
Male Roles, Obligations and Options for Building a Fulfilling Life | Scott Galloway
AI Summary
Dans cet épisode du podcast Huberman Lab, Andrew Huberman reçoit Scott Galloway, professeur à la Stern School of Business de l'Université de New York et éducateur public renommé. La conversation se concentre principalement sur la masculinité, les défis et les opportunités auxquels les hommes sont confrontés aujourd'hui en matière de travail, de relations et de santé. Ils abordent également des sujets tels que l'alcool, l'impact des grandes technologies et des médias sociaux, ainsi que la dynamique homme-femme.
Scott Galloway souligne l'importance pour chaque individu, et en particulier pour les jeunes hommes, d'avoir un « code » pour guider leurs décisions quotidiennes. Ce code peut provenir de la religion, de l'armée, de liens familiaux forts ou d'expériences sportives. Il suggère qu'une forme aspirationnelle de masculinité positive pourrait servir de code, qu'il décompose en trois qualités fondamentales : être un pourvoyeur, un protecteur et un procréateur.
En tant que pourvoyeur, un jeune homme devrait avoir un plan pour être économiquement pertinent dans une société capitaliste, que ce soit en poursuivant des études supérieures ou en apprenant un métier. Galloway insiste sur le fait que, que cela nous plaise ou non, la valeur d'un homme est souvent évaluée en fonction de sa viabilité économique. Le rôle de protecteur implique de développer des compétences et des forces pour protéger les autres, un sentiment qu'il trouve profondément gratifiant, surtout envers sa famille. Enfin, le procréateur fait référence au désir de relations et de sexe, que Galloway considère comme un puissant moteur pour devenir un meilleur homme, à condition qu'il soit canalisé correctement. Ce désir peut inciter à la gentillesse, à l'excellence, à prendre soin de soi (hygiène, exercice) et à la persévérance.
Galloway reconnaît avoir omis un quatrième élément crucial dans son livre : le service. Il propose une question pour évaluer la masculinité : "Optimisez-vous pour l'attention ou le service ?" Il introduit également le concept de "valeur excédentaire" de Richard Reeves, suggérant qu'un homme devient véritablement un homme lorsqu'il peut honnêtement dire qu'il ajoute plus de valeur qu'il n'en consomme, qu'il écoute plus qu'il ne se plaint et qu'il aime plus qu'il n'est aimé.
La conversation aborde ensuite des conseils plus tactiques pour les jeunes hommes en difficulté. Galloway suggère de libérer du temps en réduisant l'utilisation des écrans (TikTok, X, pornographie, jeux d'argent) et de réinvestir ce temps dans trois domaines :
1. **L'activité physique intense** : L'exercice régulier est présenté comme le meilleur antidépresseur.
2. **Gagner de l'argent en dehors de la maison** : Travailler, même à temps partiel, permet de comprendre le capitalisme et d'acquérir de l'indépendance.
3. **S'engager dans des activités de groupe au service des autres** : Bénévolat, groupes religieux, ligues sportives, clubs d'écriture, etc., pour développer des compétences sociales et un sens du but.
Il encourage également "l'approche", c'est-à-dire l'initiative de nouer des amitiés ou d'exprimer un intérêt romantique, en soulignant que le but est d'accepter le "non", car le rejet est une partie inévitable de la vie et de la réussite. Selon lui, les grandes technologies et leurs algorithmes créent une illusion de vie sans friction, ce qui nuit au développement de la résilience et des compétences nécessaires pour faire face au rejet. Un jeune homme qui suit ces trois conseils (exercice, travail, bénévolat) se placerait immédiatement dans les 8 % supérieurs des jeunes hommes.
Galloway critique vivement l'impact des grandes technologies, les considérant comme "l'Antéchrist du progrès" pour les jeunes hommes. Il affirme que ces entreprises sont conçues pour monétiser le temps des utilisateurs, les isolant de leurs relations et les empêchant de développer les compétences essentielles. Il mentionne la hausse du suicide chez les adolescents depuis l'avènement des médias sociaux mobiles et l'exposition des jeunes filles à la sexualisation. Il accuse les grandes technologies de ne pas être des "amis" et de créer une génération de jeunes hommes "asociaux, asexuels, obèses, anxieux et déprimés".
Huberman soulève la question des figures publiques comme Elon Musk, que Galloway avait cité comme un exemple de non-protecteur. Galloway clarifie sa position : bien qu'il reconnaisse les contributions positives de Musk à la société (véhicules électriques, exploration spatiale), il critique son comportement en ligne, notamment le fait de "frapper vers le bas" (punching down) et son manque d'appréciation pour le système américain qui a permis sa réussite. Il estime que les figures publiques puissantes devraient être tenues à des standards plus élevés et que leur vie personnelle, si elle est affichée publiquement, peut être sujette à examen.
La discussion dérive vers la "culture de l'annulation" et la peur du rejet, en particulier pour les jeunes hommes. Galloway déconstruit le mythe selon lequel un homme risquerait sa carrière en approchant respectueusement une femme. Il insiste sur le fait que la solitude est un risque bien plus grand que les conséquences d'un rejet poli. Il critique également le mouvement "incel" (célibataires involontaires) et la misandrie en ligne qui blâme les hommes pour tous les problèmes. Il plaide pour un "renouvellement des alliances" entre hommes et femmes, affirmant que cette alliance est la plus importante de l'histoire pour le progrès de l'espèce.
Sur l'alcool et le cannabis, Galloway, tout en respectant l'avis d'Huberman sur la santé, soutient que les risques pour le foie d'un jeune de 25 ans sont moindres que les risques d'isolement social. Il suggère que l'alcool, consommé avec modération, peut être un lubrifiant social important, facilitant les liens et les interactions. Il s'inquiète du mouvement anti-alcool qui, selon lui, a conduit à une augmentation de l'isolement et à une substitution par d'autres drogues, souvent consommées seules ou en petits groupes, ce qui renforce l'isolement. Il propose d'étudier l'abaissement de l'âge légal pour boire à 18 ans, comme au Royaume-Uni, pour permettre aux jeunes d'apprendre à consommer de manière responsable. Concernant le cannabis (THC), il le considère comme une aide au sommeil pour lui-même, mais reconnaît les risques potentiels, notamment pour les jeunes ayant des prédispositions à la psychose. Il souligne l'importance du contexte : pour quelqu'un qui est déjà en difficulté (surpoids, inactif), la consommation de substances est déconseillée ; l'accent devrait être mis sur l'amélioration de soi.
La conversation aborde ensuite la pornographie, que Galloway considère comme l'addiction la plus sous-étudiée. Il craint que la pornographie réaliste ne réduise la motivation des jeunes hommes à s'engager dans le monde réel, à prendre des risques, à développer des compétences sociales et à chercher des relations authentiques.
Enfin, Galloway critique la "génération vampire" (les baby-boomers et la génération X) pour avoir siphonné les richesses et les opportunités des jeunes générations. Il plaide pour des réformes structurelles, telles que le service national obligatoire, la fiscalité des écoles privées, l'augmentation des classes universitaires et la réorientation des fonds de la sécurité sociale pour soutenir les jeunes. Il dénonce le système éducatif actuel qui, selon lui, favorise les enfants riches et "remarquablement exceptionnels" au détriment des jeunes ordinaires. Il appelle les hommes plus âgés à s'engager activement comme mentors pour les jeunes hommes, une solution simple et efficace pour contrer l'isolement et le manque de modèles masculins.
En conclusion, Scott Galloway et Andrew Huberman soulignent l'importance de faire de l'intelligence, de l'honnêteté et de la science des valeurs "cool" à nouveau, pour guider les jeunes générations vers un avenir plus sain et plus épanoui.