
Il pense pouvoir guérir son cancer en avalant 13 jus de fruits chaque matin
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Le 5 février 2024, Buckingham Palace a annoncé que le roi Charles III était atteint d'un cancer, diagnostiqué lors d'une intervention bénigne de la prostate. Cette révélation a plongé le Royaume-Uni et le Commonwealth dans l'effroi, marquant une rupture avec la tradition royale de communication sur la santé des souverains, bien que la nature exacte du cancer reste inconnue.
Cette annonce, tout en étant une avancée en matière de transparence, a suscité l'inquiétude. Le roi, perçu comme arrivant tard sur le trône, est soudain apparu comme un homme fragile, scruté par la presse internationale. Cette maladie le contraint à se retirer de ses fonctions officielles, un coup dur pour la Couronne britannique, d'autant plus qu'il a attendu 74 ans pour régner. Certains y voient même une malédiction, craignant un règne très court.
Une autre source d'inquiétude concerne ses positions controversées en matière de santé, notamment son soutien à l'homéopathie. Charles III est connu pour ses médecines alternatives, ayant par le passé déclaré croire en la guérison du cancer par des jus de fruits. La nomination du Dr Dixon, partisan des traitements à base de plantes, à la tête de la maison médicale royale, alimente ces craintes.
Avant même son règne, Charles III souffrait déjà de divers problèmes de santé liés à des années de polo, comme des douleurs vertébrales et des problèmes de circulation, symbolisés par ses "sausage fingers". À 75 ans, sa santé n'est pas optimale, et même du vivant d'Elisabeth II, il était jugé moins robuste.
Cependant, Charles III s'est montré un souverain accessible et chaleureux, en contraste avec sa mère. Il recherche le contact physique avec ses sujets, se montrant prêt à discuter et à être embrassé, ce qui est inédit pour un monarque britannique. Son comportement, observé lors de rencontres comme à Bordeaux, révèle une capacité à regarder les gens dans les yeux et à créer une impression de proximité.
Dès son accession au trône, Charles III a également initié une "révolution de palais" en réduisant le nombre de membres actifs de la famille royale pour des raisons d'économie, souhaitant une monarchie allégée. Cette mesure a entraîné des licenciements et une réorganisation des services royaux, malgré une image initiale négative. Il a également revu à la baisse les dépenses du palais, luttant contre le gaspillage alimentaire en faisant réutiliser les restes de repas.
Contrairement aux craintes de ses conseillers, Charles III a fait preuve de pondération en tant que roi, évitant de s'immiscer dans la politique, contrairement à son habitude de "spider notes" lorsqu'il était prince de Galles. Il a réussi à se canaliser, comprenant que son rôle est de fédérer, non de diviser.
En un an de règne, Charles III n'a commis aucun faux pas, respectant les attentes des Britanniques d'un monarque politiquement neutre et économe. Il a su prouver qu'il avait les épaules pour la fonction suprême, gagnant le soutien et l'affection de son peuple, comme en témoignent les réactions à l'annonce de sa maladie. Il a réussi à se forger une place distincte de celle de sa mère, offrant une image de souverain accessible, stable et rassurant, devenant un véritable père de la nation britannique.