
Le coaching de 2026 , différent ? Ou pareil ?
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L'intervenant commence par partager une expérience récente de voyage difficile en Russie, marquée par des attaques de drones à Sotchi qui l'ont contraint à passer près de 50 heures à l'aéroport. Il critique le manque de protocoles de sécurité et la barrière linguistique rencontrée. Il exprime sa joie d'être rentré et annonce une nouvelle importante : la prochaine cohorte de coachs en octobre sera la dernière sous sa forme actuelle.
Il explique qu'il a formé plus de 4600 coachs en 30 ans, et que son approche a toujours été très complète, incluant formation, supervision, coaching et training zone, ce qu'il considère comme unique dans le secteur. Cependant, le monde évolue, et il a décidé de changer complètement les choses. Cette décision est liée au développement d'une startup axée sur l'avenir des coachs professionnels, qui lui demandera beaucoup d'énergie.
L'intervenant fait un constat important : une grande partie des coachs qu'il a formés ne coachent personne aujourd'hui. Non pas qu'ils soient mauvais, mais parce qu'on leur a appris à coacher sans leur enseigner le reste, c'est-à-dire l'organisation et la structure du métier. Le coaching est une compétence clé, mais il faut savoir la faire vivre.
Il annonce trois points clés qui seront abordés :
1. Ce qui a changé dans le métier de coach ces cinq dernières années et pourquoi la formation seule devient insuffisante.
2. Ce qui manque réellement aux coachs qui ne parviennent pas à vivre de leur métier (ce n'est ni le talent, ni le réseau, ni le charisme).
3. La présentation de l'outil qu'il a développé durant sept ans pour répondre à ces défis.
Il se présente comme docteur en psychologie, formateur de 4600 coachs, et se considère parmi les dix experts en neurosciences. Il mentionne également son expérience dans le coaching de sportifs de haut niveau et de personnalités influentes, citant David Guetta. Cette légitimité lui permet de parler du métier. Il souligne que la plupart des coachs influents sur les réseaux sociaux sont passés par son école. Fort de 30 ans d'expérience, il affirme posséder la base de données de connaissances la plus riche au monde dans le domaine du coaching, fruit de milliers de vidéos, livres et traductions.
Le marché du coaching a évolué. L'IA a transformé les comportements et les attentes des clients. Il y a cinq ans, un coach pouvait se contenter d'une conversation et d'un soutien. Aujourd'hui, les clients recherchent des outils, des diagnostics, de l'efficacité et des résultats concrets. La qualité technique des clients a également augmenté, ce qui rend le métier plus exigeant.
Le métier de coach tel qu'il était n'existe plus, il a été remplacé par une nouvelle fonction portant le même nom, ce qui piège beaucoup de monde. Quatre changements majeurs sont identifiés :
1. La formation de coach ne distingue plus. Le nombre de coachs certifiés et d'organismes de formation a explosé, créant des "sous-coachs" sans légitimité. Le marché récompense désormais la preuve de résultats, non plus la simple certification.
2. Les attentes des clients ont changé. Avec les podcasts, livres, contenus gratuits et l'IA (comme ChatGPT), l'écoute et les "questions puissantes" ne sont plus ce que les clients achètent. Ils recherchent des résultats qu'ils peuvent constater.
3. Le changement se produit entre les séances, et non pendant. L'apprentissage espacé dans le temps est plus efficace. La prise de conscience ouvre la porte au changement, mais ne l'installe pas. La plupart des coachs n'ont aucun dispositif pour accompagner ce qui se passe entre les séances.
4. L'intelligence artificielle fait déjà mieux que le coach débutant pour reformuler, structurer la pensée et proposer des pistes. Cependant, l'IA ne peut pas engager, confronter, porter le poids d'une parole donnée ou voir ce qui n'est pas dit. L'IA menace le modèle actuel du coaching.
L'intervenant affirme que ce qui manque aux coachs aujourd'hui, ce n'est pas la compétence, bien qu'elle soit essentielle. Sans une ultra-compétence, même les meilleures structures ne serviront à rien. Il estime que le niveau général des formations de coach est très bas, pas suffisant pour les attentes actuelles des clients. Ce qui manque réellement, c'est un outil de pilotage.
Il explique l'importance de cet outil de pilotage en trois axes :
1. **Le pilotage du client :** La plupart des coachs sont incapables de mesurer le point de départ de leur client et de lui prouver sa progression. Un client qui ne voit pas sa progression ne l'intègre pas. Sans preuve tangible, il est difficile de vendre ou de renouveler un accompagnement. L'outil diagnostique qu'il a développé, basé sur les neurotransmetteurs, le quotient d'adversité, l'intelligence émotionnelle et les croyances, permettrait un diagnostic précis et un programme stratégique personnalisé. Il donne l'exemple d'un client voulant travailler sur la prise de parole en public, mais dont le vrai besoin était la confiance en soi. Un diagnostic précis permet d'identifier le besoin réel et de proposer un parcours cohérent.
2. **Le pilotage de la pratique :** Sans un regard extérieur régulier, un praticien stagne après deux ans, se fige et répète ses réflexes. L'outil permettrait d'organiser la pratique et d'assurer un perfectionnement continu.
3. **Le pilotage de l'activité :** D'où viennent les clients ? Combien en faut-il pour vivre ? À quel prix ? Quelle offre se vend ? La majorité des coachs abandonnent non par manque de talent, mais parce qu'ils ne savent pas combien de conversations il faut pour signer un client, ne sachant pas s'ils échouent ou débutent simplement.
Un coach qui ne pilote aucun de ces trois aspects n'a pas un métier, mais une passion qu'il facture. La formation actuelle ne fournit qu'une partie du premier pilotage (outils, compréhension du client). Elle ne peut pas donner les deux autres car ce n'est pas son rôle d'accompagner sur la durée ou de soutenir la pratique. C'est pourquoi sa propre "Potentiel Academie" était si exigeante, combinant formation, coaching individuel, supervision et mise sur le marché.
Il a passé sept ans à développer un instrument pour mesurer la qualité de l'accompagnement et montrer au client ce qui a réellement changé sur la durée. Cette idée est née d'une question d'une grande entreprise sur l'impact réel de son coaching. Le premier prototype, développé en trois ans, manquait de diversité de points de départ. L'arrivée de l'IA a permis de créer des algorithmes plus puissants pour gérer une masse de données.
Cet outil aide au diagnostic en offrant au client une vision précise de ses besoins, un programme complet et une trajectoire sur plusieurs mois, basée sur sa structure neurologique et les données de l'intervenant. L'outil peut même estimer la durée nécessaire pour atteindre un objectif. Il illustre cela avec un logiciel pour les arts martiaux, "Kimé", qui propose un programme d'entraînement personnalisé basé sur des diagnostics physiques et techniques, intégrant les méthodes des champions du monde.
L'intervenant insiste : "On ne change pas ce qu'on ne mesure pas." L'outil apporte la certitude et la précision, remplaçant les suppositions. Il compare cela à un diagnostic automobile : le mécanicien identifie le problème, propose une solution et garantit le résultat. Le coaching devrait faire de même. L'outil centralise des mesures dispersées, offrant un point de départ, des points d'étape et une trajectoire visible pour le coach et le client.
Ce mécanisme est basé sur l'auto-observation et le retour d'information, les techniques de changement de comportement les plus efficaces. Le client voit sa propre trajectoire, ce qui est plus puissant que la qualité des questions du coach. Cela permet de vendre un processus avec une trajectoire visible, plutôt que des heures. Le prix n'est plus discuté de la même manière, et le client reste engagé car il connaît sa progression.
La dernière cohorte d'octobre est la dernière de "Potentiel Academie" sous sa forme actuelle pour trois raisons :
1. **L'infrastructure :** Ce qu'il fait dans l'académie représente trois métiers empilés (former, être présent pour chaque personne, superviser, et la mise en marché). Il ne peut plus maintenir ce niveau d'engagement tout en construisant la nouvelle infrastructure d'accompagnement pour les coachs, qui vise à multiplier leur efficacité par quinze et à professionnaliser le métier.
2. **Le déplacement de son utilité :** Son rôle le plus utile n'est plus d'aider les gens à devenir coach, mais d'aider les coachs qui exercent déjà à piloter leur activité.
3. **L'honnêteté :** Il refuse de continuer à vendre une formule qu'il ne pourrait tenir qu'à moitié. Il préfère faire les choses différemment plutôt que de baisser la qualité.
Il précise qu'il n'arrête pas de former des coachs, mais la formule complète (formation certifiante, coaching individuel, supervision, masterclass, accompagnement sur la mise en marché) pour un même groupe sur 9 mois ne sera plus proposée. Il est "ultra présent" pour ses élèves, et cette implication est trop chronophage.
Il promet que cette annonce est sincère et non une tactique marketing. Il invite à vérifier : si dans 18 mois, une publicité pour une promotion complète de Potentiel Academie apparaît, il aura menti.
Cette fermeture signifie que la "porte" pour être formé par lui dans cette formule se referme en octobre. Les prochaines offres seront différentes, axées sur l'outil de pilotage. Il souhaite aider les coachs professionnels à devenir les meilleurs au monde grâce à cet outil.
L'outil permettra d'identifier précisément les croyances limitantes du client, une tâche sur laquelle il a travaillé sept ans. Le diagnostic sera bluffant, proposant des exercices pour éliminer ces croyances en un mois, augmentant ainsi l'efficacité.
Il continuera à offrir la première séance, comme il l'a toujours fait, pour évaluer si le client relève du coaching et de sa compétence. Avec le nouvel outil, cette première séance permettra au client de sortir avec un objectif clair, un diagnostic détaillé et un programme de transformation sur 3, 6 ou 9 mois, une approche impossible à obtenir ailleurs.
L'outil intégrera sa méthode mindset et des modules spécifiques pour les entrepreneurs et dirigeants. Il pourra également mesurer les compétences du coach et lui donner des rappels ou des feedbacks pour améliorer sa pratique.
La prochaine cohorte d'octobre inclura la formation, le coaching individuel avec un coach pro, un coach référent, la supervision pratique avec lui, des training zones, et six mois d'accès à "Potentiel Network" pour la mise sur le marché. Tous les clients formés auront un accès privilégié à l'outil de pilotage.
Il précise que l'accès à l'outil sera soumis à des exigences : les futurs coachs devront prouver l'intégration des compétences clés après six mois de formation, et les coachs formés ailleurs devront également prouver leur professionnalisme avant d'y avoir accès. L'outil ne sera confié qu'à des professionnels.
L'intervenant conclut en réaffirmant que le monde a changé et que la formation de coach telle qu'elle existe est "morte" car l'IA peut répondre à certaines questions. L'IA ne remplacera pas l'humain, mais doit renforcer l'humain en intégrant l'organisation, la structuration et les outils. Il y aura deux types de coachs à l'avenir : ceux sans outils de pilotage et ceux qui en auront un, basé sur sa vaste expertise. Il donne l'exemple de son propre "ChatGPT" connecté à toute sa matière, offrant des réponses bien plus pertinentes.
Il partage une anecdote sur la découverte de neurones dans le cœur, montrant que même l'IA conventionnelle peut être obsolète si elle n'est pas alimentée par des données