
AI proof businesses worth building in 2027
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AI Summary
L'idée principale de la vidéo est qu'il est possible de bâtir des entreprises lucratives et pérennes en s'appuyant sur la croissance de l'IA, sans pour autant être directement impliqué dans le développement de l'IA elle-même. Ces entreprises sont principalement des communautés, des réseaux et des marketplaces. Deux exemples marquants sont présentés pour illustrer ce concept.
Le premier exemple est celui du "NATA 20 Group". Il s'agit d'une association nationale d'automobilistes (National Automotive Dealer Association) qui organise des groupes de 20 professionnels non concurrents, issus de différentes régions géographiques, pour discuter de leurs performances financières. Ces groupes se réunissent trois fois par an dans une ville commune. Le principe est simple : les participants apportent leur compte de résultat (P&L) et le présentent à leurs pairs. Cette transparence permet aux membres de partager leurs réussites, d'identifier des stratégies efficaces à copier, ou de recevoir des conseils pour améliorer leurs performances. L'association a commencé dans les années 70 et s'est élargie pour inclure des fondateurs d'entreprises de CVC (chauffage, ventilation et climatisation), de réparations marines, et d'autres secteurs. L'adhésion coûte environ six à huit mille dollars par an. Le site web est décrit comme "horriblement marketing", mais l'entreprise générerait probablement entre 13 et 15 millions de dollars de revenus annuels. L'orateur suggère que ce modèle, bien que mal commercialisé, est très résilient et pourrait être copié et amélioré, notamment en utilisant la publicité en ligne, une stratégie que NATA semble négliger malgré son ancienneté. Il est également mentionné que ce modèle est similaire à celui de "White Coat Investor", une communauté pour les médecins axée sur la gestion financière de leur vie professionnelle. Ce dernier a commencé comme un blog et est devenu une entreprise prospère, démontrant le potentiel de ces communautés dans le secteur médical, avec des opportunités pour des versions 2.0 adaptées aux nouveaux outils médiatiques. Un autre exemple de réseau professionnel est BNI (Business Network International), une organisation d'entrepreneurs locaux qui échangent des prospects et des opportunités commerciales. BNI a été récemment acquise pour plus d'un milliard de dollars. Cette organisation regroupe des professionnels aux métiers variés (comptable, HVAC, avocat, paysagiste, etc.) qui se réunissent pour partager des leads, chaque membre étant tenu de présenter un prospect lors des réunions. Avec 800 000 membres et des frais d'adhésion de quelques milliers de dollars par an, BNI illustre la puissance des réseaux d'affaires. L'orateur exprime son intention de racheter d'autres communautés à l'avenir, visant à construire une entreprise de plusieurs milliards de dollars grâce à la propriété d'une variété de communautés.
Le deuxième exemple est "Moda Communities". Ce modèle repose sur la création de communautés Facebook dédiées à l'achat et à la vente d'objets de collection, tels que des montres, des voitures, de l'or et des bijoux. L'histoire commence en 2018 avec un individu qui, cherchant à acheter ou vendre une montre, a créé un groupe Facebook pour les passionnés d'horlogerie. Ce groupe a connu une croissance exponentielle, comptant aujourd'hui plus d'une douzaine d'employés à temps plein et 600 000 membres répartis dans 20 à 25 communautés distinctes. Ces communautés sont segmentées par valeur (montres sous 10 000 $, au-dessus de 10 000 $, et pour les super-fans au-delà de 100 000 $), et incluent également des groupes pour les voitures de collection et l'or. Pour devenir un revendeur sur ces plateformes, il faut passer par un processus de vérification rigoureux impliquant un entretien avec le fondateur et une validation par un autre membre de la communauté. Les revendeurs paient ensuite entre 5 000 $ et 10 000 $ par an pour pouvoir y proposer leurs articles. Moda Communities générerait entre 5 et 10 millions de dollars de revenus annuels. L'orateur souligne que l'utilisation des groupes Facebook a permis à ce fondateur de bâtir une entreprise considérable. Il met en avant l'idée que les communautés, les réseaux et les marketplaces constituent toujours des "moats" (avantages concurrentiels durables) efficaces, même à l'ère de l'IA. Il est cependant souligné que construire une entreprise sur des plateformes comme Facebook présente des risques, car ces plateformes peuvent modifier leurs règles et leur portée à tout moment.
La discussion s'élargit ensuite sur le concept de "whales" (baleines), c'est-à-dire les clients qui dépensent des sommes considérables, souvent une petite fraction de la base d'utilisateurs, mais qui génèrent la majorité des revenus. Cet exemple est illustré par les jeux mobiles, où un faible pourcentage de joueurs représente la quasi-totalité des recettes. Ces "whales" sont également présents dans le monde du collectionnat, des jeux vidéo, et des produits de luxe. Le concept de "gifting subs" sur Twitch est cité comme un exemple de fonctionnalité qui a permis de donner aux "whales" de nouvelles façons de dépenser. L'industrie des jeux mobiles est particulièrement étudiée pour sa capacité à identifier et à monétiser ces joueurs à haute valeur. L'orateur mentionne que les jeux comme Candy Crush génèrent la quasi-totalité de leurs revenus à partir de 4% de leurs joueurs. Les entreprises de ce secteur investissent massivement pour acquérir des joueurs, sachant que le coût d'acquisition d'un joueur peut être compensé par la valeur à vie d'un "whale". La psychologie derrière ces jeux, notamment l'utilisation de monnaies virtuelles, de mécanismes de récompense et de frustration optimisée pour inciter au paiement, est décrite comme une science complexe.
Un autre phénomène remarquable abordé est le "ripping", une tendance dans le domaine des cartes de collection (comme les cartes Pokémon). Traditionnellement, les collectionneurs achetaient des paquets et espéraient trouver des cartes rares et précieuses. Les applications de "ripping" ont réduit la friction en permettant aux utilisateurs d'ouvrir virtuellement ces paquets en ligne. Une innovation clé est le mécanisme de "buyback" (rachat). Si un utilisateur n'obtient pas ce qu'il souhaite dans un paquet, l'application lui propose de le revendre immédiatement, souvent pour une somme proche du prix d'achat. Cette offre de rachat réduit la perception de perte pour le client, l'incitant à acheter de nouveaux paquets. L'une de ces applications, dont le nom n'est pas explicitement mentionné mais qui fait référence à un milliard de dollars de revenus annuels, a capitalisé sur ce modèle. Le fondateur serait un ancien "quant" (analyste quantitatif) de Citadel et Bridgewater. Ce modèle de "buyback" est extrêmement profitable pour l'entreprise, car elle encaisse le prix du paquet, rembourse une partie sous forme de crédit, et remet la carte "non désirée" dans le jeu, prête à être revendue. Ce mécanisme est comparé au "gotcha" japonais, un terme désignant les jeux de hasard basés sur des tirages aléatoires, qui a été interdit dans certains pays. Le principe du "gotcha" est également présent dans les "loot boxes" de jeux vidéo comme Overwatch, FIFA, et d'autres. La différence majeure avec les objets de collection est que le "gotcha" appliqué aux cartes de collection a une valeur monétaire réelle potentielle, ce qui renforce l'attrait du jeu. Ce modèle est également observé dans l'industrie du jouet, où les boîtes mystères génèrent des revenus considérablement plus élevés que les jouets vendus individuellement.
Enfin, la discussion aborde brièvement le succès inattendu d'une application de stockage de photos privées, "Private Photo Vault". Cette application, qui permet de cacher des photos sur un téléphone, a généré des revenus considérables et possède un million d'avis sur les plateformes d'applications. Le fondateur, un Américain, a créé cette application qui sert essentiellement de stockage sécurisé pour des photos sensibles, le cas d'usage le plus évident étant les photos à caractère nudiste. Malgré la simplicité apparente de son offre, l'application est décrite comme un "bête noire" en termes de revenus.
La conversation se termine par une digression sur le monde des cryptomonnaies et la transition vers l'IA. L'orateur observe que la communauté crypto est désormais divisée entre les experts et les "idiots" qui s'accrochent à d'anciennes tendances. Il est mentionné que les rencontres (meetups) crypto pourraient être moins fréquentées, et que des menaces technologiques potentielles, comme le hacking quantique, pèsent sur la sécurité des protocoles existants. L'incident du piratage de Binance, où 5 milliards de dollars ont été dérobés, est brièvement discuté, y compris l'utilisation du fonds SAFEU pour couvrir une partie des pertes et l'hypothèse que la Corée du Nord serait impliquée, via une ingénieure compromise. La discussion souligne la difficulté de convertir les fonds volés en argent liquide utilisable, malgré l'existence de techniques comme Tornado Cash et l'utilisation de protocoles de finance décentralisée (DeFi) pour brouiller les pistes. La DeFi est présentée comme un domaine sous-estimé avec un potentiel de retour, comparé à l'évolution des marchés de prédiction dans le passé. L'idée est qu'une banque décentralisée permet des prêts automatisés et gérés par des smart contracts, offrant une certaine sécurité contre la volatilité des actifs. Le hacker aurait utilisé ce système pour emprunter une stablecoin, laissant le collatéral gelé.
En résumé, la vidéo met en évidence le potentiel de création d'entreprises prospères en se concentrant sur les communautés, les réseaux et les marketplaces, même sans être un expert en IA. Les exemples de NATA 20 Group, Moda Communities, et les modèles de monétisation des "whales" dans les jeux mobiles et les plateformes de "ripping" illustrent comment l'agrégation de personnes partageant des intérêts communs, et la compréhension de leurs comportements de dépense, peuvent mener à des succès financiers considérables. La discussion souligne l'importance de l'innovation dans les mécanismes d'engagement et de monétisation, ainsi que la résilience de certains modèles d'affaires face aux évolutions technologiques rapides.