
Recording Punk Rock Drums with Brad Cook at Barefoot: Big Sounds, Real Decisions and Scully Tape
Audio Summary
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Dans cette vidéo, nous découvrons le processus d'enregistrement d'une batterie punk rock avec l'ingénieur Brad Cook dans le studio Barefoot Sound, en utilisant un magnétophone à bande Scully. Brad Cook est reconnu pour son travail sur des albums tels que "The Colour and the Shape" et "Recovering the Satellites". L'enregistrement se déroule dans une ambiance décontractée, avec une attention particulière portée à la capture d'un son authentique sur bande.
La session commence par le réglage des gains sur les préamplis micro. Les premières étapes se concentrent sur la grosse caisse et la caisse claire, avec des vérifications de phase essentielles entre les micros, notamment pour la grosse caisse où les micros sont orientés l'un vers l'autre. Un filtre passe-haut est appliqué sur le son de la caisse claire pour en ajuster les basses fréquences, et de la clarté est ajoutée aux overheads pour capturer le son des cymbales.
L'utilisation du magnétophone Scully 280 est mise en avant. Il est utilisé comme un module externe pour "booster" le son de la caisse claire, avec un filtre passe-haut appliqué sur ce canal. L'ingénieur exprime une préférence marquée pour le son du tom basse, le trouvant "divin", bien qu'il soit moins enthousiaste pour le tom "rack".
La recherche du tom basse idéal conduit à l'exploration de différents fûts. Après avoir écarté un premier tom, le groupe se tourne vers des timbales, que Brad Cook utilise comme toms, une approche peu conventionnelle mais qu'il juge nécessaire étant donné les options disponibles. Il découvre un tom basse de 24 pouces qu'il trouve excellent, décrivant son son comme très grave et avec un effet de "bend".
La sélection de la caisse claire est un autre point d'attention. Après avoir testé plusieurs options, dont une caisse claire en laiton et une Black Beauty, l'ingénieur opte pour cette dernière, malgré la crainte qu'elle n'étouffe trop le son. Il est mentionné que le son de la caisse claire testée initialement n'est pas idéal. L'idée de jeter une serviette sur la caisse claire est évoquée pour en modifier la sonorité, et le son obtenu est jugé "plutôt sympa".
Le processus de mixage, même à ce stade précoce, implique des ajustements minutieux. La caisse claire est légèrement ouverte pour moins d'atténuation, et le son du Scully, bien que capricieux, est intégré. Des cymbales sont ajoutées pour enrichir le son. L'ingénieur cherche un équilibre entre la grosse caisse, la caisse claire et le charleston.
Un micro Neumann U47 est envisagé pour le charleston, et un nouveau micro pour la grosse caisse est vérifié. L'utilisation de deux micros de grosse caisse orientés l'un vers l'autre permet de récupérer le bas du spectre lorsqu'ils sont mis hors phase. Les micros d'ambiance sont ensuite ajustés, avec une coupure à 400 Hz pour éviter un son "boîteux". Un micro d'ambiance KU3A est utilisé, et l'ingénieur cherche à affiner son placement.
Des ajustements sont faits sur les micros de cymbale, passant d'une directivité cardioïde à une directivité omnidirectionnelle pour un meilleur compromis sonore. L'utilisation d'un Neumann M49 est envisagée. Les toms sont jugés excellents, et la grosse caisse sonne mieux avec le nouveau micro.
Des ajustements sur les gains des préamplis sont effectués pour éviter la saturation, potentiellement due au transformateur. La phase des toms est vérifiée par rapport aux overheads. L'ingénieur exprime une préférence pour le micro Coles par rapport au M49, trouvant ce dernier un peu caverneux. Le M49 est déplacé pour tenter d'améliorer son rendu.
Le passage des enregistrements sur Pro Tools au magnétophone est une étape clé. Le magnétophone Scully 16 pistes est utilisé comme un "effet" créatif, où la bande n'est pas conservée mais utilisée pour colorer le son. Le nettoyage des têtes du magnétophone est une opération de maintenance essentielle. L'ajustement du gain d'entrée se fait au "feeling", sans se soucier des vu-mètres, qui servent principalement à l'alignement.
Le son du Scully est écouté, et des ajustements sont faits sur les canaux de la console. L'ingénieur ajuste les niveaux de la bande et intègre progressivement les toms. Il est mentionné que le micro D12 initialement prévu pour la grosse caisse n'a pas donné le résultat escompté ce jour-là, et un FET 47 est utilisé à la place. Un autre micro, un FET 47, est utilisé comme micro de frappe pour la grosse caisse, capturant des sonorités sèches et percutantes.
La caisse claire est enregistrée avec un micro Shure 545, décrit comme un 57 plus brillant, et le son est ensuite traité par le préampli Scully pour obtenir une version "Scullysée". Les micros pour les toms sont des AKG 414, ajustés pour éviter la proximité avec les cymbales. Le tom basse est particulièrement apprécié pour son son. Les overheads sont des AKG C12A, jugés magnifiques.
Le micro d'ambiance batterie, initialement peu satisfaisant, trouve sa place après un repositionnement suggéré par Jonathan. Le micro M49 est utilisé comme une image mono du kit. Des micros à ruban rares, les KU3A, sont suspendus pour capturer le son ambiant, en exploitant leur directivité en figure de huit pour isoler les murs.
La configuration des préamplis est détaillée, mettant en avant l'UTA Undertone Audio MPDI4 avec ses options de transformateurs et d'atténuateurs. Le réglage des gains se fait en fonction du son désiré, et non des indicateurs visuels. Le micro de frappe de la grosse caisse est un Sennheiser E602.
Le micro de caisse claire, un Shure 545, est traité sans transformateur pour être ensuite passé au Scully. Les toms, enregistrés avec des 414, bénéficient d'une atténuation au niveau du micro. Les overheads, des C12A, sont utilisés sans traitement spécifique, hormis l'ajustement du gain.
Le micro de kit Coles est positionné pour obtenir une image sonore spécifique, et le M49 est utilisé pour ajouter une autre dimension au son du kit. Les micros d'ambiance KU3A, enregistrés directement sur Pro Tools, subissent une coupure à 400 Hz et un filtre passe-haut pour éliminer les fréquences indésirables.
Une chambre d'écho est utilisée de manière créative, en ouvrant simplement la porte du studio pour laisser le son de la batterie se propager et être enregistré. Cette technique permet d'ajouter de la réverbération sans utiliser d'enceinte. Les chambres Barefoot sont mentionnées comme ayant une longue résonance, et ont servi à enregistrer de nombreux albums. La deuxième chambre, où l'album "Breakfast in America" a été mixé, est également évoquée, ainsi qu'un espace de travail utilisé pour le prototypage.