
Harry & Meghan : Ont-ils vraiment gagné leur liberté ?
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Le livre "Harry et Meghan, libre", paru en août 2020, a provoqué un scandale sans précédent au sein de la monarchie britannique, révélant les coulisses du départ fracassant du couple d'Angleterre. Cette biographie non autorisée, rapidement devenue un best-seller mondial, dévoile des informations intimes et des tensions familiales jusqu'alors cachées.
Contrairement aux rumeurs persistantes, le livre affirme que c'est le Prince Harry, et non Meghan, qui a initié leur retrait de la famille royale. Longtemps perçue comme la manipulatrice ayant poussé Harry à quitter la monarchie, Meghan Markle est dépeinte comme une victime de la presse britannique et d'une partie de la famille royale. Le racisme aurait été très présent à son arrivée, et certains membres l'auraient méprisée, la qualifiant même de "danseuse d'Harry".
Le livre, fruit de deux ans d'enquête et de témoignages de l'entourage proche du couple, révèle que Harry nourrissait depuis longtemps un désir de liberté et des griefs envers l'institution monarchique et ses "hommes en gris". La rencontre avec Meghan lui aurait donné la confiance nécessaire pour concrétiser ce désir.
Les auteurs, des journalistes proches du couple, expliquent avoir voulu "redonner une humanité à Harry et Meghan", transformés en caricatures par les tabloïds. Bien que le couple ait nié toute participation directe à la rédaction, le livre semble relater leur version des faits, avec de nombreux détails intimes.
Parmi les révélations les plus surprenantes, le livre mentionne l'utilisation par Harry de faux comptes Instagram pour "dénigrer ce que faisaient son frère William et sa belle-sœur Kate", une manière de "sortir ses frustrations".
Le 8 janvier 2020, Harry et Meghan ont annoncé leur décision de quitter leurs fonctions royales et de vivre une partie de l'année à l'étranger, au Canada, via leur compte Instagram. Cette annonce, sans précédent, a choqué le monde et la famille royale, qui n'aurait pas été prévenue directement. La presse britannique a immédiatement qualifié cet acte de "gifle" à la reine.
Le livre contredit l'idée que la famille ignorait le mal-être du couple. Il y aurait eu plusieurs menaces de "claquer la porte" auparavant. Cependant, la famille n'aurait pas imaginé une action aussi rapide et publique. La reine aurait réagi en demandant à ses assistantes de traiter le dossier, vexant Harry, qui, impulsif, ne voulait plus attendre pour reprendre sa liberté.
La presse britannique a rapidement inventé le terme de "Mexit" et a blâmé Meghan, la présentant comme la mauvaise influence ayant manipulé Harry. Le livre réfute cette vision misogyne, affirmant que les décisions ont été prises à deux et que Harry n'est pas "sous la coupe d'une horrible perverse narcissique". Au contraire, Harry se serait "servi de Meghan pour foutre un coup dans cette famille royale et lui-même s'en extirper", cherchant à protéger sa femme et son fils de la presse, traumatisé par le sort de sa mère Diana.
L'été 2020 a marqué une nouvelle étape avec l'achat secret d'une gigantesque propriété en Californie pour 14,5 millions de dollars, symbolisant leur rupture avec la couronne et leur nouvelle vie "à l'américaine". Cette maison, qualifiée de "palais" ou de "château" par les voisins, contraste fortement avec les codes de la royauté britannique par son opulence et son "bling-bling intégral".
La relation entre Harry et William, autrefois inséparable, a été profondément affectée. William, blessé, reprocherait son attitude à son frère. Leur lien, forgé par la mort de leur mère Diana en 1997, semblait indéfectible. Cependant, leurs personnalités opposées et leurs destins différents (l'un héritier, l'autre non) ont créé des tensions. Harry, le "cadet", a longtemps cherché sa place, fatigué d'être le "second rôle" de William.
Le point de rupture entre les deux frères serait survenu lorsque Harry a confié à William son intention d'épouser Meghan. William aurait répondu : "Es-tu vraiment sûr que c'est cette fille-là qu'il te faut ?", une phrase perçue par Harry comme du snobisme et un manque de respect envers Meghan, une femme métisse, divorcée, actrice et féministe, que William ne jugeait "ni noble, ni anglaise, ni assez bien élevée". Cette remarque a "mis le feu aux poudres" et a déclenché une "guerre" entre les frères.
Les relations entre les belles-sœurs, Kate et Meghan, se sont également envenimées. Kate, choisissant le devoir, a pris le parti de son époux. Elle aurait mis des mois avant de rencontrer Meghan, qu'elle aurait reçue avec "moins de spontanéité" et en présence d'une assistante tenant un dossier sur elle, ce que Meghan n'a jamais pardonné. Kate aurait été "un peu snob, un peu hautaine". Les deux femmes ne se seraient jamais revues seules en privé. Meghan, espérant le soutien de Kate en tant que "nouvelle venue", a été déçue.
Le mariage d'Harry et Meghan, le 19 mai 2018, a été perçu comme une modernisation de la monarchie, la reine ayant accepté "l'inacceptable" : Hollywood à Windsor. Cependant, la "Meghanmania" a rapidement laissé place au "Meghan Bashing". La presse a critiqué chaque "faux pas" de Meghan, la dépeignant comme une "erreur de casting" et une femme "difficile et intransigeante". Un incident où Meghan aurait reproché la "mauvaise odeur" de la chapelle de Windsor, ainsi qu'une altercation avec Kate la veille du mariage concernant la Princesse Charlotte, ont exacerbé les tensions.
La naissance d'Archie en mai 2019 a été un déclencheur pour Harry, lorsque des propos racistes ont comparé son fils à un singe. Harry a refusé de se taire, attaquant les tabloïds et exprimant sa peur que l'histoire de sa mère ne se répète. La monarchie n'a pas soutenu son attitude, la considérant comme une "erreur" mettant en danger la couronne.
Envoyés au Canada et en Afrique pour apaiser les tensions, Harry et Meghan ont accordé une interview où ils ont confirmé les dissensions familiales et la détresse de Meghan. Ce "faux pas de trop" a scandalisé la famille royale, qui a jugé "indécent" de parler de leurs sentiments en représentant la reine.
Six semaines plus tard, Harry et Meghan ont annoncé leur départ définitif d'Angleterre. La reine a convoqué une réunion privée, sans Meghan, où elle a accepté leur liberté mais leur a retiré leurs titres royaux, affirmant qu'ils ne pouvaient pas "partir avec le beurre et l'argent du beurre".
Leur dernière apparition officielle, le 8 mars 2020, a été "catastrophique", marquée par un accueil glacial de William et Kate. Meghan aurait confié après cette messe : "C'est la dernière fois que je mets les pieds dans un événement de la famille royale."
Installés en Californie, Harry et Meghan cherchent désormais à écrire leur destin, loin de la cour. Ils ont signé un contrat "pharaonique" de 100 millions de dollars avec Netflix pour produire des documentaires et des séries, cherchant ainsi à devenir financièrement indépendants et à défendre des causes humanitaires. À l'image de Michelle et Barack Obama, ils ont engagé le même agent pour donner des conférences.
Le couple s'entoure également de conseillers politiques, dont Sarah Latham, ancienne conseillère de Bill et Hillary Clinton, ainsi que de Barack Obama. Meghan Markle a même lancé un "appel ouvert à voter" et à "changer de politique américaine", une allusion à peine voilée à battre Donald Trump. Cet engagement politique, en contradiction avec la neutralité attendue des membres de la famille royale, a provoqué la riposte de Donald Trump et a posé un problème politique à la couronne britannique, soulevant des voix pour le retrait de leurs titres de duc et duchesse de Sussex.