
This Duplex Redefines Architecture! You Wont Believe How They Did it!
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Les architectes sont souvent des artistes tourmentés, frustrés par les contraintes budgétaires et les goûts des clients. Ils sont en quelque sorte dans la mauvaise profession, sauf lorsqu'ils ont la rare opportunité de concevoir leur propre maison. C'est le cas du projet que nous examinons aujourd'hui à Brisbane, en Australie.
Cette maison est conçue pour être polyvalente, pouvant servir de galerie, de restaurant ou de bureau après le départ de ses occupants actuels. Pour les architectes, leur maison est une carte de visite, un moyen d'établir des relations d'affaires.
Ingrid Richards et Adrian Spence, de Richards et Spence Architects, présentent leur maison, "Las Casas", signifiant "l'escalier" ou "l'échelle". Située en bordure de ville, elle offre une vue "en premier plan" plutôt qu'un panorama lointain, permettant d'apprécier le mouvement et la vie de la ville.
La maison est un duplex, comprenant une unité avant et une unité arrière. Seule l'unité arrière est présentée dans cette vidéo. C'est une maison à niveaux décalés, mais en réalité sur trois étages. La chambre principale est au rez-de-chaussée, avec une petite chambre et une salle d'eau, tandis que les espaces de vie et le jardin sont à l'étage.
Le couple reçoit beaucoup et avait besoin d'une maison confortable pour eux, mais aussi capable d'accueillir de grands groupes. Le site, en pente raide, a été optimisé en créant une cour centrale plutôt qu'un jardin arrière, maximisant ainsi l'utilisation de l'espace extérieur. Adrian a travaillé sur le projet pendant quatre ans avant qu'Ingrid ne dessine la section de la maison sur une serviette, une solution géniale pour l'utilisation du terrain.
L'unité avant, non montrée, est une habitation indépendante proche de la rue. L'entrée de la propriété est cruciale pour comprendre son agencement. Un escalier mène à l'unité avant, tandis qu'un passage mène à l'unité arrière, offrant une "expérience purificatrice" avant d'atteindre la porte d'entrée.
On entre au "rez-de-chaussée inférieur", qui mène du garage à un portique "sombre". La chambre du bas bénéficie d'un volume à double hauteur et de vitrages cannelés pour l'intimité, offrant une vue animée sur le ciel le matin. Cependant, étant orientée sud, elle manque de lumière directe et ne dispose pas de rideaux, réveillant les occupants dès le lever du soleil.
Le niveau intermédiaire abrite une chambre d'amis, une buanderie et une salle de bain, avec un plafond bas et une ambiance "caverneuse". Une fenêtre donne sur la chambre principale, ce qui est un peu "étrange". Ce niveau est souvent ignoré par les visiteurs, qui sont attirés par la lumière à l'étage supérieur.
Le nom "La Scala" est poétique car il renvoie à ce qui est souvent manqué : les escaliers mènent nulle part, laissant place à l'imagination. En arrivant à l'étage, on est surpris par une grande pièce donnant sur la ville, puis par la cour centrale. Le positionnement de cette cour, en retrait de l'autre unité, permet à ce côté de la maison d'être orienté nord, apportant de la lumière naturelle. C'est une utilisation du terrain absolument magistrale, fruit de quatre ans de travail.
Le bâtiment est massif, pesant, mais les plantes s'en libèrent, comme les vignes qui poussent à l'intérieur, estompant la frontière entre l'intérieur et l'extérieur. Le paysage est luxuriant, contrastant avec l'entrée plus aride.
Le style architectural est minimaliste, laissant l'architecture, l'agencement et la lumière faire le travail, avec une palette très simple. Le béton donne une impression monolithique, sans joints apparents, comme une pièce de matériau sculptée. Le contraste avec le laiton et le bois enrichit l'expérience.
Le plus grand succès du projet est la manière dont il manipule la lumière. De nombreuses ouvertures apportent de la lumière naturelle sous différents angles, sans compromettre l'intimité du jardin arrière. L'unité avant pourrait servir de bureau ou être louée.
Ce n'est pas simplement une architecture brutaliste ; c'est un modernisme utopique des années 1960 qui