
This Is Why Nobody Uses Tape Anymore
Audio Summary
AI Summary
Cette vidéo est consacrée à l'alignement d'une machine à bande, un processus complexe mais essentiel pour obtenir le meilleur son. Le narrateur présente sa machine à bande, un équipement imposant qui, bien qu'utilisé autrefois pour enregistrer 24 canaux, sert aujourd'hui principalement pour sa sonorité. Il souligne les inconvénients de posséder une telle machine : elle prend de la place, consomme beaucoup d'énergie, produit de la chaleur et nécessite un alignement régulier.
La vidéo est sponsorisée par RTM, une entreprise qui organise un événement dédié à la bande analogique le 9 octobre à Amsterdam. Cet après-midi sera rempli de discussions avec des ingénieurs et producteurs renommés, ainsi que d'une performance live enregistrée et masterisée directement sur bande. Le narrateur, qui assistera à l'événement, encourage les spectateurs à acheter des billets pour avoir une chance de gagner une bande d'une valeur de 500 €.
Le processus d'alignement commence par la calibration du gain global de la machine. Pour cela, la bande est retirée, et un signal sinusoïdal de 1 kHz à -3,5 dB est envoyé dans la machine. L'objectif est de s'assurer que le niveau entrant est identique au niveau sortant. Un oscilloscope est utilisé pour visualiser la forme d'onde et les paramètres. Le narrateur constate que l'entrée et la sortie ne correspondent pas et ajuste le "incal" (calibration d'entrée) jusqu'à obtenir une correspondance presque parfaite du RMS. Cette étape est répétée pour les 24 canaux, en vérifiant également les indicateurs VU-mètres qui nécessitent souvent des ajustements.
Une fois le gain d'entrée aligné, il est temps de travailler avec la bande. Le narrateur utilise une bande de calibration, un outil très coûteux qui contient des ondes sinusoïdales enregistrées à des niveaux de référence et différentes fréquences. Cette bande est cruciale pour aligner la tête de lecture. Il explique qu'une machine à bande possède deux chemins : un chemin de lecture et un chemin d'enregistrement. L'alignement se fait par couches : d'abord le chemin audio, puis le chemin de lecture basé sur l'alignement du chemin audio, et enfin le chemin d'enregistrement basé sur l'alignement du chemin de lecture.
Avant d'aligner la tête de lecture, le narrateur effectue des calculs. La bande de calibration a un flux magnétique de 200 nanowebers par mètre. Il décide de calibrer les VU-mètres pour qu'ils affichent -7 dB, ce qui correspondra à un peu moins de 500 nanowebers par mètre avec une nouvelle bande. Ce processus est effectué uniquement à basse vitesse, car la haute vitesse est jugée trop "propre" et ne correspond pas à l'esthétique sonore recherchée.
Après avoir aligné le niveau, le narrateur ajuste le plateau des hautes fréquences de la tête de lecture (high shelf) ainsi que l'azimut, qui assure que la tête est parfaitement perpendiculaire à la bande pour éviter des problèmes de phase entre les canaux. Il remarque également que la tension de la bande est trop élevée et la règle rapidement.
L'étape suivante consiste à aligner la tête d'enregistrement avec la nouvelle bande. L'objectif est d'ajuster la tête d'enregistrement de manière à ce qu'elle produise les résultats souhaités sur la tête de lecture, qui a été fraîchement alignée et sert maintenant de référence. Le niveau d'enregistrement est ajusté avec une onde sinusoïdale de 700 Hz pour afficher 0 dB sur les VU-mètres, ce qui correspond à un niveau de 7 dB plus élevé sur la bande.
Le dernier ajustement est le biais, une fréquence haute injectée au début pour aligner les particules magnétiques et améliorer l'adhérence des hautes fréquences à la bande. Le narrateur se demande s'il aurait dû ajuster le biais en premier, car il influence tous les niveaux d'enregistrement. Il explique que le réglage du biais est contre-intuitif : en le tournant, le niveau diminue, puis augmente avant de redescendre. L'objectif est de sur-biaiser (overbias) de 3,5 dB, ce qui signifie le tourner jusqu'à ce que le niveau baisse de 3 dB par rapport au point où il commence à redescendre.
Après de nombreux ajustements et des allers-retours, le narrateur trouve que le son est trop propre avec le réglage de biais recommandé. Il préfère un sur-biais d'un décibel et demi, qui, bien que non conforme aux spécifications de RTM, produit le son qu'il recherche. Il souligne que son objectif est de créer un son unique, pas d'obtenir un enregistrement super propre.
Finalement, la machine est alignée, à l'exception de quelques canaux nécessitant des réparations. Le narrateur est ravi du son final et de la possibilité d'ajuster la saturation avec le niveau. Il note également que la nouvelle bande RTM fonctionne de manière exceptionnellement fluide, contrairement à d'autres bandes neuves qui avaient tendance à s'effriter. Il remercie RTM pour le sponsoring qui lui a permis de passer du temps à aligner sa machine et lance un appel aux développeurs de plugins qui sauraient échantillonner une machine à bande pour rendre ce son accessible à tous.