
L'IA continue sans s'arrêter (jamais vu ça)
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Cette semaine a été marquée par six annonces impressionnantes dans le domaine de l'IA, révélant une tendance à la spécialisation, à la compression et à la démocratisation de l'intelligence artificielle. Ces avancées la rendent plus accessible que jamais.
Pour faciliter l'utilisation de l'IA, Mamute AI, sponsor de cette vidéo, propose une plateforme française qui regroupe les principales IA (ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral, Dipsic, etc.) sous un seul abonnement. Cela permet de soumettre une même requête à différentes IA pour comparer les résultats et choisir le meilleur. La plateforme aide également à identifier quelle IA est la plus performante pour une tâche donnée. Elle offre des modèles pour le texte, la création d'images (GPT Imag, Nano Banana, Recraft) et la génération vidéo. L'abonnement commence à 10 € par mois sans engagement.
La première grande annonce est l'AlphaGenome Atlas de Google DeepMind, une cartographie du génome humain d'une précision inégalée. Alors que seulement 2 % de notre ADN (les parties codantes) sont bien compris, les 98 % restants, longtemps considérés comme de l'ADN "poubelle", jouent un rôle crucial dans la régulation des gènes. Le défi réside dans les 9 milliards de mutations possibles lors du changement d'une seule lettre du génome, un volume impossible à tester en laboratoire. Google DeepMind a utilisé son modèle IA AlphaGenome pour analyser l'intégralité du génome de référence, comparant chaque base à ses trois alternatives. Le résultat est un dataset colossal de pétaoctets, 30 fois plus grand que la base AlphaFold, qui avait déjà révolutionné la biologie des protéines en 2022. Ce dataset est désormais accessible gratuitement pour la recherche académique. Les chercheurs peuvent y entrer un variant et obtenir des prédictions sur son impact potentiel sur l'activité des gènes. Un score, appelé AVI, classe les mutations par impact prédit. Des chercheurs l'ont déjà utilisé sur les données de la UK Biobank, découvrant 22 % d'associations génétiques supplémentaires et aidant à résoudre un cas de maladie rare. L'Institut européen de bioinformatique prévoit d'intégrer le score AVI dans EMBL, l'outil quotidien des généticiens. Google, bien qu'ayant pu rater le tournant des LLM, reste à la pointe de la science, notamment en médecine.
En parallèle, l'open source progresse à grands pas. World Sculpt est un nouvel outil de recherche en IA open source qui transforme des images ou des vidéos en scènes 3D complètes avec des objets individuels séparés. Cette séparation est une innovation majeure, car la plupart des systèmes de reconstruction 3D actuels fusionnent tout en un bloc unique, rendant les objets impossibles à déplacer ou à modifier individuellement. World Sculpt reconstruit chaque objet séparément, permettant de les manipuler à volonté. L'outil est disponible gratuitement sur GitHub avec des instructions d'installation. La production d'objets 3D exploitables était auparavant un processus long et coûteux, nécessitant des heures de modélisation manuelle, des scans 3D figés ou des studios d'enregistrement complexes. Désormais, il suffit de prendre des photos pour obtenir des objets 3D éditables, prêts à être intégrés dans des moteurs de jeu, des logiciels de montage ou des environnements de réalité virtuelle, comme pour les visites immobilières ou l'entraînement de robots. La création 3D devient de plus en plus simple.
Dans la même veine, Unimate est un nouveau modèle d'animation universelle développé par des chercheurs de Princeton. Contrairement aux modèles existants spécialisés dans les squelettes humains, Unimate peut animer n'importe quel modèle 3D (dragon, insecte, chien) à partir d'une instruction textuelle en langage naturel. Il génère le mouvement automatiquement sans réentraînement ni optimisation spécifique. L'équipe a créé un dataset de plus de 13 000 séquences de mouvement couvrant une large gamme de créatures. Le code et les données d'entraînement sont open source. L'animation de personnages 3D non humains était auparavant un processus long et coûteux, impliquant la capture de mouvement en studio ou des animateurs construisant manuellement les squelettes et les animant image par image. Avec Unimate, on part d'un modèle 3D existant, on tape une phrase, et le mouvement est généré. La combinaison de World Sculpt et Unimate permet de générer des objets 3D à partir de photos et de les animer à partir de texte, sans modélisation manuelle, sans studio de motion capture coûteux et sans animateurs spécialisés. Bien que des améliorations soient encore nécessaires, la direction est claire : ce qui prenait des semaines à une équipe peut désormais être réalisé en quelques heures par une seule personne. World Sculpt et Unimate, deux outils récents, sont déjà utilisables avec un simple GPU.
L'infrastructure nécessaire pour ces modèles est également en pleine expansion. Alphabet (Google) a annoncé un investissement de 13 milliards de dollars en Finlande, le plus important jamais réalisé par Google en Europe. Ce plan comprend trois nouveaux data centers et l'extension d'un site existant, à déployer en seulement deux ans. Ce méga-projet devrait contribuer en moyenne à 3,6 milliards d'euros par an au PIB finlandais et soutenir plus de 37 000 emplois. L'aspect le plus stratégique de cet investissement est l'énergie. Google a signé un contrat d'achat d'électricité de 22 ans avec Fortum, sécurisant jusqu'à 50 % de la production de la centrale nucléaire de Lovisa. Ce contrat ne fait pas que fournir de l'énergie à Google ; il sauve littéralement la centrale, qui risquait de fermer après 2030 faute de financement pour son extension. C'est la première fois en Europe que les revenus du calcul d'une entreprise d'IA deviennent le mécanisme financier qui maintient en vie une centrale nucléaire nationale, une tendance qui pourrait se démocratiser. La Finlande, grâce à son climat froid, son foncier disponible et son électricité décarbonée, est en passe de devenir un hub européen de calcul IA. Alphabet prévoit de dépenser 205 milliards de dollars cette année rien qu'en infrastructure, soulignant la course effrénée des géants de la tech pour construire les machines qui feront tourner l'IA.
Pendant que Google investit massivement dans l'infrastructure, des modèles open source de petite taille surpassent les outils propriétaires les plus chers. UI 2, un nouveau générateur de musique IA de seulement 3 milliards de paramètres, sorti le 10 septembre, en est la preuve. Son architecture est unique : au lieu d'aller directement du texte à l'audio, UI 2 compose d'abord une partition musicale (mélodie, accords, rythme, structure) en notation ABC. Cette partition peut être lue et modifiée avant que le modèle ne la transforme en chanson complète avec voix et accompagnement. Le timing de sa sortie est significatif, car la veille, Suno lançait sa version 6 (V6), entraînée sur de la musique sous licence avec des catalogues de Warner Music, BGM et BIV, suite à de multiples poursuites judiciaires pour utilisation de données protégées. Suno V6 est un modèle licencié, fermé et payant, avec des contraintes d'utilisation. UI 2, open source et gratuit, avec des poids disponibles sur Hugging Face, a battu