
Producing SINA DRUMS: LIVE No Click, No Samples, No Editing - Led Zeppelin - Dazed and Confused
Audio Summary
AI Summary
Ce vidéo retrace une session d'enregistrement exceptionnelle à Boom Studios à Porto, mettant en lumière le travail de Xena Drums et de son équipe, ainsi que le soutien de LUIT pour le matériel audio. L'objectif principal de cette collaboration était de capturer des performances musicales authentiques, enregistrées en direct, sans l'aide de clics, d'autotune, de samples de batterie ou de montage. L'accent est mis sur la qualité des musiciens et la philosophie d'enregistrement "live", où chaque décision technique sert à magnifier l'interprétation plutôt qu'à la remplacer.
Dès le début, l'ambiance est chaleureuse et professionnelle. La préparation de Xena et de son équipe, ainsi que le niveau du réalisateur Gabriel, sont salués, permettant à l'ingénieur du son d'intervenir sur une base solide pour affiner les tonalités. La possibilité de télécharger les multitracks est proposée aux auditeurs, leur permettant de se familiariser eux-mêmes avec le mixage de ces performances.
La première partie de la vidéo se concentre sur l'optimisation du son de la batterie. Le positionnement du microphone externe de la grosse caisse est ajusté pour capturer davantage le corps de l'instrument et son "bloom" naturel, plutôt qu'une simple bouffée d'air. L'idée est de s'éloigner du trou dans la peau de résonance pour permettre au son de se développer. Le choix de la caisse claire est également crucial. Pour le morceau "Dazed and Confused", une caisse claire plus ouverte et résonnante est préférée à celle utilisée en répétition, qui donnait un son plus contrôlé et typé années 80. L'importance de prendre des décisions finales en écoutant l'instrument dans le contexte de l'arrangement complet est soulignée, car le "ring" d'une caisse claire, qui peut sembler excessif isolément, contribue à son sustain et à sa présence dans le mix.
La discussion sur le micro de la grosse caisse révèle une approche nuancée. L'idée est de s'éloigner du trou pour capter le résonnement de la peau, et si un renforcement des basses est nécessaire, il pourra être obtenu par d'autres moyens, comme un sub-harmonique. L'utilisation d'un pied de micro différent est envisagée pour permettre un meilleur positionnement. La question du trou dans la peau de résonance est abordée, certains trous trop petits pouvant limiter le résonnement.
Le choix de la caisse claire "Supraonic" pour "Dazed and Confused" est justifié par son son plus ouvert et résonant, contrastant avec le son plus contrôlé et typé 80s d'une autre caisse claire utilisée précédemment. L'importance du "ring" de la caisse claire est débattue : bien que tentant de l'atténuer, il est reconnu qu'il peut contribuer à la découpe de l'instrument dans le mix et à sa richesse sonore. Il est rappelé que les décisions finales doivent être prises en écoutant l'ensemble du groupe.
La discussion sur les caisses claires met en évidence la différence entre les sons contemporains, souvent plus étouffés, et les sons des années 60 et 70, où le "ring" était plus présent et intégré au mix. La caisse claire Ludwig Supraphonic est présentée comme un instrument iconique, utilisé pour de nombreuses productions.
La vidéo détaille également la rigueur de la mise en place des micros, avec des mesures précises d'angles et de distances, rappelant les techniques d'enregistrement d'orchestre pour le cinéma. L'angle du micro de la caisse claire est ajusté pour s'adapter au jeu traditionnel du batteur et pour minimiser la captation de la charleston. Il est souligné que les batteurs expérimentés orientent souvent leur installation de manière à faciliter le travail de l'ingénieur du son.
La performance du chanteur Girish Pradam sur "Dazed and Confused" est particulièrement remarquée. Sa prestation est décrite comme "absolument superbe". La discussion porte sur la subtilité du phrasé vocal et son interaction avec le groupe, plutôt que sur une correction de justesse. L'importance de la synchronisation et de la sensation "robato" (souple dans le tempo) tout en maintenant la précision des points d'accentuation est soulignée, surtout dans un enregistrement sans clic. La technique de "production par la performance" plutôt que par le montage est mise en avant.
Les musiciens expriment leur appréciation pour l'enregistrement sans clic, soulignant la fraîcheur et l'authenticité que cela apporte. Ils discutent de la manière de capturer au mieux l'intention musicale, en comparant différentes prises pour trouver le juste équilibre entre le tempo et la fluidité du blues. L'idée de "parfaitement imparfait" est évoquée, où les erreurs mineures peuvent renforcer le caractère authentique d'un enregistrement. L'impact des erreurs dans le jeu d'un musicien est vu comme un élément qui peut stimuler l'ensemble du groupe à réagir et à être plus attentif.
La présentation du matériel audio met en avant les microphones LUIT, utilisés sur l'ensemble de la session, de la batterie aux voix. Le microphone LUIT 1040, utilisé sur la grosse caisse, est décrit comme le produit phare, offrant une grande polyvalence avec ses différents diaphragmes et la possibilité de passer entre les modes FET et tube. Son positionnement éloigné de la peau de résonance permet de capturer un son plus ample et aéré.
Pour la grosse caisse, une combinaison de microphones est utilisée : le LUIT 1040 à l'extérieur, réglé en mode FET pour imiter un Neumann U47, et un microphone interne avec un double diaphragme dynamique et à condensateur, le LUIT Rex 640, pointant vers la batte pour capturer l'attaque. Le réglage de ce dernier permet de doser l'apport du condensateur pour plus de "trash" dans le son.
Le microphone LUIT 440, surnommé le "crunch mic", est utilisé pour capter l'ensemble de la batterie, en particulier l'attaque de la grosse caisse et de la caisse claire, tout en rejetant les cymbales. Ce microphone est apprécié pour sa capacité à capturer les transitoires.
Pour les toms, des microphones LUIT DTP 340 sont utilisés, avec un micro placé sur la peau de résonance pour capter le "tail" et le sustain. L'utilisation de microphones dynamiques pour les toms est préférée aux condensateurs pour une meilleure réjection des autres instruments, notamment les cymbales.
La caisse claire est mikée avec un LUIT 440 sur le dessus, positionné pour capter l'impact de la baguette et le corps de la caisse, ainsi qu'un LUIT 140 Air en dessous. Ce dernier est placé de manière inhabituelle, plus loin de la peau de résonance, pour capturer une partie de la résonance de la caisse elle-même, une technique qui vise à obtenir un son plus naturel et utilisable en mixage. L'organisation des micros et des pieds est optimisée pour un setup minimaliste et propre, idéal pour la vidéo.
Pour la charleston, un LUIT LCT 140 Air est utilisé en mode plat, principalement pour les situations où un détail supplémentaire est nécessaire ou pour marquer le tempo. L'ensemble du setup de batterie, à l'exception du LUIT 1040, est décrit comme relativement abordable, démontrant la qualité accessible des microphones LUIT.
La discussion sur les microphones de pièce met en avant l'utilisation de deux paires : une paire de Sound Delus 251 dans la pièce principale, pointant vers les murs pour capter la réverbération naturelle, et une autre paire de LUIT 640 TS dans le couloir, offrant une spatialisation supplémentaire. L'utilisation de stands Triad Orbit est soulignée pour leur flexibilité et leur capacité à maintenir le positionnement des micros.
Concernant les guitares, l'ampli Marshall est utilisé en priorité, mais un ampli Sim Mark, un clone de Marshall Plexi des années 70, est également présent. Le choix entre microphones dynamiques et à condensateur dépend du degré de distorsion recherché, les dynamiques étant souvent préférés pour les sons très saturés afin d'éviter une brillance excessive. Un cabinet d'ampli surdimensionné, équipé de haut-parleurs Eminence Carnivore, est présenté, offrant un son rond et détaillé dans les médiums. Un autre cabinet, Driftwood, combine des haut-parleurs Carnivore et V30, offrant une flexibilité sonore supplémentaire.
La technologie Dynamount est introduite : un système de montage de microphone contrôlable à distance via une application, permettant des ajustements précis de position sans avoir à se trouver dans la pièce où se trouve l'ampli. Cela permet de rester dans la régie tout en sculptant le son du micro.
La basse est enregistrée uniquement en DI (direct input) via un DI à lampe, le "Gas Cooker", pour ajouter une légère coloration et des harmoniques au son, plutôt qu'un DI trop propre comme un Rupert Neve.
Pour les voix, des microphones LUIT MTP 50 sont utilisés. Le "bleed" des batteries sur ces micros est considéré comme acceptable, voire bénéfique, compte tenu de la proximité des musiciens.
Le système de monitoring Roland M48 est présenté comme avancé, permettant une gestion multi-canaux personnalisable pour chaque musicien, y compris le panoramique et les niveaux. L'utilisation de câbles Ethernet pour la transmission numérique est soulignée comme une solution intelligente et économique.
L'importance de l'intégrité de la performance est réaffirmée. Les musiciens expriment leur satisfaction de jouer sans clic, soulignant que cela permet une plus grande liberté d'interprétation et une connexion plus forte au sein du groupe. L'absence de montage et de correction automatique renforce l'authenticité de l'enregistrement.
La discussion sur les erreurs est particulièrement éclairante. Il est expliqué que les erreurs peuvent être une source d'inspiration et peuvent même améliorer la performance en obligeant les musiciens à se réécouter et à interagir davantage. L'idée est que la musique "vivante" contient une certaine imperfection qui la rend plus humaine et plus engageante. La pression sociale pour produire des enregistrements "parfaits" est critiquée, et la démarche de l'équipe de Xena Drums est saluée pour son engagement envers l'authenticité.
La vidéo conclut en réitérant que le cœur de ces enregistrements réside dans la performance humaine, la technologie servant d'outil pour la capturer. L'invitation est faite aux auditeurs de télécharger les multitracks pour expérimenter eux-mêmes le mixage de ces performances authentiques, sans artifice. L'importance de la musique jouée en direct, sans clic, est une philosophie qui vise à maintenir la vitalité du rock et à offrir une expérience sonore plus riche et plus sincère.