
Le CHOC obligataire arrive (Les Archives de l'Architecte EP24)
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Le marché obligataire connaît une rupture significative, avec le rendement du 10 ans américain dépassant 5,2% et celui du 30 ans atteignant 5,5%, des niveaux inédits depuis 2004. Au Japon, le 10 ans est à 3,12%, son plus haut depuis 1996. L'Europe n'est pas épargnée, le 10 ans français s'établissant à 4,73% contre 3,62% pour l'Allemagne, un écart record depuis 2012. Trois facteurs principaux expliquent cette situation : une activité économique résiliente, la persistance des pressions inflationnistes, notamment autour du détroit d'Ormuz, et l'augmentation des besoins de financement des États.
Aux États-Unis, les entreprises accélèrent, comme en témoigne le PMI composite préliminaire de septembre à 58,4, contre 56 en août. Cependant, les ménages sont sous pression, l'indice de confiance reculant à 48% et les anticipations d'inflation à un an augmentant de 4% à 4,6%, loin de l'objectif de 2% de la Fed.
Sur le marché des actions, l'IA continue de soutenir les indices. Meta a bondi de plus de 11% suite à l'adoption de son nouvel agent IA, Muse, et à la présentation de ses lunettes innovantes. AMD a franchi les 1000 milliards de capitalisation. Malgré cela, 9 des 11 secteurs du S&P 500 étaient en baisse vendredi, soulignant la concentration du marché autour de la technologie. Le CAC 40 français a mis fin à six semaines de baisse consécutives, se maintenant à l'équilibre.
Le pétrole est repassé sous les 100 dollars avant de remonter à 103 dollars, en raison d'espoirs de discussions entre Washington et Téhéran concernant le détroit d'Ormuz. Les métaux précieux souffrent de la hausse des taux, l'or ayant baissé de près de 2,5% cette semaine. Le dollar poursuit sa hausse pour la deuxième semaine consécutive, tandis que le yen rebondit en fin de semaine.
Côté crypto, les flux vers les ETF sont importants et soutenus. Le Bitcoin a atteint 87 392 dollars lundi avant de refluer autour de 84 000 dollars vendredi. La CFTC a actualisé les autorisations pour les placements d'actifs tokenisés, bénéficiant à des projets comme Ondo. Bitget a annoncé un hack de près de 352 millions de dollars, mais affirme avoir les reins solides pour absorber la perte.
La semaine prochaine sera riche en événements économiques majeurs, avec la publication de l'emploi JOLTS le 29 septembre, l'inflation PCE et l'estimation du PIB américain le 30 septembre, l'ISM manufacturier le 1er octobre, et enfin l'inflation préliminaire de la zone euro, ainsi que l'emploi américain (NFP, chômage et salaires) le 2 octobre.
Les semi-conducteurs ont particulièrement bien performé cette semaine, avec le SOX en hausse de 1,41% et un potentiel double creux en formation. L'Eurostoxx 50 a progressé de 0,60%, soutenu par l'Allemagne, qui peine moins que la France. Le CAC 40, proche de son support des 7900 points, pourrait trouver des opportunités. Le S&P 500, à 7743 points, est proche de son ATH, la technologie continuant de tirer les indices. Le DXY a repris la zone médiane des 100 points, indiquant une force du dollar.
Les taux obligataires continuent de grimper, le 30 ans français atteignant près de 5,3% et l'allemand 3,91%. L'écart entre les deux pays suggère une perception de risque plus faible pour l'Allemagne. Les taux à 10 ans, tant en Allemagne qu'en France et aux États-Unis, sont en forte hausse depuis deux mois. Les tentatives de la Fed de "patcher" le marché obligataire américain avec des rachats de 2 à 4 milliards de dollars n'ont pas suffi face à un marché de 16 000 milliards de dollars. La tendance baissière des taux observée depuis les années 1980 a été rompue après le Covid, marquant un retournement majeur des taux qui n'avait pas été vu depuis des décennies.
Le Gold, à 4284, est à l'équilibre mais bute sur la zone des 4400. Le marché crypto total bute sur 2950, mais est repassé au-dessus de la moyenne mobile 50. Le Bitcoin, après avoir dépassé 87 000 dollars, est redescendu à 84 000. Une clôture de semaine entre 79 000 et 83 000 dollars serait souhaitable pour éviter une correction plus marquée.
Côté actions US, Microsoft est haut à 366 dollars, et devrait revisiter son ATH. Western Digital, un peu en retard, montre une zone de contraction. ASML et Nvidia continuent de bien se construire, bien que la volatilité sur Nvidia diminue. Meta termine un mouvement haussier majeur, proche de son ATH à 795 dollars.
En France, Seb est sur un support à 57 euros. Orange a pris 1%, BNP est à 99 euros. Schneider Electric, à 291 euros, est soutenu par l'énergie, les data centers et l'IA. Dassault Aviation, avec un carnet de commandes plein, cherche à augmenter sa production tout en conservant sa souveraineté technologique. LVMH, à 396 euros, est en phase de purge après avoir atteint 900 euros en mai 2023. Le secteur du luxe connaît des difficultés, mais une rotation est attendue.
Plusieurs altcoins ont connu une belle semaine, notamment Uni et Chainlink, qui vise un retour autour des 30-31 dollars. Ethena a réalisé un mois extraordinaire, passant de 0,78 à 0,27, avec un beau retournement de situation et des volumes importants. AVAX fait un pullback sur sa MM50, et AAVE a construit sous sa MM200 avant de clôturer à 154 dollars, promettant une accélération. NEAR, un des champions du moment, est revenu à 5 dollars après avoir été sous le dollar en février 2026. Hyper Liquid corrige légèrement après son listing sur Binance. Solana a une configuration intéressante, similaire à AAVE, avec une prochaine zone dure entre 130 et 140 dollars.
En Asie, Samsung, le Kospi et les semi-conducteurs montrent une construction haussière. Le Nikkei et le Topix japonais sont en rebond. Tencent défend sa moyenne mobile 200. Alibaba a buté sur les 120 dollars, repoussé par les vendeurs. Nintendo et Xiaomi ont des graphiques plus dégradés à court terme.
En conclusion, le marché obligataire est en pleine ébullition, avec des implications potentiellement majeures pour les prochains trimestres. Ces ruptures de tendances décennales suggèrent des changements économiques profonds. Il est crucial d'avoir une allocation de portefeuille équilibrée pour traverser ces temps incertains, car la vélocité et les performances de l'IA et de la technologie pourraient ne pas durer indéfiniment.