
Thailand’s Tourism Slump… Her Island Home Took A Hit
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Nikki, une expatriée britannique de 73 ans, a trouvé sa dernière demeure en Thaïlande à Journey's End, un refuge isolé sur l'île de Koh Chang. Après avoir surmonté des difficultés financières et des problèmes de tourisme, elle maintient son rêve thaïlandais en vie grâce à ses économies et à l'aide de son équipe. La saison touristique a été difficile, marquée par des annulations dues à la guerre au Cambodge et aux problèmes pétroliers en Iran, mais Nikki a réussi à s'en sortir en contractant un prêt immobilier et en maintenant son personnel. Elle décrit son établissement comme une entreprise de style de vie, où la couverture des dépenses est l'objectif principal, plutôt que la recherche de profits massifs.
Nikki vit avec son personnel, dont Ang, une ancienne employée de son bar à Pattaya et désormais cuisinière hors pair. Ang est un exemple de la capacité des Thaïlandais à se réinventer, passant de femme de ménage à chef cuisinier. Le quotidien de Nikki est paisible : elle se lève tôt, prend son café et sa cigarette en regardant le lever du soleil, tandis qu'Ang prépare les repas du matin au soir. L'ambiance à Journey's End est familiale et accueillante, même pour le propriétaire du terrain, Manu, qui est désormais un visiteur régulier. Les Thaïlandais de cette région sont décrits comme honnêtes et non avides d'argent, participant activement à la vie du lieu.
Concernant l'avenir, Nikki adopte une approche au jour le jour, sans se soucier du long terme. Elle a réussi à louer sa propriété en Angleterre, ce qui lui assure une certaine sécurité financière. Son objectif principal est le confort et la tranquillité, ne voulant pas finir dans une maison de retraite où elle ne pourrait plus marcher. Elle ne boit presque jamais d'alcool, mais continue de fumer et de consommer du cannabis, légalisé en Thaïlande, pour le sommeil et la gestion de la douleur.
Nikki partage des souvenirs de sa jeunesse à Londres dans les années 60, où elle était chauffeuse de taxi. C'était un métier dominé par les hommes, mais elle a gagné le respect de ses collègues grâce à ses compétences de conduite. Elle a même eu sa propre entreprise de taxis, mais a dû faire face à la mort subite de sa petite amie. Plus tard, à 36 ans, elle est retournée aux études pour devenir avocate, après avoir subi une thérapie par électrochocs (ECT) qui avait gravement affecté sa mémoire. L'ECT lui a été administrée après une dépression nerveuse et a entraîné une perte de mémoire significative. Pour compenser, elle a dû travailler incroyablement dur, prenant des semaines pour rédiger des essais que d'autres faisaient en quelques jours. Elle a appris que la vie est un processus et qu'il faut avancer pas à pas, sans se laisser décourager par l'ampleur de la tâche.
L'ECT, bien que difficile, l'a aidée à se remettre de sa dépression, même si elle a eu des effets secondaires étranges, comme une brève capacité à comprendre le russe. Elle a mis du temps à récupérer sa mémoire à court terme, mais a réussi à exceller dans son travail d'avocate, même sans diplôme universitaire, allant jusqu'à plaider devant la Chambre des Lords.
Nikki révèle une relation difficile avec sa mère, décédée en 1998, qu'elle n'a toujours pas pardonnée. Cette indifférence s'est malheureusement étendue à son fils aîné, qui ne lui parle plus depuis 16 ans. Elle attribue en partie cette situation à son jeune âge (20-21 ans) lorsqu'elle a eu son fils, ainsi qu'à l'addiction de son père. Elle a un autre fils, de 32 ans, avec qui elle entretient une relation merveilleuse, ce qui la surprend car il était initialement considéré comme le plus difficile. Nikki pense que sa mère était jalouse et narcissique, ce qui a pu influencer sa relation avec son premier fils. Elle souligne la différence entre les familles occidentales et thaïlandaises, où le soutien mutuel est essentiel.
Son principal regret est de s'être disputée avec son père sur son lit de mort à propos de l'héritage de son fils aîné. Elle a finalement suivi les conseils de son père et a déshérité son fils, qui avait déjà reçu 60 000 livres et claqué la porte. Nikki a perdu son frère, son père et sa mère en l'espace de trois ans, une période très difficile.
Aujourd'hui, Nikki est heureuse d'être célibataire, une révélation qu'elle attribue en grande partie à ses années de thérapie. Elle aime sa vie en Thaïlande, où elle peut se détendre, peindre et lire. Elle n'avait jamais pensé atteindre 70 ans et se considère désormais en "temps emprunté", espérant une fin paisible, sans douleur, et souhaite que ses cendres soient dispersées dans la mer.
Pour ceux qui envisagent de s'installer en Thaïlande, Nikki déconseille de venir avec l'idée de "tout monter" immédiatement. Il faut visiter, voyager, parler à de nombreuses personnes et vraiment comprendre la culture. L'acceptation par les Thaïlandais prend du temps ; il lui a fallu dix ans pour être pleinement acceptée. Elle envisage Journey's End comme un "village de retraite" pour des personnes relativement en forme, cherchant un mode de vie différent sans la bureaucratie d'une maison de soins. Elle a vu beaucoup d'étrangers plus âgés s'associer à des femmes plus jeunes à Pattaya, avec des résultats mitigés. Nikki valorise la tranquillité et l'absence de drame qu'elle a trouvées à Koh Chang, contrastant avec l'agitation et les commérages qu'elle a connus dans son bar précédent. Elle insiste sur l'importance de comprendre et de respecter l'attitude thaïlandaise, qui est basée sur l'honnêteté et le non-conflit.