
L'anti-gravité vient d'être prouvée (100 ans après Einstein)
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Des physiciens d'Oxford ont récemment proposé un moyen de rendre la gravité répulsive, ce qui, si confirmé, résoudrait l'un des plus grands mystères de la physique. Contrairement à l'attraction gravitationnelle constante décrite par la relativité générale d'Einstein, cette proposition suggère une faille dans cette attraction universelle.
La relativité générale stipule que la gravité est toujours attractive, car l'énergie dans notre univers est toujours positive, et l'énergie joue le rôle des charges dans la gravité, contrairement à l'électromagnétisme où les charges positives et négatives permettent la répulsion. Ainsi, selon la théorie d'Einstein, tout attire tout, sans exception.
Cependant, en février 2026, Pablo Saldana, Chiara Marletto et Vladko Vedral ont publié un article remettant en question cette universalité. Leur objectif principal n'était pas de créer de l'antigravité, mais de répondre à une question fondamentale : la gravité est-elle quantique ? C'est le dilemme majeur de la physique moderne, car deux théories fonctionnent avec une précision incroyable : la physique quantique pour le monde atomique et la relativité générale pour la gravité. Le problème est qu'elles sont fondamentalement incompatibles.
Einstein lui-même a passé les 30 dernières années de sa vie à tenter d'unifier ces deux théories, sans succès. Tester la gravité quantique a longtemps semblé impossible, nécessitant des énergies comparables à celles du Big Bang ou l'observation de l'intérieur des trous noirs. L'énergie de Planck, où les effets de gravité quantique devraient se manifester, est de 10^19 Giga électronvolts, tandis que le LHC n'atteint que 10^4 Giga électronvolts.
En 2017, Sugato Bose et les équipes de Marletto et Vedral ont proposé le test BMV. Ce protocole consiste à placer deux objets massifs (comme des nanodiamants) en superposition quantique de deux positions, puis à les laisser interagir uniquement par gravité. Si la gravité est quantique, elle devrait créer de l'intrication entre les objets, un phénomène purement quantique. Observer cette intrication prouverait la nature quantique de la gravité. Ce test a suscité un grand enthousiasme, menant à la publication d'une feuille de route expérimentale en septembre 2025 par 50 chercheurs, dont Roger Penrose.
Cependant, le test BMV est extrêmement difficile à réaliser car il faut maintenir deux objets massifs en superposition quantique suffisamment longtemps pour que l'intrication gravitationnelle agisse, or les objets massifs perdent rapidement leurs propriétés quantiques par décohérence.
Le nouveau papier propose un raccourci ingénieux. Au lieu de deux masses en superposition, une seule suffirait. On place une masse source en superposition de deux positions distinctes. À côté, une particule sonde, non-quantique, ressent la gravité de la source. Si la source est à gauche, la sonde est attirée à gauche ; si la source est à droite, la sonde est attirée à droite. Le phénomène intéressant se produit lorsque la source est dans les deux positions simultanément. Avec une préparation et une post-sélection adéquates de l'état quantique, les deux attractions gravitationnelles interfèrent de manière destructive. La sonde reçoit alors un transfert de quantité de mouvement dans la direction opposée à celle attendue, elle est repoussée.
Cet effet répulsif repose sur le concept des "valeurs faibles anormales", un concept théorique de 1988 jamais appliqué à la gravité de cette manière. Bien que cela semble violer les lois fondamentales, la moyenne d'un grand nombre d'expériences redonne le comportement classique attendu. L'importance de ce résultat réside dans sa valeur de preuve : un champ gravitationnel classique ne peut jamais produire de répulsion. Pour obtenir cet effet, il faut que deux états distants de gravité interfèrent, ce qui n'est possible que si la gravité obéit aux règles quantiques. L'observation de cet effet, après élimination de toutes les interactions parasites, démontrerait que la gravité est quantique sans nécessiter l'intrication de deux objets ni le maintien de deux masses en superposition.
La réalisation pratique de cette expérience est encore un défi. La masse source nécessaire serait d'environ 20 microgrammes, soit 2 millions de fois plus lourd que ce que l'on sait placer en superposition quantique aujourd'hui. Cependant, les progrès dans la maîtrise de la décohérence et la précision des mesures de force sont rapides. En janvier 2026, l'équipe de Marcus Arndt a réussi à faire interférer des nanoparticules de sodium de plus de 7000 atomes, un bond de dix fois par rapport aux records précédents.
Un problème subsiste : comment s'assurer que l'effet répulsif observé est bien dû à la gravité quantique et non à une autre interaction parasite ? La force gravitationnelle entre de petits objets est extrêmement faible, et des forces comme celles de Casimir ou le bruit thermique sont des millions de fois plus intenses.
Ce papier de Saldana, Marletto et Vedral représente une étape cruciale vers la résolution d'un paradoxe séculaire. La gravité