
De Sans-abri à Entrepreneur à succès : l'histoire étonnante de Stéfano
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Stefano, un homme qui a parcouru plus de 40 pays et vécu dans plusieurs d'entre eux depuis 2014, partage son parcours de vie, depuis son enfance dans une famille de Témoins de Jéhovah jusqu'à son rôle actuel de coach et guide spirituel. Il a accompagné plus de 300 personnes en coaching individuel et 2000 en groupe, créant une académie pour futurs coachs et une communauté de plus de 100 000 membres autour de la "spiritualité appliquée".
Stefano a grandi dans une famille aimante, mais au sein d'un environnement très cloisonné et empreint de peur, notamment celle de la fin du monde et du rejet si l'on ne suivait pas les préceptes religieux. Dès son plus jeune âge, il a cherché des échappatoires, notamment à travers le football, qu'il a pratiqué à haut niveau en Belgique. Il se décrit comme un "rebelle smart", capable de contourner les règles, comme lorsqu'il inventait des excuses pour participer à des fêtes d'anniversaire, interdites par sa religion. Cette capacité à se "débrouiller" est devenue une constante dans sa vie.
Vers l'âge de 16 ans, Stefano a commencé à remettre en question l'éducation qu'il avait reçue. Ses parents s'étant séparés, sa mère avait été exclue de la religion après avoir trompé son père. Pendant quatre ans, il a été monté contre sa mère, mais a finalement décidé de la revoir et de comprendre sa version des faits. Cette prise de conscience a marqué un tournant.
À 18 ans, après avoir terminé ses études secondaires, son père, propriétaire d'une entreprise de carrelage, souhaitait qu'il reprenne le flambeau familial. Cependant, Stefano a ressenti un appel pour un autre type de travail. Il a postulé pour devenir animateur pour de grandes marques, distribuant des canettes et travaillant sur des festivals. Malgré la désapprobation initiale de son père, il a excellé dans ce domaine, devenant l'un des meilleurs.
À 19-20 ans, son père et son frère l'ont de nouveau pressé de prendre un emploi "sérieux" dans l'entreprise familiale. Il a géré un magasin de carrelage à 20 ans, supervisant du personnel plus âgé. Mais après trois mois, il a réalisé qu'il n'était "pas prêt à être un adulte" et a décidé de partir voyager.
Son premier voyage en Thaïlande fin 2014 a été une révélation. Il est parti pour une mini-pause de trois semaines, mais n'est jamais revenu à sa routine. Il a découvert un "autre monde", rencontrant des expatriés et réalisant l'existence de vies différentes de celle qu'il connaissait. Ce voyage a ouvert son esprit et l'a conduit à remettre en question les préjugés sur le monde et les gens.
En 2016, il a fait un tour du monde complet. Pour financer ses voyages, il travaillait intensément en Belgique pendant quelques mois, économisant entre 10 000 et 12 000 euros, puis repartait. Il vivait de manière frugale, dormant dans des auberges de jeunesse et mangeant local. Il a même créé sa première formation en ligne, "Comment devenir un backpacker du turfu", pour aider d'autres personnes à voyager à moindre coût.
C'est en 2016, lors de son voyage en Australie, qu'il a vécu un événement marquant. Après des mois de liberté et d'aventures, il a appris que sa mère avait un cancer. Ce choc a déclenché sa "nuit noire de l'âme", une période de deux ans où il a fait face à ses peurs, son passé et l'obscurité du monde. C'est à ce moment-là qu'il a commencé son éveil spirituel. Il a remis en question les croyances religieuses inculquées depuis l'enfance, se désidentifiant de l'aspect religieux pour explorer le développement personnel et la spiritualité.
Stefano a réalisé que la spiritualité, telle qu'il la concevait, était universelle, transcendant les religions. Il ne cherchait pas à imposer une vérité, mais à montrer qu'il existe un chemin propre à chacun. Son enfance dans un environnement religieux l'a peut-être conduit à devenir un guide spirituel, non pas pour dire aux gens quoi croire, mais pour les encourager à "tester" par eux-mêmes.
Après le diagnostic de sa mère, il est rentré en Belgique pour être à ses côtés, tout en poursuivant ses recherches sur des méthodes alternatives de guérison. Il a commencé à remettre en question le système médical, les institutions et les règles établies. Il est même devenu végétarien, refusant de contribuer à la souffrance animale.
Malgré la maladie de sa mère, elle l'a encouragé à continuer à voyager. Il est retourné en Australie, où il a vécu et travaillé en ferme, puis a enchaîné les petits boulots. C'est pendant cette période qu'il a commencé à travailler sur lui-même, affrontant ses blessures d'enfance, ses regrets et ses peurs. Il passait des heures à écouter des podcasts de développement personnel, à parler au "créateur" et à appliquer des techniques de guérison comme l'Oponopono.
Sa mère est décédée en septembre 2018. Profondément affecté, Stefano a tout arrêté. Il était endetté de 20 000 à 25 000 euros, sans logement ni emploi. C'est une période où il a envisagé le suicide. Il est retourné chez son père, qui lui a offert un petit bureau de 3m² dans un entrepôt de carrelage, sans douche ni cuisine, où il dormait et travaillait comme magasinier et vendeur.
C'est à ce moment-là, le 31 décembre 2018, qu'il a eu une autre révélation. Il s'est promis de raconter un jour son histoire, car il savait que cela pourrait inspirer d'autres personnes. Il a arrêté l'alcool et s'est lancé dans le marketing de réseau et le trading, voyant cela comme un moyen de gagner de l'argent pour aider sa mère avec des thérapies alternatives. Il a construit des équipes et a commencé à faire des conférences sur la loi de l'attraction, découvrant son talent pour le coaching et l'enseignement. Il a côtoyé des personnes qui gagnaient des sommes considérables, ce qui lui a ouvert les yeux sur le potentiel de liberté financière.
Cependant, il a réalisé que le trading n'était pas son chemin. Il a investi beaucoup d'argent et a vu des amis sombrer dans la dépression à cause des risques. Après le décès de sa mère, il n'avait plus de motivation pour le marketing de réseau. Il a tout arrêté, endetté et sans filet de sécurité.
En 2019, avec seulement 2000 euros en poche, il est parti à Bali, dans ce qu'il a décrit comme un "voyage de la dernière chance". Là-bas, il s'est retrouvé, a reconnecté avec la nature et a testé les lois de l'univers qu'il avait apprises. Après trois mois, il a retrouvé la paix intérieure, même s'il n'avait plus rien matériellement.
De retour en Australie, il a travaillé pour Uber Eats, ce qui lui a permis de continuer son travail d'introspection. Il a fait face à ses blessures, a contacté des personnes qu'il avait blessées dans le passé pour s'excuser. Ce travail de l'ombre a duré des mois, le menant à une profonde libération.
En octobre 2019, il s'est donné une semaine pour décider de son avenir : abandonner, faire fortune dans les mines et se retirer du monde, ou accepter sa mission. Il a choisi cette dernière option, réalisant que sa mission était d'accompagner les autres, de les aider à résoudre leurs problèmes, comme les gens venaient naturellement vers lui. Il a tout supprimé de ses réseaux sociaux pour repartir à zéro, se débarrassant de son ancienne image liée aux "pranks".
Il a lancé un défi de 90 jours, faisant un live Instagram par jour pour parler de développement personnel et de spiritualité. C'est ainsi qu'il a commencé son chemin d'accompagnant. En 2020, pendant le Covid, il est rentré en Belgique et a retrouvé Valentine, son amie de longue date, avec qui il a eu un coup de foudre.
En 2021, il a officiellement lancé son accompagnement, d'abord par des challenges gratuits (comme un défi de douches froides qui a réuni 40 personnes, puis un challenge sportif avec 200 personnes). C'est suite à une demande d'accompagnement payant qu'il a eu le déclic de devenir auto-entrepreneur. Il a quitté son emploi, avec seulement 1200-1300 euros sur son compte, confiant en sa capacité à s'adapter, n'ayant plus peur d'être "à la rue".
Aujourd'hui, Stefano a accompagné plus de 3000 personnes en groupe et 300 en individuel. Il est suivi par plus de 110 000 personnes sur les réseaux sociaux. Il a cessé de proposer des coachings individuels directement, les confiant à des coachs qu'il a formés, mais continue de superviser et de créer du contenu.
Interrogé sur les choix à faire entre ses voyages, ses rencontres et ce qu'il a appris, il a choisi "ce que j'ai appris". Entre son intuition, son expérience et son réseau, il a gardé son "intuition". Entre la capacité d'apprendre, d'enseigner ou d'inspirer, il a choisi la "capacité d'apprendre", car tout le reste en découle. Sa valeur numéro un est la "liberté" : liberté de penser, d'être, d'exprimer sa mission, de voyager. Enfin, entre tous les livres qu'il a lus, tous les mentors qu'il a rencontrés et tous les voyages qu'il a faits, il a choisi les "voyages", car c'est eux qui l'ont mené à tout le reste.
Son conseil final est l'authenticité : "Soyez vous-même". Il croit que chacun vient sur terre pour deux raisons principales : corriger ses blessures et exprimer ses dons au monde.