
Dots : tout ça pour réserver un vol et faire ses courses ?
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OpenAI a lancé "Dots", un agent personnel conçu pour fonctionner en continu et prendre des initiatives. Cet outil s'inscrit dans la lignée des assistants IA, mais avec une ambition démesurée. L'arrivée de Dots a suscité un vif intérêt, alimentant de nombreuses discussions et démonstrations sur les plateformes comme YouTube et X. Cependant, l'auteur du contenu note une certaine répétitivité dans les tests effectués, se concentrant souvent sur des tâches basiques comme la recherche de vols ou la gestion de paniers d'achats. Il estime que ces démonstrations ne rendent pas justice au potentiel réel de ces agents personnels.
Il distingue deux camps : ceux qui s'enthousiasment pour la nouveauté technologique et ceux qui, à juste titre selon lui, ne voient pas l'utilité d'un agent IA pour des tâches quotidiennes. L'auteur partage son expérience de huit mois avec des agents personnels tels que "Hermes" et "Instinct", soulignant que cette expérimentation a profondément modifié sa manière de penser et de travailler avec l'IA, malgré un investissement conséquent en temps et en ressources.
Pour illustrer le potentiel d'un agent personnel connecté à son écosystème, il donne l'exemple d'une inscription à un trail. Face à un manque de places dans la catégorie souhaitée, il a sollicité Hermes via Telegram. L'agent a rapidement créé un script pour surveiller la page d'inscription et a prévenu l'utilisateur sur WhatsApp dès qu'une place s'est libérée. Cette capacité à automatiser des tâches complexes et réactives, comme la surveillance en temps réel d'une disponibilité, est présentée comme un exemple concret de la valeur ajoutée d'un agent personnel.
Il reconnaît que la mise en place d'outils comme Hermes ou OpenClow peut être complexe, ce qui explique l'initiative d'OpenAI avec Dots, ainsi que celle de Meta avec "Muse". Une compétition féroce se dessine pour dominer le marché des agents personnels, motivée par la centralisation des données, comme il l'expliquera plus tard.
L'auteur teste ensuite Dots, nécessitant l'utilisation d'un VPN pour accéder au service, non disponible en France. Il lui demande de surveiller la disponibilité de places pour une course, l'IROX de Paris, dans une catégorie spécifique. Il observe que Dots, contrairement à Hermes, rend cette démarche plus transparente, en affichant les étapes de son processus, comme la prise en compte de la catégorie "Open homme".
La présentation de Dots met en avant son autonomie : il dispose de son propre "ordinateur" virtuel, peut être nommé et doté d'une personnalité, et fonctionne en permanence. Cette approche vise à simplifier l'utilisation par rapport aux solutions open source comme OpenClow ou Hermes, souvent perçues comme plus complexes. L'auteur note que Dots est capable de gérer des tâches en arrière-plan, comme l'accès à des sites web, pour mettre en place des alertes.
Cependant, il émet des réserves quant à la maturité de Dots, soulignant l'absence d'une version mobile fonctionnelle en France et la nécessité d'un VPN. Il exprime une préférence marquée pour "Instinct", qu'il considère comme l'agent IA personnel le plus élaboré actuellement, bien qu'il déplore le manque de contrôle sur ses données personnelles. Il anticipe une difficulté à quitter de tels outils une fois leur utilité quotidienne pleinement appréciée.
Il compare ensuite la mise en place de l'alerte pour l'IROX sur Dots et Hermes. Dots simplifie le processus, tandis qu'Hermes, plus technique, mentionne des "cron jobs" et des "skills" invisibles pour l'utilisateur final. L'auteur illustre ensuite la puissance de ces agents avec un exemple personnel : arrivé plus tôt à la gare de Genève, il a demandé à son agent de trouver un billet de bus plus tôt. L'agent a non seulement identifié les options, mais a également géré l'annulation du billet initial et la réservation du nouveau, le tout avec une proactivité remarquable, y compris la gestion d'une carte bancaire limitée.
La proactivité est un autre point fort mis en avant. L'agent, ayant lu dans ses e-mails qu'il avait un vol pour Rome, a automatiquement effectué le check-in et lui a fourni la carte d'embarquement. Instinct, bien que gratuit et sur invitation, a un coût opérationnel élevé pour ses créateurs, qui envisagent de l'ouvrir davantage. L'auteur voit en cela la direction que prennent des outils comme Dots.
Il compare à nouveau Hermes et Dots. Hermes, bien que nécessitant plus de configuration ("bidouiller"), est comparé à Android, offrant plus de contrôle, tandis que Dots serait plus proche d'un produit Apple, plus abouti en termes d'expérience utilisateur. L'agent de Dots a même analysé des conversations pour proposer proactivement une solution à un problème non encore identifié par l'équipe. La pertinence de ces agents dépend de la quantité et de la qualité des données auxquelles ils ont accès (suite Google, Slack, e-mails, WhatsApp).
L'auteur aborde la question sensible des données et de la sécurité, reconnaissant l'inquiétude légitime face à la collecte massive d'informations par ces outils. Il souligne que plus les données sont abondantes, plus les outils sont performants, mais cela s'accompagne d'un sentiment de "vendre son âme au diable". Il promet d'en discuter plus en détail.
Concernant Dots, l'exemple de l'alerte Irox a rencontré des problèmes, indiquant une immaturité du produit. Hermes, en revanche, a géré la situation avec plus de résilience. Instinct, quant à lui, n'aurait pas eu ce problème grâce à sa maturité plus avancée. L'auteur teste ensuite la capacité de Dots à réserver un BlaBlaCar, soulignant que la réservation réelle, impliquant des informations bancaires, est un test crucial. Il observe que même avec un accès à son compte ChatGPT, Dots demande des informations basiques (nom, prénom, date de naissance), ce qui va à l'encontre de l'autonomie attendue.
Il explique pourquoi les agents personnels peinent encore à être adoptés massivement : ils créent souvent plus de travail pour l'utilisateur (répondre à leurs questions) que le travail qu'ils accomplissent. L'objectif est l'autonomie et la proactivité, une promesse encore loin d'être tenue par tous.
L'auteur présente ensuite un panorama des solutions existantes :
1. **Hermes/OpenClow** : Outils open source, auto-hébergés, connectés à un modèle IA externe (GPT, Llama, etc.). Ils offrent un contrôle total sur les données mais nécessitent une expertise technique pour l'installation et la configuration. Ils sont comparés à "Android".
2. **Dots, Grokbot, Muse** : Agents personnels développés par les géants de l'IA. Ils visent une expérience utilisateur simplifiée et l'intégration de données. Leur avantage réside dans la facilité d'utilisation et le potentiel de fidélisation. Ils sont comparés à "Apple".
3. **Instinct** : Un pur player, valorisé à 2,5 milliards de dollars, axé sur l'expérience de l'agent IA personnel. Il est considéré comme le plus avancé, mais au prix d'un manque de contrôle sur les données personnelles et d'un modèle économique potentiellement coûteux à l'avenir. L'auteur confie y être devenu "accro" en raison de son efficacité extrême dans la gestion des tâches administratives, permettant de gagner un temps considérable.
Il insiste sur le fait que nous sommes encore au début de cette révolution, et que l'investissement en temps pour maîtriser ces outils est considérable. Il utilise Hermes et Instinct conjointement, profitant des avantages de chaque solution (connexion WhatsApp pour Hermes, fonctionnalités avancées d'Instinct).
Il réitère que Dots n'est pas encore abouti, malgré le bruit médiatique. Il met en garde contre la tendance à se focaliser sur les aspects techniques plutôt que sur les usages réels et concrets. Il invite à l'expérimentation.
Il propose ensuite une grille d'analyse pour choisir un bon agent IA personnel :
1. **Exécution de bout en bout** : L'agent doit pouvoir mener une tâche à son terme sans intervention humaine répétée. Il doit essayer plusieurs approches avant de solliciter l'utilisateur. Hermes et Instinct excellent dans ce domaine, tandis que Dots et Muse sont encore limités. L'exemple du transfert de vidéos de Vimeo à Tella puis à Circle illustre cette exécution autonome et complexe.
2. **Accès aux données** : L'agent doit avoir les autorisations nécessaires (API, agenda, e-mails) de manière sécurisée. L'éducation sur la gestion de ces accès (ni trop larges, ni trop restreints) est encore insuffisante. L'accès aux données bancaires est un exemple de complexité.
3. **Mémoire des règles et contexte** : L'agent doit comprendre les préférences, le style de communication et l'entourage de l'utilisateur. La configuration prend du temps mais offre un bénéfice à long terme.
4. **Niveaux d'alerte et échéances** : La capacité de l'agent à gérer les notifications et les rappels.
5. **Confiance** : L'agent ne doit pas agir de manière autonome sans validation pour des actions critiques (envoi d'e-mails, paiements). Il doit reconnaître ses erreurs.
Il aborde ensuite les limites actuelles :
* **Blocage par les sites web** : Amazon a interdit l'utilisation de Dots, tandis que Shopify l'autorise pour les achats. Ce paysage est en constante évolution, avec une prévision d'un nombre croissant d'agents IA sur les sites.
* **Interface utilisateur pour les non-techniciens** : Hermes et Telegram sont pour les "geeks", alors que des outils comme Instinct, Muse ou Grokbot offrent une expérience plus simple et accessible.
La discussion se tourne vers les aspects de sécurité et les risques potentiels. L'auteur souligne que nous ne sommes pas encore confrontés à des piratages de masse de données d'agents IA, mais que le risque existe.
Il détaille les menaces :
* **Prompt Injection** : Un agent IA, ayant accès aux données de l'utilisateur (agenda, e-mails), pourrait exécuter des instructions malveillantes insérées dans une invitation d'agenda ou un e-mail, lui demandant d'oublier ses instructions précédentes et de divulguer des informations sensibles (ex: données financières). Ce risque est accru si l'agent est mal configuré ou utilise des versions obsolètes de logiciels.
* **Piratage de la carte SIM** : Si un agent IA a accès aux codes de réinitialisation envoyés par SMS, un pirate pourrait prendre le contrôle du numéro de téléphone et ainsi valider des doubles authentifications.
Pour se prémunir, il recommande :
1. **Limiter les accès** : Utiliser des comptes e-mail dédiés pour les agents IA, plutôt que le compte principal, afin de compartimenter les informations et de limiter les dégâts en cas de compromission.
2. **Privilégier les accès en lecture seule** : Lorsque l'on accorde des accès à des outils, s'assurer que l'agent ne puisse que