
Why Bitcoin’s Biggest Bears Might Be Wrong
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La quatrième semaine d'octobre a été marquée par de nombreuses prévisions de prix pour le Bitcoin, allant de scénarios baissiers à extrêmement haussiers. Jason Calcanis, co-animateur du podcast All-In et investisseur en IA, a adopté une position très baissière, suggérant de "tout vider maintenant" car le Bitcoin pourrait chuter à 50 000 dollars. Il prévoit que les sorties d'ETF se poursuivront et que le Bitcoin testera le plus bas de juin à 57 000 dollars dans les 12 prochains mois. Pour lui, le Bitcoin est un actif improductif, sans valeur ajoutée réelle par rapport aux actifs d'IA générant des flux de trésorerie. Cette position est partagée par Chamath Palihapitiya, qui a longtemps été pro-Bitcoin mais exprime maintenant des doutes sur sa vulnérabilité technologique, y compris les risques quantiques.
À l'opposé, d'autres acteurs du marché sont beaucoup plus optimistes. Bitwise, par exemple, cible 1,6 million de dollars pour le Bitcoin d'ici 2036 dans son scénario de base, avec un cas haussier à 3,6 millions de dollars et un cas baissier à 131 000 dollars. Willie Woo, analyste de données on-chain, a exécuté 10 000 simulations Monte Carlo, aboutissant à une médiane de 1,5 million de dollars d'ici 2034, avec un objectif pour 2028 entre 240 000 et 413 000 dollars. Ces prévisions s'appuient sur l'hypothèse que le Bitcoin, en tant que réserve de valeur non souveraine avec une offre limitée à 21 millions, est plus solide que jamais. Alex Thorne de Galaxy Digital a, de son côté, suggéré que le marché a déjà touché le fond, notant que nous sommes à 916 jours du cycle de halving et au-delà de la fenêtre où les cycles précédents ont généralement atteint leur point le plus bas. Michael Nato, du DeFi Report, propose des objectifs plus conservateurs pour ce cycle, avec un sommet de 200 000 dollars dans son scénario baissier et 375 000 dollars dans son scénario haussier. Il insiste également sur le fait que le Bitcoin devrait rester au-dessus de la moyenne mobile de 50 semaines (actuellement à 76 000 dollars) pour confirmer une tendance haussière.
Ces prévisions interviennent dans un contexte macroéconomique incertain. Le FOMC a maintenu ses taux inchangés, une décision à 10 contre 2. Cependant, les marchés prévoient une augmentation des taux en décembre à 80 %. L'indice des prix à la consommation (PCE) de septembre a montré une inflation de 3,6 % d'une année sur l'autre, en hausse pour le troisième mois consécutif. Les prix du pétrole à 111 dollars le baril, associés aux tensions géopolitiques potentielles après les élections de mi-mandat aux États-Unis, pourraient accentuer cette inflation. La confiance des consommateurs reste faible, malgré une légère hausse ce mois-ci, reflétant des préoccupations concernant l'abordabilité des biens, notamment l'immobilier.
Un autre sujet majeur de la semaine est l'adoption de Hyperliquid. ICE (Intercontinental Exchange), la société mère de la Bourse de New York, s'est associée à Trade XYZ pour lancer un marché américain réglementé par la CFTC pour les contrats à terme perpétuels (perps) sur Hyperliquid, disponible 24h/24 et 7j/7. Stanley Druckenmiller, un investisseur d'ICE, a approuvé Hyperliquid via un tweet, retweeté par Elon Musk avec la mention "intéressant". Hyperliquid a vu son prix augmenter de 17 %, atteignant des sommets historiques en dollars et en Bitcoin. Cette initiative est perçue comme un soutien majeur pour les perps, la découverte des prix des actifs du monde réel sur les rails cryptographiques et l'utilisation des chaînes EVM.
Parallèlement, la tokenisation des actions fait face à une certaine résistance. Plus tôt ce mois-ci, ICE s'était associée à OKX pour coter des actions tokenisées (pas des perps) de grandes entreprises comme Nvidia et Apple, disponibles 24h/24 et 7j/7 via des pools Uniswap v4 sur X Layer, uniquement avec des portefeuilles KYC. Cependant, 30 des 63 entreprises listées, dont Microsoft et Goldman Sachs, ont demandé à être retirées de la liste. Cela fait suite à une publicité d'une page entière dans le Wall Street Journal, financée par un fonds conservateur, exhortant les PDG à protéger leurs entreprises de la tokenisation non réglementée. La règle d'exemption de la SEC permet aux entreprises de s'opposer à la tokenisation de leurs actions dans un délai de 30 jours.
Le débat met en lumière une division au sein de Wall Street. Alors qu'ICE et la NYSE semblent favorables à la tokenisation, d'autres entités pourraient chercher à ralentir le processus pour développer leurs propres solutions compétitives. Les partisans de la tokenisation estiment qu'elle offre plus de détenteurs, d'investisseurs, de liquidités et une meilleure découverte des prix, ce qui est bénéfique pour les émetteurs à long terme. Hayden Adams d'Uniswap a souligné que la découverte des prix des actions, même après les heures de négociation traditionnelles, se produit de plus en plus sur les marchés on-chain. Cependant, la prolifération de multiples versions tokenisées d'une même action sur différentes chaînes pose un problème de fragmentation des liquidités.
Du côté des plateformes crypto, Robinhood a annoncé des revenus cryptographiques de 120 millions de dollars, en hausse de 20 % d'un trimestre à l'autre, en grande partie grâce à sa propre chaîne, qui a généré 50 millions de dollars de revenus ce trimestre. Cependant, les revenus quotidiens de la chaîne Robinhood ont chuté de 99,6 % par rapport à leur pic, passant de millions de dollars à seulement 30 000 dollars par jour. Vlad Tenev, le PDG de Robinhood, a exprimé son intention d'investir davantage pour relancer l'écosystème de la chaîne. La communauté des détenteurs de memecoins sur la chaîne Robinhood espère un soutien plus aligné de la part de l'application principale de Robinhood, plutôt que des incitations à la négociation d'actifs spécifiques.
En ce qui concerne Zcash, une controverse a éclaté autour de son fonds de développement. 20 % des récompenses de bloc de ZEC sont allouées à des subventions : 8 % via un comité de cinq personnes (ZCG) et 12 % via un vote des détenteurs de coins. Le fonds, qui s'élève désormais à 125 millions de dollars, est devenu très important grâce à l'appréciation du prix du Zcash. Une subvention de 550 000 dollars à l'organisation Zexi pour des événements, dont cinq à thème adulte, a provoqué une vive réaction de la communauté. Certains, comme Shawn Bo, estiment que le fonds est trop grand et devrait être redirigé vers un mécanisme de durabilité du réseau. D'autres, comme Josh Swihart, proposent de supprimer les deux mécanismes de subvention. Le Zehub, en revanche, plaide pour une réduction progressive du fonds jusqu'en 2036. Ce débat met en lumière les défis de la gouvernance des fonds communautaires lorsque les montants deviennent importants.
Enfin, Venice a brûlé plus d'un million de VVV en octobre, une augmentation de 1 % par jour, soit 34 % par mois. Ces destructions proviennent des abonnements payants, de 5 % des crédits API et d'une destruction discrétionnaire mensuelle basée sur les bénéfices. Bien que les "buybacks and burns" soient devenus une méthode courante pour les jetons générant des revenus afin de distribuer de la valeur aux détenteurs, comme un rachat d'actions ou un dividende fiscalement avantageux, leur nature non contractuelle et arbitraire est une source de débat. Certains arguent qu'une entreprise en phase de démarrage devrait plutôt réinvestir ses bénéfices pour la croissance, à l'instar d'Amazon. Cependant, pour les jetons qui ne sont pas des actions, les "buybacks" sont un moyen de prouver au marché leur valeur et de maintenir l'intérêt des investisseurs.
Athena Pay, une néobanque, propose un rendement de 12 % sur les dollars via son nouveau produit Athena Earn Plus, qui implique des récompenses ENA à effet de levier. La source exacte et la durabilité de ce rendement élevé restent à clarifier.
En conclusion, la semaine a été riche en prévisions de prix contrastées pour le Bitcoin, des avancées significatives pour Hyperliquid et la tokenisation des actifs, mais aussi des défis et des débats autour de la gouvernance des fonds crypto et de la viabilité des modèles économiques. Le marché de l'IA, avec l'introduction en bourse d'Anthropic évaluée entre 1,5 et 2 billions de dollars, montre l'érosion de la dominance de la recherche Google. Cependant, la question de la durabilité des revenus des laboratoires d'IA et la fragmentation du marché soulèvent des doutes pour certains investisseurs.