
La France sous pression 🔥 (Les Archives de l'Architecte EP25)
AI Summary
L'émission du samedi 3 octobre 2026, épisode 25 des archives de l'architecte, présente un récapitulatif financier de la semaine.
Le marché des actions continue de résister malgré l'explosion des taux d'intérêt en Europe et aux États-Unis. Le taux français à 10 ans a frôlé les 5%, générant de l'incertitude chez les investisseurs. L'inflation montre des signaux divergents : 3,4% sur un an aux États-Unis (+0,2% mensuel) contre 3,8% dans la zone euro (après 3,2%), principalement due au choc énergétique.
Le rapport sur l'emploi américain a déçu avec 29 000 créations d'emplois contre 90 000 attendues, et les deux mois précédents ont été révisés à -60 000 emplois. Cette faiblesse de l'emploi a entraîné une détente sur les actions et les cryptomonnaies vendredi, car elle suggère une pause de la Réserve fédérale (Fed) dans la hausse des taux. La probabilité d'une hausse de taux supplémentaire d'ici fin 2026 est passée de 64% à 23%. Il est important de noter que ces données peuvent évoluer rapidement en fonction des nouvelles statistiques économiques et sociales.
Le marché obligataire est sous pression, avec le rendement du 10 ans américain atteignant 5,34%. En France, le coût de la dette a explosé, atteignant 4,87% pour le 10 ans vendredi, après avoir flirté avec les 5%. L'animateur met en garde contre la peur générée sur les réseaux sociaux concernant les obligations françaises. Il souligne que de nombreuses banques d'affaires et fonds se positionnent sur ces obligations, estimant que ni la France, ni l'Allemagne, ni l'Europe, ni les États-Unis ne feront faillite. Il invite à prendre du recul et à rationaliser, car des opportunités d'investissement à 5% et plus sur les obligations européennes pourraient ne pas se représenter souvent. Même si les taux peuvent encore grimper à court terme, sécuriser un rendement de 5% à 6% sur 10 ans pourrait être avantageux si les taux redescendent par la suite. Il reconnaît que ce rendement n'est pas net d'inflation et de frais, mais insiste sur l'importance de ne pas céder à la panique.
Le projet de budget français vise un déficit de 5% du PIB, avec 43 milliards d'économies supplémentaires, portant le total à environ 60 milliards.
Les actions continuent d'être soutenues, principalement par le secteur de l'intelligence artificielle (IA) et des semi-conducteurs. Nvidia a annoncé 150 milliards de dollars supplémentaires en autorisation de rachat d'actions, portant le total à 235 milliards d'ici 2028. Entropic, acteur de l'IA concurrençant ChatGPT, se prépare à son introduction en bourse avec une valorisation potentielle de 2 000 milliards de dollars, malgré une perte opérationnelle estimée à 8 milliards en 2025.
Le pétrole et l'or sont des indicateurs de la nervosité ambiante. Le Brent est repassé sous les 100 dollars avant de se stabiliser autour de 103 dollars vendredi. L'or a également effacé son rebond initial. Le dollar se raffermit, ce qui pèse d'autant plus avec les taux élevés, malgré une légère détente vendredi. L'indice DXY a touché la zone clé de la moyenne mobile 200 et le milieu de range autour de 103 points.
Dans le domaine des cryptomonnaies, le Bitcoin (BTC) a rebondi après avoir brièvement dépassé les 87 000 dollars, avant de reculer légèrement vendredi pour se situer autour de 85 000 dollars. Les ETF Bitcoin ont enregistré 51 millions de flux positifs. Le bilan hebdomadaire est mitigé mais plutôt favorable compte tenu du contexte monétaire et géopolitique tendu. Le BTC semble se distinguer dans un environnement complexe, montrant peut-être un aspect de valeur "antisystème", bien qu'il soit encore trop tôt pour lui attribuer le titre de "gold numérique". L'animateur suggère que le BTC pourrait trouver pleinement sa place dans les 5 à 10 prochaines années.
La semaine prochaine sera marquée par l'ISM des services aux États-Unis le lundi 5 octobre, le compte rendu de la Fed le mercredi 7 octobre (une réunion importante), et l'enquête préliminaire de la confiance des consommateurs de l'Université du Michigan le vendredi 9 octobre.
Le sentiment de marché est analysé à travers le VIX, l'indice de la peur, qui reste sur une borne basse, repoussé à chaque tentative de dépasser les 18 points. Le pétrole (US Oil et UKI Oil) se situe entre 91 et 102 dollars, cherchant à se stabiliser. Des informations non recoupées suggèrent que 80 à 90% du flux pétrolier passe par Ormuz sous de fausses bannières, indiquant une situation moins bloquée au niveau du Détroit d'Ormuz. Cependant, le choc énergétique continue d'affecter l'économie.
Le DXY a touché les 102 points, proche de la médiane de 102-103 points. L'animateur évoque la possibilité de revisiter les 110 points du DXY sous le mandat de l'ère Trump, offrant des opportunités de conversion entre euros et dollars ou de positions de couverture.
Le S&P 500 a clôturé à 7722 points, proche de son plus haut historique (ATH). Le Nasdaq a atteint 30807 points, aux portes de son ATH, et a même brièvement dépassé les 31 000 points. Malgré ces nouveaux sommets, le mouvement manque de vélocité au niveau du momentum des oscillateurs. L'enthousiasme pour l'IA et les semi-conducteurs reste fort, comme en témoigne le SOX, qui a cassé la zone des 565 dollars. L'animateur s'interroge sur la durabilité de la hausse des actions si les taux obligataires élevés commencent à offrir des rendements garantis plus attractifs, réduisant l'intérêt pour la volatilité des actions. Il anticipe une possible correction du marché autour des midterms, potentiellement au dernier trimestre 2026 ou début 2027.
Le Dax allemand est revenu près de sa moyenne mobile 50 en données hebdomadaires. L'Eurostock 50 est sur son support des 6200 points. Le CAC 40, après avoir reculé de plus de 10% en un mois et demi, a enfoncé son support de 7800 points mais se raccroche à la zone des 7900 points, avec la moyenne mobile 200 semaines à 7700 points juste en dessous. Les taux d'intérêt sont le principal moteur de ces mouvements.
L'animateur mentionne un format en préparation sur les obligations et les fonds datés, qui devrait être disponible d'ici un mois. Il recommande également la vidéo de Julien Flot sur le même sujet, soulignant l'importance de bien comprendre les mécanismes avant d'investir.
Il rappelle que les rendements de 5% sur le 10 ans français et 5,4% sur le 30 ans, ainsi que les 5,3% sur le 10 ans américain et 5,7% sur le 30 ans, sont des niveaux importants. Il se demande si ces hausses ne sont pas un "appel du pied" du marché pour inciter les politiques et les banques centrales à réagir face à la dégradation de la situation.
L'animateur invite à consulter la vidéo de Sacha sur les chances réelles de réaliser un "X100" sur les marchés, notamment les cryptos et les "memecoins", pour comprendre la faible espérance de gain du "casino trading". Il conseille de n'allouer qu'une très petite partie du capital (1-2%) à ce type d'investissement, et de privilégier une approche de "bon père de famille" pour la construction de patrimoine, en tirant les leçons du passé.
Le Gold est en train de revenir vers la zone des 3900-4000 dollars, un niveau à surveiller. Une rupture de ce support pourrait entraîner une chute vers les 3600, puis 3140 dollars, où se situe la moyenne mobile 200. L'animateur note que le taux d'actualisation élevé, qui rend l'argent plus cher, pèse sur les métaux précieux mais semble étrangement ne pas affecter les actions de la même manière.
Le marché crypto total (hors Bitcoin) s'élève à 2850 milliards de dollars, ayant buté à deux reprises sur 2930 milliards. Une consolidation entre 2600 et 2900 milliards est possible. La dominance des stablecoins reste stable autour de 0,09, suggérant une distribution sur le marché crypto. Les altcoins totalisent 1150 milliards, avec une résistance à 1250 milliards. Un retour sur 1000-1100 milliards est possible, avec un support clé à 1070 milliards et la moyenne mobile 200 à 950 milliards.
Le Bitcoin (BTC) se heurte à 87 000 dollars depuis deux semaines. La zone de support se situe autour de 77 700 dollars (moyenne mobile 50) et 66 000 dollars (moyenne mobile 200). Une correction de 21% depuis le niveau actuel serait "plus agréable" qu'une correction de 75-80% comme dans les précédents bear markets.
L'Ether (ETH) est dans une zone de contraction, avec un support majeur à 2150 dollars et la moyenne mobile 200 à 2475 dollars. La zone supérieure est entre 3200 et 3450 dollars. L'ATH du cycle précédent était proche de 4900 dollars. L'animateur espère qu'Ether fera mieux que le cycle précédent, car un mouvement limité au-dessus de 5000 dollars suivi d'une chute pourrait poser problème pour Ether et l'ensemble des altcoins.
Du côté des actions liées à l'écosystème crypto, Coinbase a été repoussé par la moyenne mobile 50 à 200 dollars et se situe désormais sous la moyenne mobile 200 à 183 dollars. Circle est également en train de reperdre son support, suggérant un retour vers les points bas autour de 65 dollars.
Concernant les actions américaines, des titres comme ASML, les semi-conducteurs et AMD continuent de s'envoler, mais l'animateur estime que ce n'est pas le moment d'entrer, car l'espérance de gain diminue. Il met en avant Nike, qui s'est effondré de 82% depuis son ATH de 180 dollars en novembre 2021, touchant 32 dollars cette semaine. Il s'interroge sur la capacité de Nike à se renouveler et à séduire son public, notamment les jeunes, et si cela n'est pas symptomatique d'un changement de société par rapport à la fast fashion.
En France, STMicroelectronics (STMPA) suit le rebond des semi-conducteurs, de retour à 50 euros. Schneider Electric (Schneed) est proche d'un nouvel ATH à 303 euros, mais l'animateur reste prudent en raison des prix élevés. Vinci est revenu sur une zone de polarité, à 106,80 euros après être parti de 143 euros. Des titres comme Vinci et Air Liquide, bien que solides pour un portefeuille PEA, ne feront pas mieux qu'un simple ETF mondialisé ou S&P 500. L'animateur conseille de