
Stars 80 : Dans les coulisses de la tournée la plus populaire de France
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La tournée Star 80, qui réunit 17 artistes des années 80, connaît un succès phénoménal en France, attirant près de 7000 spectateurs par soir, toutes générations confondues. Ces artistes, dont la moyenne d'âge avoisine les 60 ans, ont vendu plus de 100 millions de disques à eux seuls et vivent une seconde jeunesse sur scène.
Parmi les piliers de cette tournée, on retrouve Cookie Dingler, dont le tube "Faire le beau" s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires. Il exprime sa joie de participer à cette aventure, soulignant l'importance de s'amuser et de partager des moments conviviaux avec les autres artistes, qu'il considère désormais comme des amis. Julie Pietri, l'une des rares femmes sur scène, apprécie la compagnie de ses collègues masculins, les qualifiant de gentlemen.
Le voyage des artistes se fait en TGV, où ils rencontrent parfois de jeunes admirateurs. Patrick Hernandez, auteur du tube mondial "Born to be Alive", parvient à faire reconnaître sa chanson par un jeune passager, se réjouissant de battre ainsi Jean Schultes, un autre artiste de la tournée. Le succès intergénérationnel de chansons comme "Bamboléo" d'Émile et Images est souligné, attirant un public varié composé de nostalgiques, de trentenaires et de quadras venus faire la fête.
À leur arrivée à Angoulême, les artistes retrouvent le reste de la troupe. Julie Pietri, qui a connu un grand succès avec "Ève, lève-toi" en 1986, avoue ressentir une certaine appréhension avant chaque début de tournée, malgré son expérience.
Parmi les fans, Bruno est un exemple marquant. Collectionneur passionné de souvenirs liés à Julie Pietri, il suit la tournée de près et se réjouit de chaque occasion de voir son idole en concert. Il découvre Julie en 1979 et est resté fidèle à son parcours musical, collectionnant vinyles, compacts disques et même des objets dérivés comme une ligne de maquillage.
Le spectacle est orchestré par Olivier Kéffer, le directeur artistique, qui a eu l'idée de réunir ces artistes il y a huit ans. Ce qui a commencé par une seule date s'est transformé en plus de 1000 représentations, incluant deux Stade de France. Claude Sindecky, le producteur, apporte son savoir-faire et les moyens nécessaires à la tournée.
Cette année, François Feldman remplace Jean-Luc Laé, contraint de se retirer suite à des démêlés judiciaires. François, déjà familier de la tournée, est heureux de retrouver la scène et de représenter Jean-Luc devant le public, même s'il ressent une certaine pression.
Les répétitions sont l'occasion de retrouvailles chaleureuses et de plaisanteries entre les artistes, comme en témoignent les échanges autour des costumes de François Feldman, qui doit s'adapter à une nouvelle taille.
Julie Pietri, l'une des têtes d'affiche, connaît un léger souci de santé la veille de la reprise, suscitant l'inquiétude du metteur en scène. Heureusement, elle retrouve rapidement des forces pour le concert.
Le public, lui, est au rendez-vous, comme Bruno et Marlène, membres du fan club de Julie Pietri, qui arrivent en avance pour s'imprégner de l'ambiance. La tournée attire des familles entières, symbolisant le caractère intergénérationnel du spectacle. Les dépenses pour assister au concert, incluant les places et les produits dérivés, peuvent représenter un budget conséquent, mais l'expérience est jugée inestimable par les spectateurs, qui y voient une cure de jouvence et un moyen de revivre leurs souvenirs d'adolescence.
Le spectacle débute avec Julie Pietri, suivie par François Feldman. Ce dernier exprime ses doutes quant à son remplacement, craignant d'être perçu comme un simple substitut de Jean-Luc Laé. Cependant, il parvient à séduire le public grâce à son talent et son charme, prouvant qu'il est un artiste à part entière.
Les tubes s'enchaînent, interprétés avec passion par les artistes, qui redécouvrent leurs chansons grâce à l'interaction avec le public. Jean-Pierre Madère, auteur d'un des tubes, exprime sa joie de voir sa création vivre à travers les spectateurs.
Après le concert, certains fans privilégiés ont la chance de rencontrer les artistes en coulisses, comme Bruno et Marlène qui échangent avec Julie Pietri, partageant un moment de complicité.
Les artistes, quant à eux, profitent de leurs rares moments de liberté, certains visitant des cathédrales, comme Patrick Hernandez et Cookie Dingler, d'autres cherchant des vêtements des années 80, à l'instar de Patrick Coutin. Les nouvelles technologies facilitent leurs recherches, contrastant avec l'époque où ils se perdaient pour trouver des lieux de concert.
Le voyage en bus est un moment clé de la tournée, créant une ambiance conviviale et soudée entre les artistes, musiciens et danseurs. Cookie Dingler, assis au milieu du bus, anime la troupe avec humour. Les pauses permettent des moments de détente et d'achat de produits locaux, comme des huîtres dans une station-service.
Le spectacle, d'une durée de 2h30, inclut non seulement les tubes des années 80, mais aussi des reprises de rock, démontrant la polyvalence des artistes. Ils aspirent à prouver qu'ils ne sont pas cantonnés à un seul succès et profitent de ce retour inespéré, qui leur rapporte jusqu'à 8000 euros par soirée. L'accueil dans les hôtels quatre étoiles et les moments de convivialité post-concert, où ils jouent les tubes de leur jeunesse, renforcent cette idée d'un comeback élégant et réussi. La tournée Star 80, loin de s'essouffler, promet encore de belles années.