
I BOUGHT A WRECKED MCLAREN THEN REBUILT IT IN 7 DAYS
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L'acquisition d'une McLaren 600LT accidentée, bien que coûteuse, a été motivée par un prix attractif et des dégâts superficiels apparents, malgré un choc frontal dans un bâtiment. Le processus de rapatriement depuis la Grèce jusqu'en France a pris du temps, le véhicule arrivant finalement pour une remise en état.
La McLaren 600LT, réputée pour sa légèreté (1,3 tonne) et sa puissance (plus de 600 chevaux d'origine), est construite avec des matériaux légers comme la fibre de carbone pour de nombreux panneaux, des sièges baquets en carbone, un échappement raccourci et une suspension allégée, ce qui rend les réparations potentiellement coûteuses.
La première étape cruciale a été de vérifier si la voiture pouvait démarrer. Cela impliquait de s'assurer que la batterie lithium-ion d'origine, d'une valeur de plus de 2 500 euros même d'occasion, était fonctionnelle. La batterie étant complètement à plat, il a fallu la recharger. L'accès à la batterie, situé sous un compartiment moteur, a nécessité le retrait d'un tub.
Un autre élément critique à vérifier était le pyrofuse, un dispositif de sécurité qui coupe l'alimentation en cas d'accident pour éviter les risques d'incendie. Ce pyrofuse, probablement d'origine Mercedes en raison de leur utilisation dans les véhicules électriques, est conçu pour sauter lors d'un choc, notamment lors du déploiement des airbags. Un test de continuité a révélé que le pyrofuse était grillé. Le remplacement s'est avéré étonnamment abordable, le composant coûtant seulement 13,15 livres sterling, bien que le risque de ne pas pouvoir obtenir la pièce directement auprès de McLaren ait été envisagé. Après avoir remplacé le pyrofuse, la batterie a été chargée avec succès.
Avec la batterie chargée et le pyrofuse remplacé, il a été possible de tenter de démarrer le moteur. Pour contourner le pyrofuse encore manquant (en commande), il a été ponté temporairement. Le démarrage a été une réussite, produisant un son moteur satisfaisant, bien que l'alarme se soit déclenchée, ainsi que des indicateurs pour l'airbag et l'ABS. Malgré ces alertes, le fait que le moteur ait démarré était une étape majeure.
L'attention s'est ensuite portée sur l'inspection des dégâts extérieurs, en commençant par le pare-chocs avant. Il a été noté que la conception du pare-chocs en plusieurs parties, plutôt qu'en une seule, pourrait être une stratégie des assureurs pour réduire les primes en cas d'accident, en facilitant le remplacement de sections plutôt que l'ensemble. Bien que certains éléments du pare-chocs aient pu être récupérés, d'autres, en fibre de carbone, nécessitaient une réparation ou un remplacement, ce qui s'annonçait coûteux. La décision a été prise de tenter de réparer les éléments en carbone endommagés, car leur remplacement s'avérait prohibitif.
D'autres pièces ont été démontées pour évaluation, notamment les panneaux et les éléments des ailes. La suspicion a été émise quant à l'état des ceintures de sécurité, car elles peuvent être défectueuses après un accident, même si elles ne semblent pas endommagées visuellement. Un scan du véhicule serait nécessaire pour confirmer leur bon fonctionnement.
Le frein à main manuel a été identifié comme non réparable, mais heureusement, il est en aluminium et non en carbone, ce qui le rend moins coûteux à remplacer. La porte, la suspension et les airbags ont également été identifiés comme des zones nécessitant une attention particulière. Le remplacement des éléments liés aux airbags, comme le calculateur, s'annonçait coûteux et potentiellement long à obtenir.
Le système de freinage a également été examiné. Le disque de frein arrière était endommagé, nécessitant son remplacement. Le caliper de frein à main, bien qu'en aluminium, présentait également des signes de dommages et a été remplacé par une pièce d'occasion de McLaren 720S, dont la couleur jaune s'accordait avec les étriers existants. Le système de freinage a ensuite été purgé pour éliminer l'air et assurer une pression adéquate.
La suspension arrière a nécessité le remplacement de plusieurs composants, notamment le bras de suspension, la biellette de direction, le bras supérieur et inférieur, ainsi que le moyeu de roue. Les pièces de suspension, en aluminium, étaient coûteuses, mais des alternatives d'occasion ont été trouvées. La compatibilité des pièces de suspension entre les modèles 720S et 600LT a été une préoccupation, nécessitant des ajustements pour adapter certaines pièces.
Le radiateur a été vérifié et s'est avéré endommagé, avec un carénage et un support cassés. Il a été remplacé par une nouvelle pièce. L'installation du nouveau radiateur a nécessité une attention particulière pour éviter les bulles d'air dans le système de refroidissement.
La partie avant de la voiture a également subi des dommages importants. Le radiateur a été remplacé, et le carénage du radiateur, bien que difficile à obtenir, a été réparé et réutilisé. Les panneaux avant, y compris le pare-chocs et l'aile, ont été soit réparés, soit remplacés. Le capot avant a été remplacé par une pièce d'occasion.
Les éléments liés aux airbags, tels que le calculateur et les modules eux-mêmes, ont été remplacés ou réinitialisés. Les ceintures de sécurité ont été réinitialisées et leur couleur a été modifiée en orange pour s'harmoniser avec le reste de l'intérieur.
Le processus de réparation a impliqué la soudure de certains éléments, comme les charnières de porte, réalisées par un spécialiste. L'alignement de la porte a nécessité des ajustements précis. L'intégration des éléments électriques de la porte a été réalisée avec succès.
La voiture a été nettoyée et lavée, et un contrôle des codes d'erreur a été effectué pour identifier et corriger les problèmes restants, notamment ceux liés aux circuits ouverts des fenêtres et à l'alarme.
Le coût total de la réparation s'est élevé à 28 000 euros, portant le coût total de la voiture, achat inclus, à environ 109 000 euros. Ce montant est considéré comme avantageux par rapport au prix de marché des McLaren 600LT d'occasion, qui se situent autour de 142 000 euros.
Une inspection plus approfondie a révélé des dommages au monocoque en fibre de carbone, une réparation complexe et coûteuse qui aurait pu entraîner la mise à la casse du véhicule. Cependant, les dégâts ont été jugés localisés et réparables par un spécialiste, ajoutant environ 7 jours et des dépenses supplémentaires au processus.
Le projet de remise en état a été achevé en neuf jours, avec quelques éléments encore en attente de réparation et d'immatriculation. Le résultat final est jugé très satisfaisant, avec une McLaren 600LT reconstruite et prête à être utilisée.