
Office Hours (July 30 2026)
AI Summary
Dans cet épisode de "Office Hours", l'animateur aborde une variété de sujets liés au son, allant de l'expérience pratique dans le "live sound" à la structure des cours en ligne, en passant par des comparaisons d'équipements et des conseils de "gain staging".
L'animateur partage son parcours personnel, soulignant l'importance capitale de l'expérience pratique acquise lors de son stage dans une entreprise de sonorisation. Il explique que si ses études universitaires étaient principalement axées sur le studio, c'est sur le terrain, en montant et démontant des systèmes chaque soir, qu'il a réellement compris le flux du signal et l'interconnexion des équipements. Il recommande vivement cette expérience, même pour ceux dont le domaine principal n'est pas le "live sound", car les principes appris sont applicables à de nombreux autres domaines, y compris l'intégration de systèmes et même l'éclairage.
Il présente ensuite son "Troubleshooting Lab", un outil interactif en ligne conçu pour enseigner la résolution de problèmes audio à distance. Une version gratuite est disponible via un lien, tandis que les membres bénéficient d'une version complète avec plus de fonctionnalités, notamment un système à 16 canaux, des "snake" de scène, et la possibilité de reconfigurer les connexions. Le laboratoire propose différents modes de pratique (facile, moyen, difficile) pour s'entraîner à diagnostiquer et corriger des problèmes audio simulés.
La structure des cours en ligne est ensuite détaillée. L'offre comprend "Live Sound 101", "Mixing Essentials" (enseigné par Gabe Herman, ingénieur de mixage professionnel et professeur), et "Ear Training". Ces cours sont structurés pour aborder des éléments un par un. Le "Ear Training Lab" permet de pratiquer l'identification d'intervalles musicaux, tandis que des modules spécifiques se concentrent sur la compression et l'égalisation. L'animateur insiste sur le fait que l'apprentissage des techniques de compression est un élément nouveau et particulièrement utile, car il est souvent plus difficile à maîtriser que l'égalisation.
Une question clé porte sur le choix entre les enceintes Electro-Voice "Euville" et QSC pour un premier système de sonorisation. L'animateur compare les deux marques en examinant leurs spécifications. Il met en avant l'angle de couverture : 75 degrés pour les QSC, et 90x60 pour les EV. Il explique que l'angle de couverture est crucial pour disperser le son efficacement sans qu'il ne déborde sur la scène, et que le choix dépendra de l'application spécifique et de la configuration du lieu. Il aborde également le niveau de pression acoustique (SPL) maximal. Les QSC affichent 132 dB SPL contre 125 dB SPL pour les EV. Il détaille l'impact de cette différence de 7 dB, expliquant comment le niveau sonore diminue avec la distance. Une différence de 6 dB correspond approximativement à un doublement de la taille du public que le système peut couvrir. Il note également la présence de différents diamètres de haut-parleurs (10, 12, 15 pouces) et l'influence de ces choix sur la couverture, la réponse en fréquence et le SPL maximal. Le choix final dépendra des besoins spécifiques de l'utilisateur, notamment en termes de puissance et de taille des événements.
L'animateur aborde ensuite la question des applications audio "utilitaires" ou de niche, comme les systèmes audio pour les "drive-thru", les épiceries, les entrepôts ou les transports. Bien qu'il n'ait pas d'expérience directe dans tous ces domaines (notamment le "transit audio" lié aux véhicules), il confirme avoir une solide expérience dans la conception de systèmes pour les épiceries, les hôpitaux, les salles de conférence, etc. Il explique que les principes fondamentaux de l'audio s'appliquent, comme les angles de couverture, qu'il faut adapter aux spécificités de chaque environnement (par exemple, l'utilisation de haut-parleurs suspendus dans les environnements à hauts plafonds comme les entrepôts). Il mentionne également l'importance de la puissance d'amplification et l'utilisation de systèmes en tension (70V) pour distribuer le son sur de grandes surfaces avec de nombreux haut-parleurs, contrastant avec les systèmes à basse impédance (8 ohms). Pour les salles de conférence, il évoque l'usage de microphones suspendus et les avancées technologiques dans ce domaine, y compris les microphones multi-éléments.
Un segment important est consacré à la gestion du "gain staging", c'est-à-dire la méthode pour régler les niveaux d'entrée et de sortie des équipements audio afin d'optimiser la qualité sonore et d'éviter la distorsion. L'animateur décrit sa procédure pour le réglage des systèmes de sonorisation lors de la balance. Il commence par mettre tous les canaux en mute, puis utilise un morceau de musique pré-enregistré comme source. Il ajuste le niveau d'entrée de la console, puis monte progressivement le volume des enceintes principales jusqu'à obtenir un niveau sonore adéquat dans la pièce, en gardant les faders de canal et maîtres à l'unité (unity gain). Il explique que cette approche permet d'utiliser le "headroom" dynamique de la console et des amplificateurs. Pour les retours de scène (moniteurs), il applique une méthode similaire mais en se concentrant sur le niveau de chaque micro dans le retour. Il monte progressivement le niveau du micro dans le retour jusqu'à l'apparition de larsen (feedback), puis atténue la fréquence problématique. Il répète ce processus pour quelques fréquences de larsen, car une suppression excessive de fréquences peut dégrader la qualité sonore du retour. Il indique qu'il s'arrête généralement après avoir corrigé 3 à 4 fréquences de larsen, sachant qu'il pourra augmenter le niveau du micro pour le chanteur si nécessaire, tout en restant dans les limites de ce qui est acoustiquement acceptable.
La discussion sur les niveaux d'entrée appropriés est également abordée, en distinguant les indicateurs de niveau analogiques (VU meters) et numériques (dBFS). Sur une console numérique, il recommande de viser des pics autour de -12 dBFS à -6 dBFS, en laissant une marge de sécurité avant le 0 dBFS (qui correspond au clipping numérique). Sur une console analogique, le 0 dB VU peut être dépassé légèrement, car les circuits analogiques ont une meilleure tolérance à la surcharge que les circuits numériques. Il souligne l'importance de comprendre la nature des signaux (pics d'une caisse claire versus niveau moyen d'une basse) pour régler les niveaux de manière optimale.
L'animateur revient sur les problèmes techniques rencontrés lors du live stream (coupure du son pour le public, puis pour lui-même), expliquant qu'il s'agissait de problèmes de configuration logicielle (désactivation de "loopback" dans RME TotalMix) et de muting de sortie. Ces incidents servent d'illustration pratique des défis de la sonorisation en direct et de la résolution de problèmes audio, renforçant l'utilité du "Troubleshooting Lab".
En conclusion, l'animateur exprime sa lassitude après les péripéties techniques, mais remercie tous les participants pour leur patience et leur engagement. Il annonce le prochain épisode de "Office Hours" pour le mois d'août et clôture le stream.