
Les incroyables outils de screening pour rendre le trading possible, vivable et accessible
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Éric et Charles discutent de leurs approches respectives en modélisation et informatique pour l'automatisation du trading. Charles se concentre sur les robots d'assistance tandis qu'Éric développe des systèmes d'automatisation pure. Éric s'interroge sur la possibilité d'automatiser le Forex, qu'il trouve plus complexe que les actions en raison du marché 24h/24 et de l'inertie différente due aux gaps. Il partage une anecdote où, malgré une analyse baissière forte sur l'or, il a craqué et clôturé sa position avant d'atteindre son objectif de 10 pour 1, car il était habitué aux actions en daily, weekly, monthly. Le marché de l'or est un marché 24h/24, et il est difficile de le surveiller constamment et de gérer les positions sans automatisation complète. Il souligne que le gold est fortement lié au dollar à court terme.
Éric explique l'importance des alertes sonores pour être averti des mouvements importants du marché pendant son sommeil. Il insiste sur le fait que, sans automatisation à 100%, il est difficile d'anticiper les stops et les sorties, car les signaux dépendent des cours en temps réel. Le trading intraday 24h/24 est donc particulièrement complexe.
La conversation dérive sur l'utilisation de paniers (baskets) de titres pour mutualiser les risques. Éric a expérimenté que les risques sont fortement diminués à partir de quatre titres. Il raconte comment sa stratégie d'inflation a été perturbée par les revirements de Donald Trump, ce qui l'a poussé à revoir sa stratégie pour inclure plus de titres dans ses paniers. Charles, quant à lui, peut monter jusqu'à 20 trades simultanément dans un panier, adaptant son approche en fonction de la volatilité du marché. Il décrit une journée difficile où il a dû couper et reprendre des trades pour minimiser les pertes, finissant avec 1,5% de profit au lieu des 3% habituels, mais avec un drawdown élevé de 9%.
Charles explique l'importance de savoir rerentrer sur un trade, même après une perte, si les signaux restent valides. Il met en garde contre l'erreur courante des traders qui abandonnent un support après une perte. Il mentionne une règle basée sur le MACD : si la MACD coupe sa ligne de signal trois fois nettement, il faut arrêter de trader ce support car on se rapproche d'un retournement de tendance, augmentant le risque. Il donne l'exemple de l'or qui est descendu "en crabe" pendant neuf séances, indiquant une indécision du marché et l'amenant à sortir de sa position.
Éric revient sur son expérience avec l'or, regrettant d'avoir manqué une opportunité de profit importante car la baisse significative s'est produite pendant qu'il dormait, illustrant à nouveau la difficulté du trading H24. Il compare la lisibilité de l'or via les marchés obligataires américains, mais note qu'il faut être patient, une qualité qu'il avoue ne pas posséder, ayant craqué après neuf séances. Il reconnaît que savoir rerentrer sur une position est une force nécessaire au trading, car le marché teste souvent la patience des traders.
Charles présente les développements récents de ses robots, notamment l'intégration du système Top Reversal System dans son robot EATFL Pro. Il a également demandé l'intégration d'un scanner, le Trend Master Pro, directement dans EATFL Pro. Ce scanner analyse les différents timeframes (de M1 à D1) en utilisant quatre indicateurs (RSI, Ichimoku Kinkoyo, moyennes mobiles, Top Reversal System) pour attribuer un score d'achat ou de vente.
Éric explique que cet outil est un "screener professionnel" essentiel pour traiter la masse d'informations des marchés. Le cerveau humain ne peut pas gérer des centaines de milliers de données, d'où la nécessité d'outils informatiques pour filtrer le bruit et remonter les informations pertinentes. Il souligne que les gens sont souvent fascinés par les stratégies gagnantes, mais sous-estiment l'importance du screening, qui est fondamental pour le succès durable en trading. Un bon screening permet de ne pas "faire exploser son crâne" et de se concentrer sur les situations où les probabilités de gain sont élevées.
Charles illustre l'efficacité de son système avec des exemples sur l'Euro USD en H4, montrant des signaux clairs de retournement de tendance grâce au Top Reversal System. Il explique que son système attribue un score en comptabilisant +1 pour un timeframe en achat et -1 pour un timeframe en vente sur chaque indicateur, permettant d'obtenir un score global (de -28 à +28). Un score élevé comme +28 sur l'USD CAD indique une forte tendance à l'achat, offrant une excellente opportunité de trade.
Éric souligne que le système de scoring et de couleurs (rouge pour la vente, bleu/vert pour l'achat) est conçu pour éliminer la réflexion et la fatigue mentale, permettant au trader de se concentrer sur l'exécution des ordres. Il est crucial d'éliminer le bruit pour préserver les ressources cognitives. Il confirme avoir développé un screener similaire sur ProRealTime pour ne visualiser que les extrêmes et éliminer les informations superflues.
Charles revient sur l'exemple de l'USD CAD pour expliquer comment rerentrer dans un marché parabolique. Il utilise le Top Reversal System pour identifier les points où l'indicateur repasse à 100, permettant de payer le plus haut (breakout) et même de pyramider les positions si le profit est suffisant. Il mentionne également le Tankensen du système Ichimoku Kinkoyo comme un indicateur utile pour suivre la tendance et savoir quand clôturer une position.
Il insiste sur le fait que ses outils sont conçus pour accompagner les traders, et non pour automatiser entièrement. Il donne des méthodes pour construire des stratégies, en partant d'un système de base (Ichimoku, canal de Donchian, moyennes mobiles) et en ajoutant des indicateateurs judicieux pour optimiser les points d'entrée et de sortie. Il a développé une méthode pour minimiser le drawdown, atteignant des drawdowns très faibles (1,5% à 2% avec 2% de risque par trade), et partage ses résultats quotidiennement sur X.
Éric salue cette transparence et souligne que la plupart des marketeurs sur YouTube ne publient pas leurs statistiques car ils ne tradent pas réellement. Charles montre le rapport de Basket Manager qui enregistre tous ses trades, profits, drawdowns, etc., permettant un suivi précis de ses performances. Il explique que ses robots sont des outils d'assistance pour le trading discrétionnaire, car un robot entièrement automatisé ne pourrait pas atteindre ses performances de 3% par jour, notamment en raison de la nécessité de filtrer les périodes de range. Sa limite de 3% par jour lui permet de trader 1h30 à 2h et d'avoir l'esprit libre.
Charles aborde l'importance de la matrice de devises (en bas à gauche de son écran) qui est primordiale pour lui. Il ne trade que si un minimum de cinq recommandations sont affichées, car en dessous, le marché est incertain. Il utilise des signaux d'accélération (signal 11 et 39) pour confirmer une impulsion de marché, évitant ainsi de nombreux drawdowns. Éric ajoute que cela permet d'éliminer le bruit et de ne trader que lorsque les probabilités sont élevées, évitant le "casino".
Charles explique que ses robots ont évolué au fil des années grâce à son observation continue des marchés et aux programmations de son partenaire Johnny. Il détaille l'intégration d'une ligne de filtrage basée sur le système Ichimoku Kinkoyo, qui permet de détecter les faux signaux d'achat ou de vente en analysant la relation entre le SSA et les cours sur différentes bougies. Cette droite, quand elle est en contradiction avec la tendance apparente, indique qu'il ne faut pas prendre le trade.
Il a également créé un signal 41, un signal multi-timeframe (par exemple, 1 minute, 5 minutes, 1 heure), qui alerte lorsque les droites de l'Ichimoku s'alignent sur ces timeframes, offrant un moment optimal pour prendre position. Il insiste sur la personnalisation des outils en fonction des besoins du trader.
Éric réitère que le travail de screening est essentiel pour les débutants, car il permet d'éviter les erreurs coûteuses, comme trader en pleine congestion latérale ou ignorer le multi-timeframe. C'est une "conduite accompagnée" qui filtre le danger du trading.
Charles propose des versions de ses robots adaptées aux besoins des traders, notamment une version Pro Ishi Plus pour ceux qui maîtrisent le système Ichimoku Kinkoyo, offrant les signaux spécifiques 40 et 41 liés à cette formation. Il refuse d'aider les "paresseux" qui ne font pas l'effort de la recherche personnelle, mais accompagne volontiers ceux qui ont une démarche intellectuelle et des questions précises sur l'utilisation de ses outils.
Il conclut en soulignant que le trading est une activité très personnalisée, où chaque trader doit trouver le time frame, les indicateurs et l'approche qui lui conviennent. Ses robots sont conçus pour permettre cette exploration et cette personnalisation, offrant une base solide et des signaux complémentaires pour affiner les stratégies. Il remercie son partenaire Johnny pour son travail de programmation, qui a permis de développer des outils aussi sophistiqués et inaccessibles autrement, grâce à son intérêt pour le trading.
Enfin, Charles invite les personnes intéressées et non paresseuses à le contacter s'ils possèdent le robot ISI Plus, car il a partagé une vidéo dimanche dernier expliquant une méthode très simple pour obtenir les mêmes résultats que lui. Il précise qu'il n'envoie pas d'emails marketing, préférant se concentrer sur le développement de ses outils et l'accompagnement des clients engagés.