
A Man Could Never Get Away With This
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L'épisode aborde un incident viral récent impliquant une question posée à une femme sur ses préférences sexuelles passées, la comparant à une situation hypothétique où un homme serait confronté à la même question, soulignant un double standard flagrant.
L'animateur mentionne qu'une question du type "Qui était meilleure au lit, Jennifer Aniston ou Megan Fox ?" serait très mal perçue si elle était posée à un homme. Il fait référence à un tweet viral qu'il a écrit après avoir vu un clip où Gwyneth Paltrow répondait à une question similaire sur Brad Pitt et Ben Affleck. Dans ce clip, elle décrit Brad Pitt comme ayant eu une "chimie majeure" et le "grand amour de sa vie", tandis que Ben Affleck était "techniquement excellent".
L'animateur souligne que la réaction à la réponse de Gwyneth Paltrow a été minime en termes de controverse, alors que si Brad Pitt avait discuté publiquement de qui était meilleure au lit entre Angelina Jolie et Jennifer Aniston, l'internet aurait "explosé". Il y voit un double standard énorme et évident. Il reconnaît que Gwyneth Paltrow a "finessé" la question, mais que cela aurait pu être bien pire si elle avait désigné un "gagnant clair". Des commentaires masculins sur son post ont ironisé sur le fait que Ben Affleck ait dû "travailler" sa technique, tandis que Brad Pitt avait la "passion brute sans même avoir à essayer".
L'animateur et son invité discutent de la manière dont les hommes parlent de sexe, affirmant que, contrairement à ce que beaucoup de femmes pourraient croire, les hommes ne discutent "jamais, jamais, jamais" de sexe de manière graphique avec leurs amis. Ils évoquent le "ick switch" (un interrupteur de dégoût) qui s'active lorsqu'un homme entre dans des détails trop intimes sur ses exploits sexuels, sauf si c'est une histoire drôle ou inhabituelle. Ils soulignent une différence de genre : les femmes partagent beaucoup plus de détails sur tous les aspects de leur vie sociale, y compris leurs exploits sexuels, tandis que les hommes sont plus superficiels.
Ils abordent la question des préjudices potentiels. L'invité, membre du "bus lab" qui étudie les différences de genre et les conflits sexuels, affirme que la violence sexuelle et le préjudice sexuel sont plus nocifs pour les femmes que pour les hommes. Cependant, il estime que la manière dont la question a été formulée à Gwyneth Paltrow n'est pas quelque chose que la plupart des hommes apprécieraient, car ils n'aiment pas les comparaisons directes.
La conversation dérive vers la comparaison avec des personnalités comme Howard Stern, dont les discussions sont considérées comme du "parler de vestiaire" (locker room talk) au mieux. L'invité mentionne le podcast "Call Her Daddy", très populaire auprès des femmes, qui, selon lui, encourage les femmes à apprécier le sexe occasionnel, le trivialise et en fait un divertissement, incitant les femmes à transformer leur vie en "histoire divertissante". Du point de vue d'un psychologue de la reproduction, il considère cela comme un "message extrêmement nocif pour les jeunes femmes", car les données montrent que très peu de femmes bénéficient psychologiquement du sexe occasionnel, la plupart ayant une "terrible expérience". Une étude a même révélé que le seul prédicteur d'une expérience positive lors de relations sexuelles occasionnelles était d'être un homme.
L'invité cite Louise Perry, qui affirme que la "culture du hookup" (relations sexuelles occasionnelles) profite aux personnes sociosexuelles non restreintes, qui sont principalement des hommes, et à très peu de femmes. Il soulève la question de l'influence de certaines influenceuses féminines. Il évoque un commentaire d'une avocate ou étudiante en droit qui, en réponse à son post, a dit que si Brad Pitt avait fait cela, il aurait une armée de jeunes hommes qui riraient avec lui. L'invité trouve triste cette conclusion, qu'il attribue à l'extrapolation du comportement des "edge lords" (personnes extrêmes) d'internet, ne reflétant pas la réalité de la majorité des hommes. Il pense que c'est ce genre de pensée qui rend une génération de jeunes femmes "vraiment en colère contre les hommes" ou leur donne une "très mauvaise opinion d'eux".
Ils comparent la discussion ouverte sur des détails intimes à "partager une photo nue", suggérant que cela devrait rester confidentiel. L'absence de consentement des personnes concernées (Brad Pitt et Ben Affleck dans ce cas) est un problème majeur, pouvant causer des problèmes dans leurs relations actuelles ou futures. Une telle comparaison pourrait créer des conflits, par exemple, une partenaire actuelle pourrait se demander "Qu'est-ce que tu faisais pour elle que tu ne fais pas pour moi ?"
L'invité a mené un sondage sur "Hot Dudes Reading" (des photos d'hommes séduisants pris en train de lire, considérées comme sexuellement excitantes par beaucoup de femmes). Il pensait que la plupart des hommes aimeraient y figurer, mais le sondage a montré que 16 % des hommes détesteraient cela, soulignant la variabilité des perceptions masculines. Il réitère que les hommes n'aiment généralement pas être comparés, ce qui pourrait être une raison pour laquelle ils évitent ces discussions.
L'animateur insiste sur le fait que les hommes ne parlent que très peu des détails intimes du sexe entre eux. Ils pourraient mentionner une rencontre ou une relation sexuelle, mais rarement les "détails croustillants" ou graphiques. Il suggère que les femmes sont plus susceptibles de cacher leurs relations sexuelles occasionnelles (le "front end"), mais plus ouvertes sur les détails intimes de leurs relations à long terme (le "back end").
Ils discutent des raisons pour lesquelles les femmes partagent ces informations. Dans les amitiés féminines, la vulnérabilité est importante pour ne pas être perçue comme menaçante. Partager une histoire embarrassante ou un exploit sexuel est une forme d'information échangée, avec l'attente d'une réciprocité. Si une histoire similaire n'est pas partagée en retour, la personne est perçue comme "pas une bonne alliée", ne respectant pas les règles.
L'épisode se termine en soulignant que ces conversations sur les différences entre hommes et femmes pourraient devenir moins taboues à mesure que l'influence "woke super progressive" des années 2020 diminue. L'invité mentionne une citation de la féministe intersectionnelle Kimberlé Crenshaw : "Traiter des choses différentes de la même manière peut générer autant d'inégalité que traiter des choses identiques différemment." Il applique cela au fait que les hommes et les femmes ne sont pas les mêmes et perçoivent le harcèlement et les préjudices sexuels très différemment. Il trouve ironique que des personnes qui s'opposeraient habituellement aux différences de genre les invoquent rapidement quand cela les arrange. Si un homme avait fait le même type de commentaires que Gwyneth Paltrow, il y aurait eu un "énorme scandale", potentiellement une "annulation", ce qui serait peut-être "à juste titre". L'invité ne se souvient pas d'un incident similaire impliquant un homme, car cela serait généralement perçu comme "moche". Il souligne le paradoxe des hommes, souvent perçus comme "misogynes" ou "hyper-sociosexuels", qui deviennent "un peu timides et gênés" lorsqu'il s'agit de parler de sexe en détail. L'animateur conclut en disant que les hommes ne sont pas bons sur les détails, que ça s'est passé ou non.