
Ils ont tout quitté pour le COSTA RICA (leur bilan)
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Caroline et Mathieu, connus sous le nom de Ma vie Buissonnière sur YouTube, sont un couple d'entrepreneurs français qui se sont expatriés au Costa Rica il y a plus de trois ans. Ils accompagnent désormais des personnes souhaitant changer de vie grâce à des business en ligne. Leur décision de quitter la France est survenue après une période de confinement due au Covid, qui leur a offert une pause obligatoire pour remettre en question leur mode de vie. Ils ont réalisé qu'ils ne voulaient plus d'une vie subie, mais plutôt d'une vie choisie, et ont investi en eux-mêmes pour devenir coachs et entrepreneurs nomades.
Le Costa Rica n'était pas leur premier choix. Initialement, ils avaient envisagé la République dominicaine, mais après un voyage de reconnaissance, ils n'ont pas apprécié l'énergie du pays. Leur objectif était de se rapprocher des États-Unis, dont ils sont de grands fans. Le Costa Rica, qu'ils avaient visité dix ans auparavant, correspondait à leurs critères : une nature incroyable, une abondance d'animaux, des énergies propres et une bonne sécurité. La flexibilité des visas a également joué un rôle. Ils ont commencé avec un visa touristique de six mois, renouvelable en sortant et en rentrant du pays. Il existe d'autres options de visas, comme le visa investisseur (500 dollars d'investissement cumulable), le visa digital nomade (3000 dollars de revenus mensuels), le visa Rentista (2500 dollars par mois ou 60000 dollars sur un compte), et le visa retraité Pensionado (1000 dollars par mois). Une autre voie, souvent utilisée par leurs amis, est d'avoir un enfant au Costa Rica, ce qui confère la résidence aux parents et grands-parents, et offre aux enfants l'opportunité de devenir trilingues (anglais, espagnol, français).
La fiscalité au Costa Rica est très avantageuse, notamment pour les entrepreneurs en ligne. Le pays applique une taxation territoriale, ce qui signifie que les revenus provenant de l'étranger sont taxés à 0%. Par exemple, une société offshore basée à Hong Kong ou aux États-Unis ne sera pas taxée sur ses gains si le résident est installé au Costa Rica. La taxe foncière est également très basse, à 0,25% de la valeur du bien. Ces avantages fiscaux contribuent à la réputation du Costa Rica comme un paradis fiscal.
La majorité des expatriés francophones au Costa Rica sont des Canadiens et des Américains, étant donné la proximité géographique (3h de vol de Miami, 5h du Canada). On y trouve également des Suisses et de nombreux Belges, particulièrement à Tamarindo.
Une journée type pour Caroline et Mathieu commence souvent par une marche sur la plage pour voir le lever du soleil, qui se lève toute l'année vers 5h du matin et se couche vers 18h. Ils vivent au rythme du soleil, se levant et se couchant tôt. Ils travaillent depuis leur domicile sur leurs business en ligne, appréciant le confort, le calme, la climatisation et la possibilité de faire une pause pour observer les singes. Leurs journées incluent une discipline matinale (sport, méditation, lecture, journaling), suivie de travail jusqu'à 15h ou 16h, puis ils profitent de la ville et du coucher de soleil sur la plage.
Cependant, le coût de la vie au Costa Rica est élevé, ce qui surprend souvent les nouveaux arrivants, surtout pour un pays d'Amérique latine. Il est surnommé la "Suisse de l'Amérique latine". Les produits importés sont particulièrement chers, y compris l'électronique et les voitures, qui peuvent coûter 20 à 30% de plus qu'ailleurs. Manger "à l'européenne" ou biologique coûte cher. En revanche, les services à la personne, comme les femmes de ménage ou les artisans, sont plus abordables. Une femme de ménage pour une maison de 120m² plus une annexe de 20m² coûte environ 35 dollars.
Pour se déplacer, une voiture 4x4 est indispensable. Les routes sont parfois en mauvais état, avec des nids-de-poule et des rivières à traverser, surtout pendant la saison des pluies. Même les routes goudronnées peuvent être endommagées.
La plus grande difficulté rencontrée par Caroline et Mathieu a été la construction de leur maison. Ils soulignent l'importance de la présence sur place pour superviser les travaux et s'assurer de la qualité et de la fiabilité des entrepreneurs, une erreur qu'ils ont eux-mêmes commise en s'absentant.
En ce qui concerne la langue, l'espagnol est parlé doucement au Costa Rica, ce qui facilite l'apprentissage. Les Costariciens sont patients et encourageants envers ceux qui font l'effort de parler espagnol. À Tamarindo, l'anglais est également courant en raison de la forte présence américaine. Cependant, certains commerçants locaux ne parlent que l'espagnol.
Sur le plan de la sécurité, Caroline et Mathieu ne se sont jamais sentis en insécurité en trois ans, même en se promenant sur la plage. Ils conseillent de ne pas laisser traîner d'affaires de valeur dans les voitures pour éviter de tenter les opportunités.
L'intégration sociale est facile. Le couple a rencontré de nombreux amis francophones et même un ami américain. Ils affirment qu'il n'y a pas de problème pour se faire un réseau et trouver des personnes avec qui interagir.
Caroline et Mathieu ont créé un guide pratique pour ceux qui souhaitent s'expatrier au Costa Rica. Ce guide inclut des contacts de confiance (avocats, mécaniciens, agents immobiliers) et des informations sur les démarches administratives et les visas.
Pour ceux qui hésitent à franchir le pas de l'expatriation, leur premier conseil est de faire un voyage de reconnaissance sur place, non pas en mode vacances, mais pour ressentir l'énergie du pays et voir si cela correspond à leurs attentes. Le deuxième conseil est de ne pas écouter les peurs des autres et de se lancer. Leur seul regret est de ne pas avoir pris cette décision plus tôt.