
De l'Assemblée Nationale à Entrepreneur à Succès (avec @joe_wassel )
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Aujourd'hui, nous accueillons Joe, qui a quitté une situation stable pour l'entrepreneuriat. Joe explique qu'il crée du contenu éducatif sur les finances et l'investissement depuis quatre ans. Il propose un accompagnement pour aider les particuliers à investir leur épargne à long terme et possède également un cabinet de gestion privée pour les patrimoines plus élevés. Il est aussi co-initiateur de la Paris Investor Week, un événement majeur sur l'investissement en Europe.
Joe souligne la difficulté d'investir en raison du "bruit" ambiant et du manque d'informations claires. Il a lui-même débuté en immobilier, qu'il décrit comme une valeur refuge, mais dont la gestion est lourde. Il préfère désormais les placements financiers, qu'il trouve plus rentables et plus passifs.
Il a commencé à créer du contenu pour s'adresser aux personnes comme lui, qui étaient perdues face à la complexité de l'investissement. Issu d'une famille modeste, l'argent, l'immobilier ou l'entrepreneuriat étaient des sujets éloignés de son éducation, qui valorisait plutôt la stabilité d'un emploi de fonctionnaire et l'achat d'une maison.
Le déclic de Joe est survenu alors qu'il était ingénieur à l'Assemblée nationale depuis huit ans. La nouvelle de la grossesse de son épouse lui a fait réaliser qu'il ne souhaitait pas maintenir son rythme de travail de 9h à 19h15, qui l'empêchait de voir son enfant. Moins d'un mois après cette annonce, il a lancé sa page Instagram, Boursogram, où il partageait son expérience d'investisseur. Il a simplifié le contenu américain, qu'il trouvait plus qualitatif que le contenu francophone, souvent trop simpliste ou trop complexe. L'entrepreneuriat est ensuite venu naturellement.
Pendant plus d'un an, Joe a mené de front son travail à l'Assemblée nationale et son activité de créateur de contenu. Cette période a été particulièrement intense, avec l'achat d'une résidence principale, des travaux, la naissance de son fils et ses deux emplois. Il insiste sur l'importance de lancer son projet entrepreneurial en parallèle d'une activité salariée pour avoir une sécurité financière et éviter la pression de devoir réussir immédiatement. Il a démissionné de l'Assemblée une fois que son projet générait des revenus stables et satisfaisants. Son épouse, Julie, a également quitté son emploi à la même période.
Joe et Julie partagent une vision commune : consacrer du temps de qualité à leurs enfants. Cela les a poussés à sortir de leur zone de confort et à prendre des décisions "inconfortables" pour construire une vie qui leur plaît davantage. Joe souligne l'importance du soutien familial dans l'entrepreneuriat. Au début, Julie s'occupait principalement du bébé, tandis que Joe développait son entreprise. Il décrit Julie comme très rigoureuse et forte en opérationnel, tandis que lui est plus créatif et axé sur la vision business et la fédération d'une communauté. Leur complémentarité est un atout.
Julie a d'abord développé son propre projet entrepreneurial, un média sur les architectes d'intérieur. En travaillant sur ce média, elle a constaté que de nombreuses femmes s'empêchaient de s'enrichir et de viser grand. Cela l'a amenée à rejoindre Joe dans sa mission d'éducation financière, en se concentrant sur les femmes, tandis que Joe s'adresse à tous. Ils travaillent désormais pleinement ensemble, même si la naissance de leur deuxième enfant a temporairement réduit la disponibilité de Julie.
Joe et Hervé discutent des remarques de leur entourage concernant le fait de travailler en couple. Beaucoup leur disent qu'ils ne pourraient pas, étant donné qu'ils partagent travail et loisirs. Cependant, ils s'accordent à dire que travailler avec son conjoint, qui est souvent aussi son meilleur ami, est un "kiff absolu". Ils mettent en avant la motivation forte et alignée du couple, ainsi que l'absence de désalignement sur les aspects financiers et la vision.
Joe observe que sa clientèle est principalement composée de couples, souvent âgés de 30 à 40 ans, ayant une "bonne situation financière" (ingénieurs, kinés, médecins, etc.), gagnant au moins 2500 euros par mois. Il note une augmentation du nombre de femmes, qu'il attribue à la communication de Julie sur les réseaux. Hervé estime que l'image familiale et stable de Joe attire ce type de public.
Ils discutent de l'importance d'être authentique en créant du contenu. Joe pense que plus le monde devient automatisé, plus les gens recherchent l'humain et la connexion. Il utilise de moins en moins l'IA pour la rédaction de ses contenus, sauf pour des plans ou des idées, et privilégie l'authenticité. Il a constaté que le contenu authentique génère de meilleurs résultats.
Hervé partage son expérience des débuts sur YouTube, où il a d'abord créé du contenu sans se montrer. Lorsqu'il a décidé de proposer un accompagnement, il a dû se montrer, ce qui n'a pas été facile au début. Il lui a fallu du temps pour être lui-même face à la caméra, sans se mettre dans un rôle de "présentateur". Il apprécie aujourd'hui d'être accessible et proche de sa communauté.
Concernant l'IA, Joe reconnaît sa puissance, notamment en développement, mais il pense que les développeurs deviendront plus efficaces plutôt que d'être remplacés. Pour l'investissement, il estime que l'IA ne changera pas fondamentalement les marchés, car de plus en plus de gens se tournent vers la gestion passive (ETF). En revanche, pour la création de contenu, il observe une prolifération de créateurs de contenu générés par l'IA. Sa thèse est que les gens rechercheront de plus en plus l'humain et l'authenticité dans un monde de plus en plus automatisé.
Joe aborde les difficultés rencontrées en entrepreneuriat, soulignant que la résilience est la qualité numéro un. Il affirme que l'entrepreneuriat est "tout le temps dur", avec des problèmes de plus en plus importants à mesure que l'entreprise grandit. Il révèle un problème financier majeur survenu fin 2025. Malgré le succès de la Paris Investor Week et un lancement record pour son accompagnement, Julie et lui étaient épuisés et ont fini l'année en négatif. Ils avaient recruté des équipes marketing pour "scaler", mais ces équipes avaient absorbé une grande partie de leurs marges. Les impôts sur les sociétés, les acomptes de l'année suivante et les paiements anticipés aux prestataires ont conduit à un bilan négatif.
Cette expérience les a poussés à remettre en question leur stratégie. Ils se sont rendu compte qu'ils n'étaient plus alignés avec leurs valeurs et leur vision. Ils ont détesté les publicités et le marketing agressif. En 2026, ils ont radicalement changé d'approche. En six mois, ils n'ont fait qu'un seul lancement, "ultra chill", sans marketing agressif, et ce fut leur plus grand succès. Ils ont supprimé les équipes marketing et commerciales, ne travaillant plus qu'à trois (Joe, Julie et leur associé Lucas). Cette nouvelle organisation leur offre un rythme de vie plus agréable, leur permettant de profiter pleinement de leur deuxième enfant.
Hervé confirme cette réalité des coûts cachés des équipes et des événements, même pour un séminaire d'une journée. Il met en avant l'importance de l'authenticité et de la valeur, par opposition aux promesses marketing vides.
Joe et Hervé discutent de la question récurrente : "Si ce que tu fais ça marche, pourquoi tu en parles ?" Joe explique que la vente d'accompagnements et le cabinet de gestion privée sont son activité professionnelle, son "travail" qui lui permet de payer ses factures. L'investissement en bourse, où 92-93% de leur patrimoine est placé, est une manière de faire fructifier l'argent gagné et de préparer l'avenir, mais ce n'est pas son revenu principal. Il n'est pas encore "rentier". Hervé ajoute que partager ses connaissances permet de se diversifier, de créer un "side business" et d'apporter de la valeur, sans pour autant divulguer tous les détails qui créeraient de la concurrence. Il compare cela à l'immobilier : on peut enseigner à trouver une ville rentable et des artisans compétents, sans donner les adresses exactes.
Hervé partage son expérience des formations payantes en immobilier, qu'il a trouvées très utiles pour avoir des informations structurées et un accompagnement. Il insiste sur le fait qu'il ne faut pas attendre la perfection pour se lancer, mais plutôt itérer et améliorer constamment son projet.
En conclusion, Joe encourage ceux qui souhaitent entreprendre à se lancer, même s'ils partent de zéro, car l'amélioration vient avec la pratique. Pour les entrepreneurs déjà établis, il rappelle que les problèmes feront toujours partie de leur quotidien et seront de plus en plus importants, mais qu'il faut l'accepter pour mieux vivre. Hervé compare ces problèmes à l'expérience, qui est précieuse même si elle est moins "vendeuse". Il exhorte à devenir "créateur" plutôt que "spectateur" pour changer sa vie.