
“They Wanted A Bad Guy, So I Became One” - Ryan Garcia
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L'invité, un boxeur professionnel, discute de son état mental pendant les combats, expliquant qu'il n'est pas dans un état de pensée active mais plutôt en mode réceptif, suivant son instinct et son intuition. Il utilise des mantras comme "reste concentré" pour se maintenir dans le bon état d'esprit. Il se souvient de moments clés des combats, comme lorsqu'il a mis son adversaire au sol, mais pour la plupart, il a besoin de revoir le combat pour se rappeler les détails. Il compare cet état de "flow" à celui d'autres artistes ou athlètes qui atteignent leur meilleure performance lorsqu'ils ne réfléchissent pas trop.
Cependant, cet état de concentration intense peut aussi nuire à la mémoire de l'événement, car le cerveau est optimisé pour la performance et non pour l'enregistrement mémoriel. La joie de la performance arrive après le combat, une fois le devoir accompli professionnellement. L'invité valorise l'idée que chacun aborde sa profession avec sérieux, même s'il ne s'agit pas d'un sport de haut niveau. Il souligne qu'il y a toujours des niveaux à atteindre, même dans des métiers comme la construction, et que la recherche de l'amélioration continue est fascinante.
Il évoque son entrée précoce dans la boxe, à 15 ans, et regrette de ne pas avoir eu une adolescence plus "normale" pour expérimenter certaines choses avant d'être confronté aux réalités de l'argent et de la célébrité. Il estime que les erreurs de jeunesse devraient être commises à l'âge de l'adolescence. Il aborde le thème du sacrifice, considérant que tout ce qui est grand dans la vie nécessite un sacrifice. Pour lui, cela s'est traduit par une enfance consacrée à l'entraînement intensif et à de nombreux combats amateurs (plus de 225). Il compare cela à la vie d'un joueur de cricket qui dédiait sa vie au sport de 10 à 18 ans, au point d'être retiré de l'école pour jouer. Cette dédicace forge une éthique de travail solide.
Il mentionne que son père était un amateur de boxe et qu'il a atteint les championnats nationaux, même s'il a perdu. Son père a toujours mis l'accent sur la nécessité de se relever après une défaite. L'invité se sentait poussé par son père à exceller. Il parle de la pression familiale, comparant la situation à des "Hunger Games" familiaux, où il fallait se démarquer. Il dédie son premier titre mondial à son père. La boxe a évolué pour lui d'une passion à un voyage spirituel, où il se sent guidé.
Il décrit sa vie actuelle comme plus régulée et paisible, ayant appris à prendre soin de son corps, qu'il considère comme un temple. Il reconnaît qu'en jeunesse, il pouvait se permettre de consommer n'importe quoi, se croyant invincible, mais que la vie (ou Dieu) finit par humilier. Il a réalisé que certaines habitudes le détournaient de son chemin et qu'il n'était pas "Superman". Il a traversé une période de difficultés extrêmes en 2021, combinant des problèmes de garde d'enfants, le diagnostic de cancer de sa mère et un divorce. Il a tenté de noyer ces problèmes dans l'alcool et un comportement autodestructeur. Il a ensuite réalisé qu'il avait la force de surmonter ces épreuves, une prise de conscience difficile mais nécessaire.
Il se souvient de cette période difficile comme étant alimentée par la colère : contre le monde, contre la façon dont les gens le jugeaient, et contre la communauté de la boxe qui, selon lui, ne lui donnait pas le crédit qu'il méritait malgré ses succès chez les amateurs et son titre de champion national. Il a décidé de leur donner ce qu'ils voulaient voir : un combattant en colère, buvant, fumant et parlant fort. Il se sentait profondément irrespecté. Le titre de son combat, "Murder On My Mind", reflétait son désir intense de vaincre son adversaire, qui avait lui-même évoqué la "mort de Ryan Garcia". Cette confrontation a déclenché une colère incontrôlable.
Il a eu une vision étrange en 2021 après sa victoire contre Luke Campbell, d'une bête sortant de la mer, d'un pont, de personnes dans les bois faisant des choses étranges. Il a découvert que cela faisait référence au Bohemian Grove, un lieu connu pour ses rituels. Il a été confronté à des accusations d'être impliqué dans des choses étranges, mais il affirme avoir été manipulé.
Il aborde ensuite le thème des conspirations, mentionnant Alex Jones et des histoires de comportements immoraux. Il réfléchit à la manière dont la diffusion d'informations s'est démocratisée, rendant plus difficile pour les personnes au pouvoir de dissimuler leurs actions. Il compare la boxe à des rituels anciens, avec une histoire riche et des traditions qui peuvent sembler étranges au monde extérieur, à l'image des cérémonies universitaires ou du Bohemian Grove. Il trouve le monde de la boxe moins organisé et transparent que d'autres organisations comme l'UFC.
Il discute de Jake Paul, le reconnaissant comme un vrai boxeur après son combat contre Anthony Joshua, même s'il n'est pas un poids lourd. Il admire sa réponse après s'être fait fracturer la mâchoire, la qualifiant d'"élite". Il pense que le sport de la boxe nécessite de commencer jeune, mais mentionne des exceptions comme Deontay Wilder. Il explique que le succès en boxe est souvent basé sur l'accumulation de sacrifices et d'expérience, et que les spectateurs occasionnels ne discernent pas toujours la différence entre un véritable champion et quelqu'un qui vend bien le spectacle.
Il compare l'agression et la rage au combat. Si la rage peut aveugler, une certaine dose d'agression est nécessaire. Ce que l'on perd en étant trop enragé, c'est la conscience de ce qui peut revenir, la capacité de lire les coups et de réagir. Il cite l'exemple de Nicky Rodriguez, un pratiquant de Jiu-Jitsu brésilien, qui a remporté un million de dollars en un week-end en restant calme et concentré, malgré une certaine forme d'agression. Il suggère qu'un juste milieu entre calme et agression est bénéfique, car une trop grande sérénité peut faire perdre l'instinct du "killer".
Il évoque un combat potentiel contre Shakur Stevenson, qu'il souhaiterait ardemment. Il décrit Stevenson comme un bon combattant, un peu imprudent mais tenace. Il pense qu'il y a des niveaux dans la boxe et qu'il est prêt à le prouver. Il mentionne la complexité de la boxe avec ses politiques et sa bureaucratie qui rendent difficile la confrontation entre les meilleurs.
Il exprime son scepticisme envers les changements potentiels apportés par Zuffa (propriétaire de l'UFC), ne sachant pas si cela améliorera le sport. Il compare la boxe à une culture riche en traditions, contrairement à d'autres sports où les règles et les promoteurs sont plus uniformes. Il souligne que les désaccords financiers sont la principale raison pour laquelle les combats n'ont pas lieu, les boxeurs se surestimant parfois ou cachant leur refus de combattre derrière les promoteurs.
Il discute de la santé mentale, mentionnant que l'obsession, qu'elle soit dirigée vers des choses positives ou négatives, est une force puissante. Il admire ceux qui canalisent leur obsession vers des objectifs constructifs, comme un ami écrivant un livre qui vit entouré de notes. Il pense que la plupart des gens ne connaissent jamais une obsession qui en vaut la peine.
Il aborde le sujet des traumatismes crâniens (CTE) et de la santé du cerveau, reconnaissant qu'à son âge et compte tenu de sa carrière précoce, il a accepté les risques potentiels. Il essaie de ne pas se projeter dans un avenir négatif, mais espère que ses proches prendront soin de lui si cela arrive. Il attribue sa bonne santé mentale à son approche intentionnelle de chaque journée, en évitant le téléphone et en se concentrant sur des activités positives.
Il se décrit comme un penseur obsessionnel, capable d'analyser des positions et des scénarios pendant des heures, ce qui lui a permis de surmonter des difficultés lors de combats. Il raconte comment il a analysé une technique d'un adversaire qui le touchait constamment et a trouvé une parade. Il compare la boxe à des notes de musique, où chaque mouvement est une note et toute anomalie peut être identifiée. Il insiste sur l'importance de ne pas être surpris au combat, en se préparant à tous les scénarios possibles.
Il parle de son "shoulder rope", un mouvement qui le rend invulnérable aux coups, même s'il est moqué. Il pense que l'obsession est une épée à double tranchant, pouvant mener à des comportements destructeurs, mais aussi à des réalisations extraordinaires lorsqu'elle est canalisée positivement. Il admire ceux qui atteignent un état de concentration extrême, comme un auteur qui vit littéralement son livre.
Il conclut en soulignant l'importance de ne pas gaspiller une obsession positive et de la considérer comme une source gratuite de motivation et de discipline. Il est reconnaissant d'avoir appris certaines leçons financières tôt dans sa carrière, évitant ainsi de répéter les erreurs de certains athlètes qui ont dépensé leur fortune rapidement. Il exprime son souhait de voir Conor McGregor retrouver son meilleur niveau, reconnaissant son talent et son importance dans le sport, mais espérant qu'il évoluera vers un état plus stoïque et réfléchi, comme certains vétérans. Il pense que l'évolution est nécessaire pour rester pertinent dans le monde du combat. Il évoque également l'importance de la méditation et de la déconnexion avant de consulter son téléphone pour préserver son état mental.