
WIND WAKER WEDNESDAY RETURNS
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Le présentateur annonce des changements sur sa chaîne YouTube. Au lieu de deux vidéos de quinze minutes par mois, il expérimentera avec des vidéos de formats variés, des très longues aux très courtes, pour voir ce qui fonctionne le mieux. Il explique que cette interruption de "Wind Waker Wednesday" était prévue pour lui permettre de travailler sur une vidéo "énorme" sur Super Mario World, quatre fois plus longue que ses vidéos habituelles. Bien qu'il n'ait pas terminé cette vidéo comme prévu, il tient sa promesse et revient pour un "Wind Waker Wednesday".
Il mentionne Deltarune, se demandant si tous les chapitres sortiront en une seule fois comme un jeu complet, ou s'ils seront publiés individuellement. Il a joué un peu au premier chapitre et regrette de ne pas avoir encore exploré la musique. Il compare Deltarune à Undertale, qu'il considère comme un jeu ayant défini une ère du gaming. Apprenant que Deltarune comptera sept chapitres et que le cinquième est déjà sorti, il décide d'attendre la sortie complète pour y jouer. Certains auditeurs pensent que l'OST de Deltarune est meilleure que celle d'Undertale. Il remercie pour les retours positifs sur sa vidéo sur la musique du Wii Shop, qu'il a faite "pour lui-même" sans savoir si le public s'intéresserait aux tropes de la bossa nova, mais il savait que les gens aimaient la musique du Wii Shop.
Le présentateur se lance dans l'analyse de la musique de la deuxième bataille maritime de Wind Waker, espérant qu'elle ne sera pas aussi difficile que la première. Il se souvient avoir eu mal à la tête en travaillant sur la première bataille. Il évoque son processus de travail : lorsqu'il s'engage dans un jeu, il s'y met à fond. Il remarque que l'intro de cette musique le ramène à ses huit ans.
Il identifie les instruments présents : timbales (pas un instrument de jazz, précise-t-il), cordes (qui, elles, sont un instrument de jazz), un petit trombone, une flûte et des cymbales. Il pense qu'il n'y a pas de caisse claire. Il utilise le logiciel Sibelius pour la transcription et prévoit de nommer les portées. Il aime Sibelius et déconseille Finale si l'on n'y est pas déjà habitué, pensant que ce logiciel est "mort ou mourant". Il salue un auditeur de Thaïlande. Il reconnaît que les logiciels de notation musicale demandent un engagement total, comme apprendre un nouveau stylo pour écrire. Il recommande Dorico pour les débutants (bien qu'il ne l'ait pas utilisé personnellement) et MuseScore pour sa gratuité, surtout si l'on ne fait pas de gravure professionnelle (le terme qu'il cherchait pour désigner la création de partitions).
Il corrige son erreur initiale : il y a bien une caisse claire, et c'est même la première note de la pièce. Il identifie ensuite un piccolo, la mélodie étant trop aiguë pour une flûte standard. Il décompte les temps et conclut que la section fait 11 temps, suggérant un changement de mesure de 3/4 à 5/4. Il perçoit une polyrythmie entre la ligne de basse en 16ème ou 3/8 et les accords qui semblent être en 4/4. Il trouve plus facile de sentir que le temps est en 4/4 et de considérer la basse comme une polyrythmie. Il décide donc de transcrire en 4/4.
Il identifie les accords et les notes des instruments, notamment un do en bas et un sol. Il souhaite modifier le faisceau des notes pour montrer le motif roulant de la basse. Il découvre que Sibelius peut enregistrer les modifications de faisceau, ce qui lui épargnera un long travail. Il note que les trombones jouent des notes basses et agressives. Il estime le tempo à 132 BPM et ajoute des accents et des sforzando.
Il s'interroge sur la présence d'une grosse caisse et de cymbales, les considérant comme indissociables. Il cherche à déterminer le nombre de mesures de l'intro, pensant à quatre, mais la nature polyrythmique rend la tâche difficile. Il est souvent distrait par de nouvelles observations dans l'intro, oubliant ce qu'il cherchait initialement.
Un auditeur lui demande s'il envisagerait de couvrir la théorie musicale derrière des morceaux expérimentaux comme "Pepper Steak" de Off. Il ne connaît pas le morceau mais se dit ouvert à l'idée. Il réitère son intention de faire des vidéos très courtes (environ 3 minutes) en plus des longues analyses, pour aborder des sujets intéressants mais ne nécessitant pas une vidéo complète, libérant ainsi des idées qu'il avait mises de côté.
Il a du mal à garder le rythme de la musique. Il mentionne "Sea of Stars" et le compositeur Yasunori Mitsuda, un jeu qu'il a l'intention de découvrir. Il confirme que le morceau de Off est bien "Peeper Steak". Il identifie la flûte comme jouant une mélodie très aiguë, potentiellement hors de la tessiture normale de l'instrument, peut-être un effet de sample.
Il analyse la mélodie et les harmonies, notant les mouvements des cors. Il explique ce qui rend les bandes sonores de Wind Waker si distinctives : le mélange délicat entre le côté enjoué, l'avant-gardisme et le sentimentalisme. Il cite des thèmes comme celui d'Arrière-Île, du Grand-Père, et des musiques d'Hyrule qui reprennent des mélodies de Zelda avec des orchestrations poignantes. Ce mélange de musiques sentimentales et de musiques amusantes, voire loufoques, crée un équilibre authentique. Il souligne la complexité de certaines compositions avec des cellules de trois notes, des polyrythmies, des figures d'accords et des mélodies étranges.
Pour l'analyse des mélodies, il recommande "Fundamentals of Musical Composition" de Schoenberg, qui l'a initié aux concepts de tonique et dominante, et à l'idée que la mélodie exprime l'harmonie, intentionnellement ou non. Il évoque aussi l'importance de la transcription de solos de jazz pour comprendre ce que joue un interprète. Il mentionne également un texte ancien de Goetrich, "Exercises in Melody", qui aide à la fois à composer et à analyser les mélodies.
Il continue à transcrire, notant que la ligne de basse change avec les notes des cors. Il identifie un court passage de deux mesures. Il ajoute des cymbales crash, qu'il avait oubliées. Il explique qu'il n'aime généralement pas noter la fin des notes pour les percussions, car seul le début est important, mais ici, la coupure est délibérée. Il identifie les notes des timbales comme B et E.
Il continue à travailler sur la partition, notant que les cordes se joignent à un moment donné. Il remarque une harmonie inattendue qui ne suit pas un schéma de quarte. Il corrige des erreurs de synchronisation et de mesure, notamment un problème de polyrythmie dans la basse. Il réalise qu'il a manqué un temps et ajoute une barre de 9/8 pour corriger la mesure.
Il identifie des crash cymbals manquantes et poursuit la transcription des percussions et de la basse. Il doit vérifier les timbales, mais la caisse claire est bien présente. Il note les changements de dynamiques et la difficulté de distinguer les hauteurs des timbales. Il est déjà 20h30 et il veut faire un bon travail de transcription.
Il continue l'analyse, remarquant que la ligne de basse a légèrement monté. Il doit corriger le faisceau des notes car la musique s'est alignée sur le 4/4. Il identifie des dièses dans les cordes. Il se sent "dupé" car il a confondu une harmonie avec la mélodie, réalisant qu'il y a deux cors. Il note le mouvement de la caisse claire et un "walk down" cool dans la basse qui revient en douceur au début.
Il boucle la section et décide de revenir au jeu pour voir ce qu'il a manqué dans l'intro. Il ajoute une octave pour que le son soit plus bas et quelques percussions. Il pense que certaines lignes sont à l'unisson dans différentes octaves. Il identifie un "run-up" de flûte et un roulement de timbales. Il se demande si une note est un si bémol dans les cordes, hésitant sur un trille. Il ajuste les dynamiques, les cors devant être très forts et les basses très douces.
Il conclut en annonçant qu'il devra partir et qu'il fera le prochain "Wind Waker Wednesday" à l'heure habituelle le matin. Il remercie les auditeurs d'être venus et leur souhaite une bonne semaine.