
Recreating The Impossible Rhythm Illusion in "The Odyssey" Soundtrack
Audio Summary
AI Summary
Le morceau "Troy" de l'Odyssée crée une illusion auditive unique : il accélère indéfiniment sans jamais devenir injouable ou inaudible. Cette illusion repose sur quatre techniques principales.
La première est inspirée du rythme de Risset. Il s'agit d'un motif rythmique simple, auquel s'ajoute le même motif en double vitesse s'estompant, et en demi-vitesse s'intensifiant. Le tempo double progressivement, donnant une sensation d'accélération constante. Cette technique est dérivée du "Shepard's tone" de Roger Shepard, qui donne l'impression d'une hauteur infiniment croissante en superposant des notes à différentes octaves, les plus aiguës s'estompant et les plus graves apparaissant. Les deux illusions fonctionnent en estompant des éléments pour que l'oreille perde leur trace.
La deuxième technique consiste à supprimer des subdivisions pour créer une sensation de demi-tempo. Par exemple, en jouant un groupe de deux notes et en réduisant le volume de chaque deuxième note jusqu'à ce qu'elle disparaisse, lorsque le tempo double, on retrouve le rythme original. Dans "Troy", cela s'applique à des groupes de six impulsions, avec des couches rythmiques supplémentaires à demi et un tiers de vitesse, créant des sensations de 3/4 et 6/8, une polyrythmie appelée hémiola.
La troisième technique est l'utilisation de deux mètres différents, permettant au compositeur de choisir des couches rythmiques qui subissent la transformation par suppression de subdivisions. Cela crée un fractal polyrythmique où le zoom révèle une copie originale du rythme.
La dernière astuce, non rythmique, est une dissonance progressive : une longue note monte lentement contre une hauteur soutenue, créant une tension.
L'auteur a tenté de recréer ces effets, en doublant le tempo de 150 à 300, puis à 600 BPM. Bien que difficile à analyser, l'illusion d'un tempo infiniment ascendant est réussie.