
Blocus d’Ormuz : ceux qui profitent de la crise
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Le transport de pétrole brut américain vers le Japon, suite aux difficultés d'approvisionnement du Moyen-Orient, symbolise une nouvelle ère pour les États-Unis, qui exportent des quantités record de pétrole. Cette situation profite aux grandes compagnies pétrolières comme Chevron, qui génèrent des milliards de dollars de trésorerie, notamment avec un baril à 100 dollars. Ces profits massifs permettent d'investir et d'étendre la prospection en Afrique et en Amérique latine, notamment au Venezuela, malgré les défis politiques.
En France, TotalEnergies enregistre des profits record, relançant le débat sur la redistribution des "superprofits". Total se défend en soulignant les 19 milliards d'euros de taxes et impôts payés mondialement, mais peu en France, où les activités de raffinage sont souvent déficitaires.
La taxation des superprofits est complexe car la majeure partie des bénéfices de Total est réalisée à l'étranger. Une décision internationale ou européenne serait nécessaire pour une taxation efficace. L'idée est de financer les aides aux personnes en difficulté, mais l'État est déjà en déficit.
La dépendance aux énergies fossiles est une problématique structurelle. Les crises pétrolières successives devraient inciter à des investissements massifs et à long terme dans la transition écologique, plutôt qu'à des boucliers tarifaires coûteux et inefficaces. La nationalisation de Total, bien que théoriquement simplifiant la gestion des prix et la redistribution, présente des défis pratiques liés à la multiplicité des acteurs du marché et à la gestion étatique souvent critiquée. L'objectif devrait être d'utiliser ces profits pour investir dans des énergies décarbonées.