
Sound Techniques by Warm Audio: Vintage Sound for a Fraction Of The Price
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Le son emblématique des enregistrements réalisés aux Trident Studios au début des années 1970, notamment par David Bowie et Elton John, a toujours fasciné. Ce qui rendait ces enregistrements si spéciaux ? Les microphones, les musiciens, les consoles ? L'objectif de cette vidéo est d'explorer cette question en utilisant de nouveaux préamplis micro Sound Techniques, qui étaient présents dans les studios où ces chefs-d'œuvre ont été créés.
La chanson "Changes" de David Bowie, issue de l'album "Hunky Dory", est choisie comme pièce maîtresse pour cette exploration. L'album, sorti six mois avant le succès planétaire de "Ziggy Stardust", contient des titres comme "Life on Mars?" et "Andy Warhol". L'auteur exprime sa profonde admiration pour "Hunky Dory" et son intérêt pour les nouveaux préamplis Sound Techniques.
Ken Scott, ingénieur du son légendaire ayant travaillé sur ces enregistrements, confirme que les albums de Bowie, comme "Hunky Dory" et "Ziggy Stardust", ont été enregistrés sur des consoles Sound Techniques, et non sur la célèbre console Trident A Range, souvent citée. Scott souligne la capacité de Bowie à constituer des équipes talentueuses qui comprenaient ses intentions sans nécessiter d'instructions détaillées. L'enregistrement de "Hunky Dory" n'a pris que deux semaines, arrangements de cordes de "Life on Mars?" inclus, et Bowie n'avait pas encore de contrat majeur au moment de l'enregistrement de "Ziggy Stardust".
Le choix de "Changes" est particulièrement pertinent, car l'album original a été enregistré sur une console Sound Techniques et mixé sur une autre. Le studio de l'époque disposait d'un piano Bösendorfer, potentiellement le plus célèbre de l'histoire, qui a servi à enregistrer des titres comme "Hey Jude" (avec des préamplis micro dédiés) et "Your Song" d'Elton John.
Pour reproduire ce son, la vidéo se déroule dans un nouveau studio satellite à Londres. La batterie est enregistrée dans une petite pièce adjacente pour obtenir un son sec et contrôlé, caractéristique de la batterie sur "Changes". Le batteur Aaron Dong Joel est loué pour son jeu impeccable. La recherche d'un son de caisse claire classique des années 70, typique de l'époque, est une priorité.
Concernant le micro de caisse claire, Ken Scott suggère un Neumann KM54 ou KM56. Faute de ces micros, un Neumann KM184 est utilisé. Pour les overheads, Scott recommande des micros à ruban, idéalement des Coles 4038. N'ayant qu'un seul 4038, des Sennheiser M160 sont choisis comme alternative, offrant une réponse dans les aigus plus ouverte tout en restant dans la même veine. Pour le kick, le micro original était un AKG D20, et un AKG D12 est utilisé comme substitut. Les toms sont enregistrés avec des Advanced Audio CM414, des clones de l'AKG 414. La pièce d'enregistrement, bien que petite, est traitée avec des baffles pour atténuer la réverbération et obtenir le son sec souhaité.
L'analyse musicale de "Changes" révèle une structure harmonique complexe, mêlant des accords de septième qui évoquent le jazz, une approche que Bowie aurait explorée avec humour, s'inspirant de styles comme le jazz "cool". La chanson est considérée comme un chef-d'œuvre définissant la carrière de Bowie.
L'exploration se déplace ensuite vers l'enregistrement du piano, une pièce maîtresse dans l'œuvre de Bowie, avec Rick Wakeman comme pianiste sur "Hunky Dory". Le piano utilisé est un Steinway de 9 pieds provenant du Royal Albert Hall, choisi par le pianiste de jazz Julian Joseph. L'ingénieur du son Robbie Nelson est chargé de l'enregistrement. Les préamplis Sound Techniques sont utilisés, avec une attention particulière portée à l'impédance pour modeler le son. L'idée est d'obtenir le maximum de chaleur et de corps possible, en expérimentant avec différents réglages d'impédance.
Les réglages d'impédance des préamplis Sound Techniques sont un élément clé. Un réglage à haute impédance (vers la droite) tend à rendre le son plus plein et plus chaud, tandis qu'un réglage à basse impédance peut offrir plus de brillance. Cette variabilité de l'impédance permet de sculpter le son de manière significative sans recourir à l'égalisation ou à la compression. Les préamplis Audient EVO sont utilisés pour leur transparence, afin de ne pas ajouter de coloration indésirable et de laisser les Sound Techniques faire leur travail.
La discussion se tourne vers l'impact de l'impédance sur le son, en particulier sur les basses fréquences. L'idée est que le changement d'impédance ne modifie pas seulement le volume, mais décale la perception de l'énergie dans le grave, créant ainsi des variations tonales subtiles mais audibles. Cette exploration de l'impédance variable est cruciale pour comprendre comment les préamplis Sound Techniques peuvent influencer le caractère sonore.
L'intervention de JJ Blair, expert en acoustique et en électronique audio, éclaire le fonctionnement de l'impédance variable. Il explique que le changement d'impédance sur les préamplis Sound Techniques affecte la charge du transformateur, modifiant la réponse en fréquence, notamment dans les graves et les aigus. Cela peut altérer la réponse transitoire, provoquer des résonances et influencer la perception globale du son. JJ Blair confirme que les microphones dotés de transformateurs réagiront différemment aux variations d'impédance.
Une anecdote intéressante concerne les micros utilisés sur la caisse claire. Ken Scott mentionne un Sony C38 (ou C37 FET), d'une valeur de plusieurs centaines de dollars, comme premier choix, et un Neumann KM54 comme deuxième option. Faute de ces micros, un Neumann KM184 est utilisé. Il est précisé que le Sony C38 est une version à transistor du C37.
La vidéo explore également l'utilisation des préamplis Sound Techniques sur différents instruments :
* **Batterie :** Les M160 en overheads, le D12 pour le kick, le KM184 pour la caisse claire, et les Advanced Audio CM414 pour les toms. L'objectif est d'obtenir un son de batterie sec et percutant, typique des années 70. L'utilisation de baffles dans une petite pièce contribue à cet effet.
* **Piano :** Les réglages d'impédance sont expérimentés pour obtenir la chaleur et la brillance souhaitées. Les micros TLM170 et les micros d'ambiance (49s, Neumann/Stam, et Coles) sont utilisés. L'absence de réverbération artificielle est soulignée, le son provenant de la pièce elle-même.
* **Basses :** L'impact de l'impédance sur les basses fréquences est testé. Les réglages à 1.5k, 200 ohms et 60 ohms sont comparés, révélant des nuances dans la répartition des basses fréquences.
* **Voix :** Les préférences du chanteur pour différents réglages d'impédance sont mises en évidence, démontrant que l'oreille humaine peut percevoir des différences subtiles mais significatives.
* **Guitares acoustiques et électriques :** L'ajout de guitares acoustiques dans le pont de la chanson est discuté, ainsi que l'expérimentation avec différents réglages d'impédance sur les guitares électriques. L'utilisation de DI et la possibilité de réamplification sont mentionnées.
* **Saxophone :** Les parties de saxophone, jouées par Michael Guarding, sont enregistrées avec une compression légère et une réverbération Abbey Road pour un rendu authentique.
L'importance de l'impédance variable des préamplis Sound Techniques est un thème récurrent. Elle permet de sculpter le son de manière créative, offrant différentes tonalités et caractères selon l'instrument et le micro utilisé. Les expériences menées confirment que ces préamplis, malgré leur simplicité apparente (deux ou trois boutons), offrent une grande flexibilité sonore.
La vidéo met également en lumière les différences entre l'enregistrement analogique traditionnel et les techniques modernes. L'auteur souligne que, contrairement à l'époque où Ken Scott mixait avec EQ et compression déjà imprimés sur les bandes, la démarche ici est de présenter les pistes brutes pour permettre à l'auditeur de faire ses propres choix de mixage. L'utilisation parcimonieuse des plugins est préconisée pour préserver le caractère des préamplis.
Enfin, la vidéo conclut sur l'accessibilité des préamplis Sound Techniques, qui offrent une fraction du coût des équipements vintage originaux, tout en permettant de retrouver une partie de ce son légendaire. Le téléchargement des multipistes est proposé pour permettre aux auditeurs d'expérimenter par eux-mêmes. L'objectif est de démontrer que, même dans un environnement différent et avec des équipements modernes, il est possible de capturer une partie de la magie sonore qui a fait la renommée des enregistrements des années 70.