
What Separates a Good Engineer From a Great One? FAQ Friday With Marc Urselli
AI Summary
Voici une synthèse des points clés de la vidéo :
Mark Orcelli, ingénieur du son, partage ses réflexions sur les habitudes qui différencient un bon ingénieur d'un excellent ingénieur. Il souligne l'importance du sommeil et de la modération dans la consommation d'alcool, car un ingénieur doit être concentré, préparé et présent. La préparation est essentielle, impliquant de connaître le maximum d'informations avant une session : parler avec les artistes ou producteurs, comprendre le nombre de personnes, d'instruments, de chansons et les attentes générales, car les sessions prennent souvent plus de temps que prévu.
Pour éviter que la technique n'entrave la musique, la préparation est primordiale. Être prêt et configuré à l'avance permet de se concentrer sur la musique. En cas de problème technique, l'ingénieur doit être rapide pour résoudre le problème, car le temps, c'est de l'argent. Plus on anticipe les problèmes techniques, plus on peut se focaliser sur l'aspect créatif.
Orcelli évoque sa curiosité pour les instruments rares et éclectiques, comme l'électronium, un instrument en forme d'accordéon mais fonctionnant comme un synthétiseur à lampes des années 1950, utilisé par Erica Mancini. Il mentionne également Wally De Backer (Gotye) et son projet Onduline Orchestra, basé sur l'Onduline, un instrument des années 1950 capable de produire des sons variés sans composants numériques. Ces découvertes continuent de le surprendre après de nombreuses années dans le métier.
Concernant la préparation pour des instruments inconnus, Orcelli demande des photos pour comprendre la connectique, les sorties audio, et s'il faut utiliser des micros.
Une erreur courante pour les ingénieurs est de donner leur opinion en présence d'un producteur. Orcelli admet l'avoir commise jeune, pensant que son avis comptait alors qu'il n'est pas son rôle. Le producteur est là pour évaluer et guider artistiquement, tandis que l'ingénieur doit faciliter le processus technique. Il cite l'exemple d'un client qui a refusé de travailler à nouveau dans un studio où un assistant donnait trop son avis, même positif, car cela créait une distraction. L'idée est de laisser l'artiste découvrir par lui-même, ce qui peut être plus enrichissant. En présence d'un producteur, Orcelli décline toute opinion et renvoie systématiquement vers le producteur.
Pour maintenir le rythme d'une session sans sacrifier la qualité, Orcelli mise sur une attitude positive et une ambiance agréable. Il propose du café, des pauses, s'assure que chacun est à l'aise pour favoriser la créativité. Il agit alors un peu comme un producteur, mais avec tact, dans l'intérêt de l'artiste et pour optimiser le temps payé.
Concernant les microphones, si c'était pour un album avec seulement un ou deux micros, Orcelli choisirait un SM57 et un M1, offrant ainsi une dynamique, un ruban et un condensateur large diaphragme. Si le studio prenait feu, il privilégierait un vieux micro RCA rare, mais serait aussi tenté de sauver les disques durs pour préserver les données.
Pour bâtir la confiance avec un artiste, il n'y a pas de technique particulière, mais plutôt une confiance établie par les travaux précédents ou des recommandations. Une fois sur place, Orcelli enregistre constamment, même pendant les réglages, pour que l'artiste puisse écouter le son et se sentir rassuré, lui permettant ainsi de se concentrer sur sa performance.
L'expérience la plus marquante de sa carrière a été de travailler avec Les Paul. Non seulement pour la présence de musiciens exceptionnels (Eric Clapton, Sting, etc.), mais surtout pour l'humilité d'être en présence de l'inventeur de l'enregistrement multipiste et de la guitare électrique. Les Paul partageait des anecdotes sur son implication dans l'histoire de la musique. Orcelli a passé cinq mois à travailler avec lui, enregistrant même chez lui pour des overdubs, car Les Paul, âgé de 90 ans, ne souhaitait pas se déplacer. Il se souvient notamment que Les Paul n'avait jamais utilisé de distorsion, ce qui était surprenant pour un guitariste de son calibre. La récente visite du musée Les Paul à Los Angeles, qui expose son équipement, a ravivé ces souvenirs magiques.