
Léon Marchand et Enfant Sauvage (The Blaze) nous racontent les secrets de leur son
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Quand les deux artistes ont commencé à travailler ensemble sur cette musique, l'un d'eux, venant de la musique électronique, ne savait pas du tout à quoi s'attendre, bien qu'il prévoyait un résultat électronique. L'aspect humain de leur collaboration a été très fluide, les discussions allant au-delà de la musique pour toucher à la vie en général, favorisant une découverte mutuelle tant sur le plan humain qu'artistique.
L'un d'eux a profité du temps libre pendant le COVID pour apprendre le beatmaking sur FL Studio, développant un intérêt pour la musique électro depuis deux ou trois ans. L'autre fait de la musique depuis l'âge de 14 ou 15 ans, ayant eu divers projets, notamment The Blaze et son projet solo Enfant Sauvage, par lequel il a composé la musique pour le documentaire sur Léon. Pour la composition, ils ont exploré des mélodies avec un clavier, utilisant des logiciels VST plutôt que des synthétiseurs, et ont débuté avec un piano pour établir la gamme.
Léon a exprimé son incroyable surprise et joie en apprenant qu'il pourrait collaborer sur un morceau avec un membre de The Blaze pour le documentaire. Il a abordé l'écriture du son avec un grand enthousiasme, observant attentivement la méthode de composition de l'autre artiste, qu'il a laissé principalement aux commandes tout en apportant sa contribution. Pour Léon, ce fut un moment "suspendu" et une opportunité d'apprentissage précieuse, car la méthode de son collaborateur, basée sur l'instinct et l'absence de règles, différait de son propre apprentissage structuré via YouTube. Cette liberté a conduit à un résultat original et naturel.
Les deux artistes sont d'accord que le morceau créé pour le documentaire est si bon qu'il mériterait de devenir un morceau à part entière.
Léon ne nage pas en écoutant de la musique à l'entraînement, son coach étant plutôt traditionnel et préférant le silence et le clapotis de l'eau. Il aimerait pourtant que la musique puisse rendre le temps plus rapide. Il note la différence avec des entraîneurs comme Dean Boxall qui utilise quatre enceintes autour du bassin pour motiver les nageurs.
Abordant la question de l'accomplissement des rêves, Léon a réalisé son rêve d'enfant à 22 ans, mais a dû accepter qu'il y ait un "lendemain". Il a pris du temps pour se retrouver et redécouvrir la raison initiale de sa passion pour la natation, qui n'était pas la popularité, l'argent ou le succès, mais le plaisir de nager avec ses amis.
Son collaborateur partage cette idée que le succès peut être l'ennemi de la passion, car c'est un bonheur superficiel. Il fait de la musique pour lui-même, sans se projeter dans le succès. Le temps est crucial, car le succès impose un rythme effréné, alors qu'il est important de prendre le temps pour rester original artistiquement et absorber ce qui se passe.
Guillaume, le musicien, a commencé la natation récemment et y va deux fois par semaine. Il apprécie aussi les promenades en forêt et la communion avec la nature, qu'il voit comme un moyen de se déconnecter. Il se force parfois à le faire, surtout quand il vit et travaille dans son studio, afin de "prendre l'air" et de laisser les idées s'éclaircir.
Sa journée type implique de passer toute la journée dans son studio à faire de la musique, une routine qu'il aime et s'impose. Bien que l'inspiration ne soit pas toujours présente, il se force à travailler, reconnaissant sa chance d'aimer son métier. Il souligne l'importance de la discipline et de la structure, comparant cela à des talents en musique ou en sport qui, sans cette structure, n'atteindront jamais de grandes performances. Pour lui, cette structure vient de son groupe d'entraînement et de son coach.
Léon confirme que la natation est toujours une passion pour lui, sinon il aurait arrêté. Il envisage la musique comme un projet après sa carrière sportive, si le temps le lui permet. Il pratique la musique actuellement pour le plaisir et pour se libérer.
Les moments d'épiphanie dans le studio, où tout s'aligne et un morceau prend forme, sont décrits comme inexplicables et imprévisibles, mais extrêmement agréables, donnant un sens profond au travail. Ces moments ne peuvent être forcés en les recherchant trop ; il faut plutôt faire les choses sans attendre de résultat. C'est similaire aux moments de performance sportive où, après une préparation intense, tout s'aligne pour quelques minutes de bonheur absolu, une sorte d'automatisme où l'on agit sans trop réfléchir.
Imaginant être à la place de l'autre, Guillaume sur le plot avant une finale olympique anticipe un stress immense, nécessitant de "déconnecter le cerveau" pour laisser le corps agir. Il reconnaît qu'il lui manque l'esprit de compétition très prononcé nécessaire dans le sport de haut niveau, une qualité qu'il n'a pas en lui.
Cette collaboration entre un musicien et un sportif est jugée très intéressante, car elle a permis d'explorer le monde de Léon, notamment sa passion cachée pour la musique, et de voir comment il l'aborde avec la même passion que la natation.