
How Hans Zimmer SHATTERED Our Hearts With A MAJOR Chord
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Le Roi Lion possède une des plus grandes bandes-son de l'histoire du cinéma. Si Elton John et Tim Rice sont largement responsables de cette réussite, il faut aussi souligner le travail de Hans Zimmer. L'orateur avoue n'avoir découvert la contribution de Zimmer que bien plus tard, après avoir grandi avec le film. Certaines scènes, comme celle analysée, révèlent à quel point Zimmer a rendu cette bande-son légendaire et à quel point le film est sombre pour un public enfantin.
Hans Zimmer a brillamment intégré des styles africains traditionnels essentiels au son du Roi Lion, les transformant en une scène d'action orchestrale. La musique reste ancrée dans cette tradition africaine tout en explorant des motifs harmoniques très différents, frôlant la dissonance. L'utilisation d'une progression chromatique ascendante vers Mi puis descendante vers Si bémol, un triton d'intervalle, crée une ambiance brutale dès le début de la scène.
La musique est principalement en Sol mineur, créant un sentiment de panique. Grâce à des superpositions et des passages orchestraux, Zimmer parvient à créer un son désastreux sans avoir besoin de beaucoup de développement harmonique, simplement en écrivant de nombreuses lignes dissonantes.
L'épisode est soutenu par le "Better Piano System", un programme d'apprentissage du piano créé par l'auteur. Il explique que ce système vise à aider les gens à atteindre leurs objectifs musicaux et à comprendre la musique en profondeur, sans la complexité habituelle de la théorie ou du solfège au début. L'objectif est de jouer de la belle musique le plus rapidement possible, en commençant par la pratique immédiate plutôt que par des prérequis décourageants comme les gammes.
Revenant à la bande-son, l'orateur souligne un motif thématique récurrent de Hans Zimmer : un intervalle de tierce mineure. Ce motif est utilisé de manière brillante et sera exploré plus en détail. La scène continue avec des moments où des voix ajoutent à la dissonance, renforçant le sentiment de panique.
L'analyse des changements de tonalité révèle un passage de Fa mineur à Do dièse mineur (une tierce majeure d'intervalle), puis à La majeur, à Fa dièse mineur, et enfin à Ré majeur, créant des transitions sombres et inattendues. La séquence culmine avec des accords de dominante menant à Do dièse mineur, puis à Do dièse majeur dominant.
La scène la plus brutale de l'enfance de l'orateur est celle où Simba retrouve son père. La musique de Zimmer, à ce moment-là, est particulièrement poignante et trouve ses racines dans une expérience personnelle : la perte de son propre père. C'est un requiem. Le choix de résoudre un accord de dominante sur un accord majeur dans une telle scène de deuil est audacieux et renforce le chagrin, marquant la fin de la vie de Mufasa.
Ce n'est pas une marche funèbre mineure et horrifique, mais la nature majeure du thème rend la scène encore plus déchirante, lui conférant un sentiment de finalité. Le thème récurrent, entendu précédemment en Sol mineur, Si bémol mineur et Fa mineur, apparaît ici dans sa forme complète.
La scène se termine sur un accord majeur, ce qui est surprenant pour un film pour enfants. Le film est classé "G", ce qui est incroyable compte tenu de l'intensité émotionnelle. La musique repasse en mineur lorsque Scar apparaît, puis des accords augmentés dissonants soulignent sa manipulation. La séquence se termine sur le thème, symbolisant la brutalité et le génie de Zimmer, qui a créé une œuvre cinématographique et musicale marquante.