
Claude Code vs Cowork vs Claude tout court — Lequel pour quoi ?
Audio Summary
AI Summary
La vidéo explore les différences entre Cloud Chat, Cloud Cowork et Cloud Code, trois outils intégrés dans la même application Cloud. L'objectif est de démystifier leur usage pour aider à choisir l'outil le plus adapté à chaque besoin, en optimisant l'efficacité et l'utilisation des tokens.
Cloud Chat est présenté comme un assistant conversationnel quotidien, comparable à un ami très intelligent. Il permet de discuter, de faire des recherches sur internet et d'expliquer des concepts. Par exemple, on peut lui demander d'expliquer la loi de Murphy ou les résultats d'un match de football, pour lesquels il effectuera des recherches web si nécessaire. Cloud Chat peut également créer des "artefacts", des éléments visuels ou interactifs qui enrichissent les réponses textuelles. Un exemple donné est la visualisation interactive d'un portefeuille d'actions à partir d'une capture d'écran, ou des séquences visuelles pour expliquer des concepts complexes comme la fission nucléaire. De plus, grâce à des connecteurs, Cloud Chat peut interagir avec des applications externes comme Notion pour écrire ou modifier des fichiers. Cependant, Cloud Chat manque de capacités pour manipuler directement des fichiers locaux, automatiser des tâches complexes ou naviguer sur des interfaces web de manière autonome. Il est idéal pour un usage simple et quotidien, correspondant à 80% des utilisateurs d'IA, mais il ne tire pas pleinement parti des capacités "agentiques" de l'IA.
En contraste, Cloud Cowork et Cloud Code sont conçus pour des approches plus "agentiques", où l'IA prend des décisions et effectue des actions de manière autonome.
Cloud Cowork est un "collègue" numérique doté de plus de fonctionnalités. Son interface est similaire à Cloud Chat, mais l'accent est mis sur la réalisation de "nouvelles tâches" plutôt que de "nouveaux chats". Cloud Cowork peut naviguer sur le web via Google Chrome, exécuter des commandes sur l'ordinateur, modifier des fichiers (par exemple, ajouter des cases dans un fichier Excel), gérer des dossiers (ranger le bureau ou les téléchargements), et automatiser la création de présentations PowerPoint. Il peut remplir des PDF, classer et lire des documents. Pour des raisons de sécurité, l'accès aux dossiers est limité et doit être autorisé explicitement par l'utilisateur. L'exemple est donné d'une recherche de compromis de vente dans le dossier de téléchargements, où l'outil demande l'accès au dossier et affiche sa progression. Un autre cas d'usage est le remplissage de formulaires administratifs complexes sur des sites comme celui de la Sécurité Sociale ou de l'INPI. Cloud Cowork peut ouvrir un navigateur, cliquer sur des éléments et interagir avec la page web. L'utilisateur doit cependant se connecter manuellement pour les informations sensibles (mots de passe, numéros de sécurité sociale). Les tâches peuvent être programmées pour une exécution régulière, transformant Cloud Cowork en un outil d'automatisation récurrente, à condition que l'ordinateur reste allumé. Il dispose également d'une fonction de "dispatch" pour le contrôle à distance via téléphone.
Cloud Cowork est particulièrement adapté aux professionnels qui effectuent des tâches répétitives sur ordinateur et qui ne sont pas nécessairement techniques. Il simplifie les processus en abstrayant les détails techniques, ce qui est un avantage pour les non-experts. Cependant, cette abstraction présente des inconvénients majeurs, notamment une gestion du contexte moins visible et contrôlable, entraînant une utilisation massive de tokens et une vitesse d'exécution plus lente. L'IA fonctionne un peu "à l'aveugle" car le contexte, c'est-à-dire la mémoire des interactions et des informations, se remplit rapidement, ce qui peut dégrader les performances au-delà de 40% de remplissage. Bien que très utile pour automatiser des tâches complexes sans expertise technique, Cloud Cowork est comparé à l'iPhone des agents IA : simple d'utilisation pour la plupart des gens, mais avec moins de contrôle détaillé et un coût potentiellement plus élevé en termes de tokens.
Cloud Code, en revanche, est destiné aux utilisateurs plus techniques, aux "geeks" et aux développeurs. Il offre les mêmes fonctionnalités que Cloud Cowork (navigation, accès aux dossiers, création de slides, etc.) mais avec un niveau de contrôle et de personnalisation bien supérieur. Il permet de créer des sites web, des jeux vidéo (où il est plus adapté que Cowork), et surtout d'écrire et d'exécuter du code sur l'ordinateur. Alors que Cowork écrit aussi du code mais le cache, Code le rend visible et modifiable. Cloud Code est conçu pour les "builders" qui créent des automatisations, des applications ou des outils internes.
L'accès à Cloud Code se fait via un troisième onglet dans l'application Cloud. Il nécessite de choisir un dossier de travail et offre une visibilité sur l'utilisation de la fenêtre de contexte, cruciale pour l'efficacité des LLM. Il propose différents modes (auto, avec autorisations, autonome) et intègre des "slash commands" pour des raccourcis et des "skills" (compétences) configurables. Cloud Code est comparé à une calculatrice scientifique ou à un téléphone Android : il permet un contrôle précis, une visibilité multiligne et la création de routines qui peuvent être lancées localement ou à distance sur des serveurs externes (VPS), sans que l'ordinateur de l'utilisateur soit allumé. Ces routines peuvent être déclenchées par des événements spécifiques (comme une "pool request" sur GitHub). Bien que plus complexe à prendre en main pour les non-développeurs, il offre des résultats plus précis grâce à un contrôle total sur le processus.
En conclusion, Cloud Chat est pour l'usage quotidien et la conversation, Cloud Cowork pour les tâches récurrentes et l'automatisation par des non-techniques, et Cloud Code pour la création, le développement et l'automatisation avec un contrôle maximal, idéal pour les développeurs ou les utilisateurs avancés.