
J'ai quitté BALI pour tester JAKARTA (verdict)
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Bienvenue à Jakarta, une mégalopole de 40 millions d'habitants, caractérisée par ses gratte-ciel à perte de vue, ses centres commerciaux immenses et ses embouteillages parmi les pires du monde. En arrivant de Bali, l'auteur troque les rizières pour le bruit, la foule et la pollution, mais apprécie de retrouver l'effervescence d'une grande ville qu'il ne connaît pas et qui est souvent décrite comme ennuyeuse. Contrairement à d'autres capitales asiatiques comme Bangkok ou Tokyo, Jakarta n'est pas la première destination à laquelle on pense en Indonésie, le pays étant plutôt connu pour ses îles magnifiques comme Bali ou Lombok.
L'une des motivations principales de l'auteur pour venir à Jakarta était d'assister à un concert de son groupe de métal préféré. La scène rock et métal à Jakarta, et plus largement en Indonésie, est décrite comme incroyable, avec des fans passionnés, offrant une expérience de concert mémorable. Le vol depuis Bali dure environ deux heures, est rapide et bien desservi par de nombreuses compagnies, bien qu'il faille faire attention au décalage horaire d'une heure en moins à Jakarta.
Jakarta est une ville de centres commerciaux. Des malls comme le Grand Indonesia, avec ses dizaines d'étages, offrent tout ce dont on peut avoir besoin, de l'électronique aux vêtements en passant par les bijoux. C'est un endroit idéal pour faire des emplettes si l'on vit sur une île indonésienne où l'accès à ces produits est plus limité.
Le coût de la vie à Jakarta est un point très positif. Il est significativement moins cher qu'à Bali, avec des restaurants et des hôtels drastiquement plus abordables. Un repas dans un restaurant local peut coûter seulement 30 000 roupias, et même dans un food court de centre commercial, un plat avec boisson reste très abordable, autour de 77 000 roupias. Jakarta permet donc de se nourrir et se loger à moindre coût.
La ville est immense, la cinquième plus grande du monde, et la densité de bâtiments est impressionnante. Pour éviter les embouteillages, il est conseillé de réserver des hôtels dans les zones que l'on souhaite visiter. L'auteur, par exemple, a réservé trois hôtels différents pour un séjour de cinq jours afin de minimiser les temps de trajet. Se déplacer à pied est difficile, ce qui rend les transports en commun ou les taxis indispensables.
Jakarta est en réalité un assemblage de plusieurs villes. Au nord se trouve Kota Tua, le vieux Batavia, avec ses bâtiments coloniaux hollandais et son port. À côté, Glodok, le Chinatown, est coloré et animé. Le centre abrite Menteng et Cikini, des quartiers plus calmes avec le grand Monument National (Monas). Les grandes avenues Tamrin et Sudirman forment le cœur de la capitale. Au sud, Blok M et Senopati sont des quartiers prisés pour leurs cafés et restaurants, y compris des quartiers japonais. Enfin, SCBD est le quartier d'affaires moderne, avec ses tours en verre, ses malls et ses rooftops, et surtout des trottoirs praticables, ce qui est rare. Pour une première visite, loger à SCBD est recommandé pour son confort et sa proximité avec le métro et les bons restaurants.
La pollution est un problème majeur à Jakarta, le ciel étant souvent grisâtre même par beau temps. L'application Plume Labs indique des niveaux de qualité de l'air très élevés, allant jusqu'à "extrême" la nuit, avec des prévisions d'"Airpocalypse". La proximité du port semble aggraver cette pollution.
Les habitants de Jakarta sont très accueillants envers les touristes, notamment les Occidentaux, car ils sont rares. Les locaux sont curieux, veulent discuter et prendre des photos, ce qui rend les interactions très agréables. L'auteur a rencontré des collégiens qui devaient interroger des touristes pour un devoir d'anglais, témoignant de cette curiosité.
Le climat en octobre est chaud et humide, avec une saison des pluies de novembre à mars et une saison sèche d'avril à septembre. La chaleur combinée à la pollution peut être intense.
Le quartier de Blok M est populaire pour ses marchés de nourriture et ses lieux de sortie, mais il est aussi mentionné comme potentiellement moins sûr par des locaux, bien que l'auteur s'y soit senti bien. Les pickpockets et les arnaques de rue sont les principales précautions à prendre.
Les transports à Jakarta sont un défi en raison du trafic infernal, surtout aux heures de pointe (7h-9h et 16h-20h). Le métro (MRT) est une option moderne et efficace pour se déplacer dans une grande partie de la ville. Les motos-taxis, commandés via des applications comme Grab ou Gojek, sont également très pratiques pour se faufiler dans les embouteillages. Il est fortement déconseillé de prendre des taxis ou moto-taxis directement dans la rue.
Jakarta présente de fortes inégalités sociales, avec des extrêmes entre des personnes très riches fréquentant des malls de luxe et des gens en difficulté dormant dans la rue. Ce phénomène est courant dans les grandes villes d'Asie du Sud-Est.
Pour les hommes, la scène de rencontre à Jakarta est intéressante. Les Occidentaux sont rares, ce qui les rend particulièrement recherchés sur les applications de rencontre. C'est une différence notable avec Bali, où la concurrence est plus forte parmi les Occidentaux.
La vie nocturne à Jakarta n'est pas aussi exubérante qu'à Bangkok, en raison du pays majoritairement musulman où l'alcool est cher et discret. Cependant, la ville a développé une culture de bars à thème et de speakeasies, offrant des soirées chics et secrètes avec des cocktails créatifs et une clientèle locale accueillante.
Contrairement aux idées reçues, Jakarta possède aussi un bord de plage, notamment du côté de PIK (Pantai Indah Kapuk), un grand centre commercial à ciel ouvert avec des boutiques, restaurants, cafés, et des espaces pour se promener ou faire du footing, offrant un cadre agréable en fin de journée.
En conclusion, Jakarta n'est pas une destination que l'auteur recommanderait pour les nomades digitaux en raison du manque de communauté d'expatriés. Cependant, c'est une excellente option pour ceux qui souhaitent sortir des sentiers battus, découvrir une ville où les Occidentaux sont rares et où l'on est dépaysé. Le faible coût de la vie est un avantage indéniable.