialisés, dont un sur la voile, avant de se concentrer sur les propriétaires de chevaux et les sports équestres comme le rodéo. Ils ont créé l'Aquin Network, lançant des magazines et des sites web pour cette communauté passionnée. Ils ont ensuite identifié une opportunité: une entreprise de dépannage pour remorques à chevaux, le "AAA des remorques à chevaux". Ils ont acheté cette entreprise pour presque rien et l'ont développée, réalisant que les propriétaires de chevaux sont extrêmement dévoués et dépensent beaucoup pour leurs animaux.
Ils ont ensuite acquis et créé d'autres entreprises pour cette niche : une entreprise de contrôle des mouches pour chevaux, le plus grand événement de roping du pays, et même une chaîne de streaming payante (Ride TV) pour regarder des événements équestres. Cette stratégie de "nicher encore plus" a abouti à la vente de leur entreprise pour 300 millions de dollars il y a six mois. Des anciens dirigeants de la WWE sont maintenant impliqués, voyant un potentiel de croissance dans le divertissement équestre, notamment le roping. Les propriétaires de chevaux dépensent jusqu'à 30 000 dollars par an pour l'entretien de leurs animaux, prouvant la passion et le potentiel financier de ce marché.
Enfin, une anecdote sur LeBron James révèle un mouvement financier astucieux. En 2018, il a créé un "King James Funding" LLC et a émis une obligation de 300 millions de dollars, adossée à son contrat à vie avec Nike. Inspiré par les "Bowie Bonds" de David Bowie, il a obtenu cette somme d'argent immédiatement, non imposable, avec un taux d'intérêt inférieur à 5% sur 30 ans. Cela lui a permis d'investir cet argent sans vendre son actif (le contrat Nike) et sans payer d'impôts sur le montant initial. Il s'agit d'une forme sophistiquée de prêt sur des revenus futurs, distincte du factoring. Ce mouvement, uniquement sur ses revenus hors terrain, est considéré comme brillant.
La conversation se termine sur l'évolution des athlètes qui, au lieu d'afficher la richesse, valorisent désormais la responsabilité financière. Beaucoup d'entre eux, grâce à leurs podcasts, partagent des conseils d'investissement et des stratégies pour faire fructifier leur argent, devenant des modèles de gestion financière. LeBron James en est un pionnier, ayant refusé des contrats lucratifs avec McDonald's et Coca-Cola pour devenir propriétaire de la chaîne de pizzerias Blaze, une décision qui s'est avérée bien plus rentable. Il est également un amateur de vin et un lecteur assidu, adoptant des passe-temps traditionnellement associés à la richesse "blanche", ce qui témoigne d'une évolution de l'image des athlètes.