
Something Strange Is Happening To Gen Z - Isabel Brown
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Le phénomène du « looksmaxing » féminin, initialement perçu comme une tendance masculine, prend une nouvelle ampleur, atteignant des profondeurs inquiétantes. Sur des plateformes comme Reddit et Discord, des femmes échangent des conseils pour atteindre le plus haut niveau d'attractivité, le « Stacy ». Cela commence par le téléchargement d'un selfie où des inconnus évaluent l'apparence et suggèrent des optimisations. Les conseils peuvent aller du « corset maxing » pour rétrécir la cage thoracique, à l'injection de médicaments amaigrissants non autorisés, en passant par le « peanut maxing » (mâcher des cacahuètes pour sculpter une mâchoire plus large). Des produits comme le soutien-gorge Eve, vendu 2 499 $, promettent un gain d'une demi-taille de bonnet en le portant la nuit pendant des semaines, ciblant des adolescentes. Des jeunes filles de 13 à 17 ans postent des photos et reçoivent des critiques virulentes sur leurs "défauts" crâniens ou sont encouragées à subir une rhinoplastie.
Allora Zea, une figure publique du looksmaxing féminin, a lancé un programme à 79 $ par mois, promettant des changements drastiques en 90 jours, incluant des procédures cosmétiques. Ces objectifs, qui peuvent sembler irréalistes pour une « face Instagram » améliorée, sont perçus comme atteignables par certains jeunes à travers la chirurgie, la privation et l'effort. Cette tendance est jugée « triste » et comparable au looksmaxing masculin. Elle s'inscrit dans une perte des standards de beauté, où l'« laid » est célébré comme normal, voire beau, mais peut rapidement devenir sinistre. L'exemple de Demi Moore, jugée squelettique au Festival de Cannes mais dont les photos sont légendées « bras toniques », est cité comme aussi dommageable que la normalisation de l'obésité morbide.
Le looksmaxing féminin semble différent du masculin, car l'embellissement féminin est une pratique ancienne. Cependant, il suscite un sentiment de protection, surtout envers les adolescentes, qui sont poussées par d'autres filles plus âgées en ligne à changer leur apparence. Alors que les garçons peuvent vouloir des bras plus musclés, les filles se plaignent de la taille de leurs seins, un aspect sur lequel elles ont peu de contrôle. Le looksmaxing masculin est souvent perçu comme une bizarrerie d'Internet, pas un modèle de vie.
Ce phénomène fait partie d'un problème culturel plus large ciblant les jeunes filles. Il va de pair avec l'attaque de la masculinité en Occident, où tout ce qui était masculin était considéré comme toxique. Cette attaque a donné naissance à des voix défendant la masculinité comme essentielle à la société. Après l'attaque réussie contre la masculinité, celle contre la féminité a commencé, avec le looksmaxing comme une manifestation sinistre. La prédiction est que la crise de la féminité éclipsera celle de la masculinité d'ici dix ans.
La société actuelle encourage les femmes à « externaliser » tout ce qui est unique et beau dans la féminité. L'intimité est externalisée vers les relations occasionnelles, l'épanouissement émotionnel vers la carrière, et même la grossesse vers les mères porteuses ou les robots de grossesse en Chine. Pour les adolescentes, les messages pro-femmes les incitent à ne plus être des filles du tout, notamment par la transition de genre. Planned Parenthood est devenu le deuxième fournisseur d'hormones trans-sexuelles et de bloqueurs de puberté pour adolescents sans antécédents de dysphorie de genre. Bien que les tendances récentes suggèrent une diminution des transitions pour les jeunes, cela reste un sujet de débat.
L'auteur exprime sa frustration face à la cooptation des récits transgenres par la mode, ce qui déplait à la fois à la communauté trans et à ceux qui ne la comprennent pas. Il se demande ce qui se serait passé sans la résistance culturelle. De même, la surprescription d'antidépresseurs (SSRIs) est un problème majeur, touchant 12% des adultes américains, et près de 17% des 18-24 ans. Des témoignages révèlent des dommages cérébraux permanents et des dysfonctions sexuelles post-SSRIs, comparables aux effets des bloqueurs de puberté. Les médias grand public ignorent largement ce sujet, se concentrant sur les attaques contre ceux qui osent le questionner.
Le manque de couverture médiatique est attribué à des raisons complexes, incluant l'influence des compagnies pharmaceutiques et un « effet de porte tournante » entre l'industrie et les agences gouvernementales comme la FDA.
La crise de la santé mentale des femmes et l'épidémie de SSRIs affectent de manière disproportionnée les jeunes filles. Les jeunes hommes ont également leur propre crise de santé mentale, mais les jeunes femmes sont désormais plus touchées par le suicide, l'abus de substances, l'anxiété et la dépression. L'attaque contre la féminité est jugée plus sombre que celle contre la masculinité, car elle suggère que l'existence en tant que femme est inacceptable. Les jeunes hommes sont appelés à aider à lutter contre ce discours.
Un extrait viral de la série Euphoria, où un personnage féminin défend le fait de vouloir un partenaire qui sache cuisiner ou nettoyer comme étant « l'équivalent de crier le mot en n », illustre la difficulté d'avoir une conversation nuancée. La série, connue pour son contenu sexuel et sur la drogue, a fait un saut temporel pour éviter les critiques sur l'âge des acteurs. Des modèles OnlyFans se sont même plaints d'être mal représentées par Sydney Sweeney dans la série. L'idée que les modèles OnlyFans sont « marginalisées » est remise en question, car cette activité est devenue normalisée. En revanche, une femme comme Nala Ray, qui a quitté l'industrie du porno pour une vie plus traditionnelle et religieuse, est ostracisée.
Les médias traditionnels semblent déconnectés des réalités culturelles. Le taux de mariage et de fertilité aux États-Unis est au plus bas, menaçant la survie de la population mondiale, et non une crise de surpopulation. Cette situation est attribuée à la propagande anti-famille. Les objectifs du Parti communiste américain en 1963, lus au Congrès, comprenaient la destruction de la culture américaine, la promotion de la pornographie, la normalisation de l'homosexualité et la dévalorisation de la famille. Ces objectifs semblent s'être réalisés, la famille étant perçue comme la dernière ligne de défense contre le contrôle sociétal.
Le mariage et les enfants sont souvent présentés comme des limitations plutôt que des aventures. La nature humaine tend à éviter la difficulté, mais les plus grandes épopées parlent de surmonter des défis. L'oratrice témoigne que les plus grands moments de sa vie sont survenus en se sacrifiant pour son mari ou sa fille, trouvant un sens et un épanouissement plus profonds que dans une vie de facilité.
Les institutions culturelles américaines ont systématiquement dit aux jeunes femmes qu'elles n'étaient pas assez fortes, intelligentes ou capables pour « tout avoir ». On leur dit qu'une grossesse à l'université les empêchera de réussir, ou qu'un mariage entravera leur carrière. C'est une forme de misogynie qui sous-estime les capacités des femmes. Le mouvement féministe moderne, qui se dit pro-femmes, les décourage en réalité de fonder une famille.
L'oratrice a été critiquée pour avoir encouragé les jeunes à avoir le courage de tomber amoureux, se marier et avoir plus d'enfants qu'ils ne le pensent pouvoir gérer. Les médias traditionnels ont qualifié ce message de « dangereux » et « imprudent », alors que les femmes qui le prononçaient avaient elles-mêmes des enfants.
Les statistiques montrent que 40% des adolescentes de 15 ans ne deviendront jamais mères. Bien que personne ne devrait avoir d'enfants s'il n'en veut pas, la culture actuelle convainc des femmes qui pourraient vouloir des enfants qu'elles ne le veulent pas ou qu'elles ne peuvent pas y arriver. Cela mène à une crise de la féminité où beaucoup de femmes pourraient regretter d'avoir manqué cette opportunité. L'instinct maternel est naturel et la féminité est liée à la capacité de nourrir, ce qui est souvent remplacé par l'idée d'être une « maman de plantes » ou une « maman de chats/chiens ».
L'attaque contre la féminité cible une période biologique courte et impressionnable, l'adolescence, pour rendre les femmes stériles via les SSRIs ou la transition de genre, ou pour les pousser à retarder la maternité jusqu'à ce que leur fenêtre biologique soit passée.
La culture élitiste traite de plus en plus la vie de famille comme intellectuellement non sérieuse. Le taux de mariage et de fertilité est alarmant, avec un taux de 1,6 enfant par femme, bien en dessous du taux de remplacement de 2,1. Cette crise de sous-population touche deux tiers de la population mondiale. Les objectifs du Parti communiste américain en 1963 incluaient la décrédibilisation de la famille, l'encouragement de la promiscuité et du divorce facile, et l'idée que les enfants doivent être élevés loin des influences négatives de leurs parents.
Le système de santé américain est critiqué pour ses coûts exorbitants. Un accouchement peut coûter 25 000 $ sans assurance. Des programmes comme Medicaid existent pour les faibles revenus, mais sont entachés de fraude. Le manque de transparence des prix empêche une véritable concurrence. Contrairement aux systèmes de santé socialisés, où les gens paient par le temps d'attente (comme 18 mois pour une opération de la hanche au Canada), le système américain, bien que coûteux, offre un accès immédiat en cas d'urgence. L'histoire du bébé Charlie au Royaume-Uni, dont le NHS a décidé de débrancher le respirateur malgré la possibilité de traitements à l'étranger, illustre les limites des systèmes socialisés.
Les centres de ressources pour la grossesse, souvent gérés par des organisations à but non lucratif, offrent des soins prénataux gratuits, des fournitures et un soutien financier aux mères, mais sont ignorés par les médias au profit de Planned Parenthood, qui se concentre principalement sur l'avortement.
Les jeunes, en particulier les hommes, sont désabusés par le conservatisme politique, non pas parce qu'il est trop conservateur, mais parce qu'il ne l'est pas assez. Ils sont frustrés par l'échec des politiciens à défendre des principes conservateurs, comme le démantèlement de Planned Parenthood ou l'interdiction aux entreprises d'acheter des maisons unifamiliales.
La génération Z, contrairement aux prévisions, montre un retour surprenant à la religion, en particulier au christianisme traditionnel. Après des décennies de sécularisation, les jeunes sont attirés par la stabilité et l'immuabilité de la foi face au chaos moral et culturel. Ils se sentent désillusionnés par l'idée d'être les arbitres de leur propre moralité et recherchent un sens plus grand que soi. Des initiatives comme « Pizza to Pews » à New York, qui attirent des centaines de jeunes à la messe, témoignent de ce renouveau. L'oratrice rejette le « Sparkle Creed » qui tente de rendre la religion plus « inclusive » et « moderne », affirmant que les jeunes veulent une vérité transcendante, pas une version édulcorée de la foi.
L'oratrice est optimiste pour l'avenir, estimant que les jeunes mènent un retour à une identité nationale fondée sur des valeurs morales et une recherche de sens, au-delà des tendances éphémères de TikTok ou de la politique. Elle encourage à être des « guerriers joyeux » dans cette lutte pour la civilisation occidentale.