
Les Thaïlandais nous parlent de leur vie, de leur pays et des étrangers | BANGKOK
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Aujourd'hui, les amis, ce n'est pas un podcast habituel, mais un nouveau format avec Guillaume. Nous allons parcourir le parc Swan Louang Ramanin, situé à côté de Square, pour parler aux gens, partager des expériences et voir comment ça se passe.
Le parc respire la santé. On entend des gens faire de la gym. Il est 18h36, et normalement l'hymne national est joué à 18h, suivi de 30 minutes d'exercices. Il y a beaucoup de monde, même des boxeurs. On a rencontré un homme qui s'est cassé le bras lors d'un combat contre un étranger qui pesait 5 kg de plus que lui. Il a dû arrêter de combattre pendant 6 mois à un an, mais il a eu la sécurité sociale pendant 7 mois. Il doit y aller doucement avec son bras. Il a même une photo de sa fracture, qui était impressionnante. Normalement, on ne combat pas si l'adversaire ne fait pas le poids, mais en Thaïlande, il a quand même voulu combattre, même si le prix à payer a été lourd.
Le parc s'est agrandi, il y a plus de monde. C'est gratuit, ce qui est super. Cependant, pour la boxe, il faut des bandes sous les gants pour éviter les infections comme les verrues ou le staphylocoque, surtout en plein air où l'hygiène n'est pas garantie. C'est un endroit très fréquenté tous les soirs et matins.
Nous avons rencontré des étudiantes qui viennent de la campagne. Elles sont amies depuis longtemps et sont à Bangkok depuis 3 ans. Elles préfèrent la nature de leur maison. Elles trouvent les étrangers beaux, mais le problème est la langue.
Nous avons aussi parlé à un jeune homme qui s'entraîne à la boxe depuis 3 mois. Il a 18 ans et vient d'entrer à l'université pour devenir ingénieur. Il n'a pas de copine car il se concentre sur ses études. Il dit que les étrangers sont les bienvenus et qu'il est là pour les aider en cas de problème.
Ensuite, nous avons rencontré des jeunes femmes qui sont du Myanmar. Elles nous ont raconté que la vie est très dangereuse là-bas à cause du gouvernement et des coups d'État. Les gens passent des semaines entières à vivre dans des trous pour échapper à l'armée, et des bombes tombent constamment. C'est l'horreur, et personne ne s'y intéresse. La Thaïlande reçoit beaucoup de réfugiés du Myanmar, et il est plus facile pour eux d'obtenir un visa que pour nous, même si beaucoup travaillent illégalement. Les Birmans sont relativement bien accueillis, sauf les Rohingyas. En 2014, les Rohingyas, une communauté musulmane de Birmanie, ont été décimés et ont dû fuir en bateau vers la Thaïlande. Les Thaïlandais les ont refusés, arguant qu'ils avaient l'Indonésie et la Malaisie, des pays musulmans, plus proches. Ils ont finalement atterri en Malaisie. C'est une situation complexe et cruelle. Nous manquons de données pour avoir une analyse complète, mais nous sommes ouverts aux commentaires et informations supplémentaires.
Nous avons ensuite abordé une jeune femme célibataire. Elle n'a pas de copines qui aiment les étrangers. Elle cherche un homme grand (plus de 1m70), mais n'a pas besoin qu'il soit riche. Elle veut juste un homme "bien", car elle peut subvenir à ses propres besoins. Elle gagne 400 bahts (environ 10 euros) par jour, soit 12 000 bahts (environ 300 euros) par mois, sans prendre de jours de repos. Elle a 18 ans, est encore au lycée et étudie le dimanche pour son baccalauréat. Elle travaille six jours par semaine et vient ici le dimanche après l'école. Ce système d'école du dimanche permet aux jeunes de travailler la semaine et de rattraper leurs cours. C'est une adaptation de la société aux conditions sociales. Ma femme a fait ça aussi pour avoir son bac, mais n'est pas allée à l'université ensuite.
Le parc ferme à 19h, et les sifflets commencent à retentir pour avertir les gens. On a demandé aux filles ce qu'elles pensaient des étrangers en Thaïlande. Elles ont rarement parlé à des étrangers. Elles voulaient savoir ce que nous pensions de l'économie et du gouvernement thaïlandais. Nous avons répondu que nous vivions très bien en Thaïlande depuis des années, mais que ce n'était pas notre place de donner notre avis sur le gouvernement. Elles ont alors expliqué que la manière de penser en Thaïlande est très attachée au passé, et que rien ne bouge, ce qui rend les choses compliquées. C'était une conversation un peu gênante car elles avaient envie de parler mais devaient se retenir. En tant qu'invités, nous ne nous permettons pas de critiquer le gouvernement du pays qui nous accueille.
Ma technique de drague préférée est de dire à une fille que je l'ai déjà vue sur TikTok. Ça brise la glace tout de suite, surtout si on fait l'effort de parler thaïlandais. Les Thaïlandais sont très sympas et abordables.
Pour conclure, c'était une première pour ce format micro-trottoir. Nous avons parlé aux Thaïlandais, leur avons posé des questions et avons partagé nos impressions. Nous aimerions avoir vos retours en commentaire sur cette vidéo, les questions que vous aimeriez poser aux Thaïlandais, et ce que nous pourrions améliorer. C'est une vidéo constructive. Merci et à bientôt.