
Porn Doesn’t Only Affect Young Men
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Le livre, qui couvre la période de 2010 à aujourd'hui, explore les changements culturels et technologiques, notamment la manière dont la "culture du coup d'un soir" a été promue auprès de la génération de l'auteure. Elle cite des exemples comme *Teen Vogue* qui donnait des conseils sur le sexe anal et la culture du coup d'un soir. L'auteure a également écouté des épisodes du podcast *Call Her Daddy* de la fin des années 2010, qui glorifiaient les relations occasionnelles comme étant bonnes, autonomisantes et saines pour les jeunes femmes.
Malgré cette promotion intense, les statistiques montrent que les gens n'ont pas plus de relations sexuelles, ce qui crée un paradoxe. L'auteure souligne que si la génération Z est hypersexualisée, elle a en même temps moins de relations sexuelles. Elle suggère que cette contradiction pourrait être liée au fait que la manière dont le sexe est présenté, notamment dans des podcasts comme *Call Her Daddy*, le rend "horrifiant et effrayant".
Par exemple, dans *Call Her Daddy*, des conseils sexuels sont donnés aux femmes en fonction de leur "note" sur dix, avec un ton qui est décrit comme le "pire badinage masculin stéréotypé" venant de femmes. Un épisode mettait en vedette un invité appelé "Milf Hunter" qui donnait des conseils aux femmes, affirmant que les hommes ne se souciaient pas d'elles et qu'elles n'étaient jamais en sécurité, même mariées. Ce message terrifiant, diffusé par le podcast le plus écouté par les femmes, pourrait contribuer à la "récession sexuelle" actuelle. L'auteure soutient que des messages similaires proviennent à la fois des influences féministes (la "fémosphère") et des influences masculines (la "manosphère"), tous deux encourageant la méfiance et la mise en place de mécanismes de défense dans les relations avec le sexe opposé.
L'impact de la pornographie sur les attentes sexuelles est également abordé. L'auteure estime que la pornographie a terrifié les jeunes femmes de sa génération, qui y ont été exposées très jeunes, souvent avant même d'avoir eu une relation ou de pouvoir contextualiser ce qu'elles voyaient. Elle a trouvé sur des forums des témoignages d'adultes de la génération Z qui racontaient avoir été exposés accidentellement à la pornographie dès l'âge de six ou huit ans via les réseaux sociaux comme Twitter ou Instagram, ce qui a parfois conduit à des addictions.
Bien que l'impact de la pornographie sur les jeunes hommes soit souvent discuté, l'auteure insiste sur son effet sur les jeunes femmes, même si elles ne la regardent pas directement, en raison de l'exposition constante sur les médias sociaux. Elle estime que cela crée une peur autour du sexe et des attentes irréalistes. Certaines femmes, selon l'auteure, semblent avoir été tellement influencées par la pornographie qu'elles se perçoivent comme des objets ou des produits, un phénomène qu'elle qualifie de "cerveau porno".
Un autre paradoxe est que la pornographie est présentée comme une chose insignifiante et transactionnelle que l'on peut pratiquer librement, tout en étant potentiellement la source des expériences les plus traumatisantes si elle est mal interprétée. L'auteure exprime son incompréhension face à la défense constante de la pornographie par les progressistes.
Elle explique que son livre aborde des sujets controversés sans les "caveats" ou les avertissements habituels. Par exemple, elle ne passe pas de temps à reconnaître les aspects positifs de la pornographie, comme l'idée qu'elle pourrait autonomiser les femmes en leur permettant de gagner de l'argent. De même, en abordant l'industrie de la santé mentale, elle ne s'attarde pas sur les bienfaits des médicaments ou des thérapies, se concentrant plutôt sur ce qu'elle perçoit comme les dangers. Le but de son livre est de présenter le côté sceptique des choses, des perspectives qui n'ont pas été largement entendues, ce qui peut être alarmant pour certains progressistes qui attendent des avertissements constants.