
La grande bascule que personne ne voit venir
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Bienvenue à l'épisode 23 des archives de l'architecte, le 19 septembre 2026, pour un récapitulatif de l'actualité financière. La Réserve fédérale américaine a augmenté ses taux de 0,25 point de base, rejoignant la BCE et le Japon, avec une potentielle hausse supplémentaire en décembre. L'Angleterre devrait suivre. Malgré un conflit s'intensifiant et un choc énergétique, l'inflation reste un problème omniprésent.
Pour 2026, la Fed anticipe une croissance du PIB réel de 2,3% (contre 2,2% en juin) et un taux de chômage de 4,1% (contre 4,3% précédemment). L'économie américaine semble robuste, mais l'inflation PCE est prévue à 3,7% et l'inflation sous-jacente à 3,4%. Cela suggère plus de croissance et moins de chômage, mais une inflation persistante, éloignant l'objectif des 2% de la Fed. Les taux immobiliers aux États-Unis atteignent 7%, pesant sur l'emprunt et les ménages. L'économie ralentit dans certains secteurs, mais pas suffisamment pour alléger la pression sur les banques centrales.
Les ventes au détail aux États-Unis ont augmenté de 1,2% en août (+6% sur un an), tandis que la production manufacturière a reculé de 0,3%. Les mises en chantier ont baissé de 2,6% et les prix des importations ont bondi de 0,7% (+7% sur un an), indiquant une inflation généralisée. Si les revenus américains suivent le coût de la vie, la situation est plus tendue en Europe, notamment en France.
Le taux du bon du Trésor américain à 10 ans a dépassé 5%, son plus haut niveau depuis 2007. Ce taux est une référence mondiale pour le coût de l'argent, le crédit immobilier, la dette d'entreprise et la valorisation des actions. En Europe, le problème français s'accentue avec un taux de dépôt à 2,5%, un taux de refinancement à 65% et un taux de prêt marginal à 90%. L'inflation française est prévue à 3% en 2026, 2,5% en 2027 et 2,1% en 2028. L'écart de taux avec l'Allemagne dépasse 1%, une situation inédite depuis 2012, signalant une prime de risque pour prêter à la France. Le déficit français est attendu à 5,4% du PIB en 2026, et le coût de refinancement de la dette augmente de 4,5 milliards d'euros en plus des 10 milliards déjà prévus.
Aux États-Unis, Wall Street résiste bien : le Dow Jones recule de moins de 2%, le S&P 500 est à l'équilibre et le Nasdaq progresse de 0,7%. Le Russell 2000 (Small Caps) a reculé de 1,5%. Les valeurs liées à l'intelligence artificielle restent recherchées, mais les fonds actions mondiaux ont subi 23 milliards de sorties nettes, le plus gros retrait en 9 mois, dont 32 milliards pour les fonds américains. En revanche, l'or, les métaux précieux et le Bitcoin ont attiré les capitaux.
Le pétrole est sous les 100 dollars le baril, mais les tensions persistent. Le diesel aux États-Unis a dépassé 6 dollars le gallon, impactant le transport, l'agriculture, les prix alimentaires et la chaîne logistique, rendant l'inflation plus difficile à combattre pour les banques centrales. Le WTI a terminé à 100 dollars le baril, le Brent proche de 104 dollars.
Des retours d'expérience aux États-Unis montrent que la classe moyenne (entre 100 000 et 200 000 dollars par an) peine à joindre les deux bouts. En Europe, la classe moyenne (entre 50 000 et 100 000 euros pour un couple avec deux enfants) rencontre des difficultés similaires, même avec des salaires considérés comme honorables. Cette situation de déclassement est également visible dans l'alimentation, où les personnes s'alimentent de moins en moins bien, même sur les produits de mauvaise qualité.
L'or continue de jouer son rôle de valeur refuge, évoluant autour de 4390 dollars l'once (+1% sur la semaine). L'argent termine sous les 67 dollars l'once. Les tensions géopolitiques, l'inflation et les inquiétudes sur la dette soutiennent les métaux précieux.
Le Bitcoin et les cryptomonnaies ont connu une très belle semaine, malgré le rejet du Clarity Act par le Sénat américain. Ce rejet n'a pas été perçu négativement par le marché, le BTC progressant de 6% pour revenir autour de 80 000 dollars. Les actions Coinbase, MicroStrategy et Robinhood ont progressé de 10% en moyenne. Certains altcoins comme Uniswap et Zcash ont connu des hausses spectaculaires (+30% pour Uniswap en journalier, Zcash autour de 1500 dollars). Cela suggère qu'à court terme, les mauvaises nouvelles n'ont plus d'impact significatif sur le marché crypto.
Cependant, la situation économique globale reste préoccupante. Le scénario central d'une inflation disparaissant progressivement s'est éclipsé au profit d'un choc énergétique prolongé, mettant les banques centrales sous pression. La question est de savoir combien de temps les actifs risqués peuvent continuer à progresser si les banques centrales maintiennent une politique monétaire restrictive dans un contexte inflationniste exceptionnel. Les taux longs et courts, y compris le 10 ans, continuent d'augmenter substantiellement.
La semaine prochaine, le 10 ans américain sera à surveiller, la zone des 5% étant un enjeu majeur. Le pétrole, s'il repasse au-dessus de 100-110 dollars, relancerait l'inflation. Le mercredi 23 septembre, le PMI flash sera publié, et une rencontre entre les présidents américain et chinois abordera le commerce, l'IA, les semi-conducteurs et les matières premières stratégiques.
En analyse technique, l'indice des semi-conducteurs (Sox) a bien progressé. Les taux américains ont continué d'augmenter, le 10 ans atteignant 5%. Le Nasdaq clôture à 0,67%, le S&P 500 à 7650. Le CAC 40 clôture sa sixième semaine de baisse consécutive. L'Europe est sous pression, particulièrement la France, ce qui pourrait créer des opportunités futures.
L'or pourrait former un double creux sous les 4400 dollars l'once. Pour les cryptos, le "crypto total" a validé la sortie au-dessus de la moyenne mobile 50, visant entre 2900 et 3000 milliards de dollars. La capitalisation totale du marché crypto est à 1120 milliards de dollars, avec une cible autour de 1300 milliards et un ATH à 1770 milliards. Les altcoins pourraient voir une accélération, mais il faudra valider la reprise de la moyenne mobile 50 et la sortie des 1250-1300 milliards pour le "crypto total 2".
Les stablecoins continuent d'être dépensés. Le Bitcoin se maintient bien et pourrait clôturer au-dessus de la moyenne mobile 50, visant les 100 000 dollars puis l'ATH de 126 000 dollars. La dominance du Bitcoin latéralise autour de 59%. L'Ethereum a également pris sa moyenne mobile 50, visant 26 dollars pour l'ETF et 2800 puis 3350 dollars pour l'Ether lui-même, avec un ATH potentiel entre 7 000 et 11 000 dollars sur ce cycle.
Concernant les actions liées aux cryptos, MicroStrategy (+16%), Marathon (+14%), Sharplink (+13%) et Coinbase (+10%) ont bien performé. Coinbase, en particulier, montre un setup intéressant avec un test de la zone médiane du RSI et une reprise de la moyenne mobile 200, avec un bouchon de champagne autour de 210 dollars. D'autres mineurs comme Bitfarms (+11%) et Hive (+10%) ont également progressé.
Dans les altcoins, Injective Protocol a franchi les 7 dollars, pouvant potentiellement atteindre 13 dollars. Ax est encore tôt. AAV est au contact de la moyenne mobile 200 et pourrait viser les 350 dollars. Uniswap a connu une semaine "dingue", passant de 6 à plus de 9 dollars, mais le mouvement est déjà bien avancé avec un RSI en surachat hebdomadaire. XRP Ripple est logé entre les moyennes mobiles 200 et 50. XMR Monero et Tao sont sous leur moyenne mobile 50. Chainlink est sorti de son range. BNB est en train de s'extirper de sa phase de bottomisation, visant un ATH de 1380 dollars. Hyperliquid a atteint un nouveau sommet à 94 dollars. Zcash a connu un run vertical, atteignant 1563 dollars. Solana, Nir et Arbitrum ont également bien profité des récentes nouvelles.
En Asie, Alibaba a repris sa moyenne mobile 200. Samsung suit les semi-conducteurs. Xiaomi bataille avec sa moyenne mobile 200. Le Nikkei défend son support malgré la hausse des taux au Japon. Nintendo tente de se raccrocher sous sa moyenne mobile 200.