
Bangkok : la misère qu’on ne vous montre jamais
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Dans ce reportage immersif dans les rues de Bangkok, nous découvrons la vie quotidienne de ses habitants, des situations souvent difficiles mais aussi pleines d'humanité et de débrouillardise. Le périple commence dans le quartier de On, un lieu que Charles connaît bien pour y avoir vécu douze ans. Il promet de nous faire découvrir les ruelles et de rencontrer les locaux pour en apprendre davantage sur leur vie.
Le transport est un sujet crucial, illustré par le témoignage d'une femme qui travaille à "Rond" et rentre chez elle à "On". Pour se rendre au travail, elle a le choix entre le "som" (un moyen de transport local, probablement un tuk-tuk ou un taxi moto) qui lui coûte 12 bahts, ou un taxi moto coûtant 30 bahts. Les trajets quotidiens pour aller travailler représentent une dépense d'environ 100 bahts, soit environ 20% de son revenu journalier estimé entre 400 et 500 bahts. Les entreprises n'offrent pas d'aide pour les frais de transport, considérant cela comme un avantage non inclus dans le contrat. Une alternative moins chère est le bus, mais il est beaucoup plus long et moins fréquent. Pour gagner du temps, elle opte pour le "som" qui passe toutes les cinq minutes, contrairement aux bus qui peuvent nécessiter une attente de 20 à 30 minutes.
La scène se déplace vers un vendeur de desserts au lait de coco, un ancien styliste et designer dont le métier a été impacté par la crise du COVID-19. Il a choisi cette activité pour sa liberté, préférant être son propre patron plutôt que d'avoir un employeur. Il vend bien depuis cinq ans et semble épanoui. Une conversation révèle son homosexualité, un détail qui surprend l'un des interlocuteurs. Il recherche un partenaire "good one", avec une bonne énergie et dans une relation saine.
Plus loin, l'attention est attirée par des personnes qui jouent à la loterie, dont le tirage a lieu les 1er et 16 de chaque mois. L'ambiance est détendue malgré la pluie. Des avertissements sur la prudence sont émis, notamment à cause des fils électriques apparents à hauteur de tête, une situation qui devrait être résolue par l'enfouissement des câbles.
Une découverte marquante est un centre de massage prodigué par des personnes aveugles. L'un des masseurs explique que son handicap est dû à une balle reçue, tandis qu'un autre a subi une lésion cérébrale. Le centre, appelé "la maison du cœur heureux", est présenté comme une expérience unique. Les tarifs sont très abordables : 100 bahts pour un massage thaïlandais, et il est encouragé de donner un pourboire car les masseurs le méritent. On apprend que les massages par des personnes aveugles sont une institution en Thaïlande.
Le reportage nous emmène ensuite sous le pont de Saphan Taksin, un lieu qui abrite une vie alternative. Des gens sans abri y vendent des objets d'occasion récupérés dans les poubelles. Ils réparent et revendent ces articles pour survivre. Ces objets proviennent souvent de riches expatriés qui jettent leurs affaires avant de quitter le pays. Un système d'amis et de connaissances permet de collecter ces articles et de les amener dans ces petites boutiques. L'entraide est primordiale, certains aidant les plus démunis en leur offrant nourriture et logement.
Un homme, qui vit sous le pont depuis 30 ans, explique qu'il pourrait travailler mais préfère cette vie de liberté, bien qu'il soit considéré comme un "vagabond". Il ne peut retourner dans son village car il serait jugé par les habitants pour son manque d'argent, bien que sa famille lui rende visite et soit heureuse de le voir épanoui. Il reçoit un cadeau, un pull jaune, de la part d'un vendeur, témoignage de la générosité rencontrée.
L'exploration continue dans un bidonville où les magasins sont ouverts la nuit sans surveillance, reposant sur la confiance des passants. Les objets vendus sont souvent des dons ou des articles récupérés. L'économie locale semble difficile, avec une baisse des ventes depuis un an. Les commerçants, dont certains sont là depuis 25 ans, se plaignent de la concurrence accrue des vendeurs étrangers, qui préfèrent s'installer dans d'autres zones comme "Sev". Les loyers sont relativement bas (environ 1500 bahts pour 8 m²), mais l'absence de clients rend la situation précaire.
Un coiffeur, présent depuis 30 ans sous le pont, propose ses services pour 2,50 euros. Le laveur de trottoirs, surnommé "Joe la raclette", devient un personnage récurrent, suivant les reporters. Il est mentionné qu'il y a des caméras de surveillance, mais leur présence semble discrète.
Une discussion révèle l'existence d'un ami sans abri et amputé des deux jambes, qui mendie sous le pont. Les reporters envisagent de l'interviewer. L'importance de la générosité est soulignée, un petit don pouvant changer la journée de ces personnes. La vidéo se conclut sur une note d'espoir et d'invitation à soutenir ces initiatives par des commentaires, likes et partages, tout en sollicitant des suggestions de lieux à visiter et de personnes à rencontrer.