
Ce que je ne supporte plus à Canggu, BALI
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Voici un résumé des points clés abordés dans la vidéo :
L'auteur, Dim, partage son expérience de près de trois ans passés à Bali, principalement dans la région de Canggu. Bien qu'il ait initialement adoré cet endroit, il constate ces derniers mois une détérioration de la situation, le poussant à exprimer ses frustrations et à souligner la nécessité de changements rapides pour rendre la région à nouveau vivable.
Dim se présente comme un nomade digital depuis plus de cinq ans, ayant élu domicile à Bali. Il explique que bien qu'il réside un peu plus à l'écart, à Pererenan, plus verdoyant et moins bétonné, il fréquente régulièrement Canggu pour ses commodités : restaurants, espaces de coworking, connexion internet stable et logements adaptés. Il précise qu'il parle en tant qu'expatrié bénéficiant d'un certain confort, n'étant plus dans la phase de découverte de Bali, qu'il a largement explorée. Canggu était auparavant sa destination idéale pour développer son activité en ligne, rencontrer des personnes intéressantes et bénéficier de structures de qualité.
Depuis son retour il y a un mois et demi, il observe une "folie" croissante et liste plusieurs éléments qui le choquent profondément. Il invite les spectateurs, qu'ils aient déjà visité Bali ou y vivent, à réagir en commentaires.
Le premier symptôme majeur est le trafic. Bien qu'il soit possible de l'éviter en habitant dans des zones plus calmes grâce aux "shortcuts" (raccourcis accessibles uniquement en scooter), les routes principales, parallèles et orientées vers la mer, sont souvent saturées. Pour passer d'une rue parallèle à une autre, il faut emprunter la "Raya", l'artère principale, qui est également la plus empruntée par les transports, taxis et livraisons, ce qui engendre d'énormes bouchons. Un trajet de 5 minutes peut ainsi se transformer en 30 minutes. Les shortcuts transforment ces trajets en 2 minutes, mais leur fermeture temporaire pour travaux crée des désagréments. Le problème fondamental est que les infrastructures n'ont pas suivi l'augmentation du tourisme. Les anciennes routes n'étaient pas conçues pour les voitures, et les croisements sont périlleux. Les bouchons sont principalement causés par les véhicules qui tentent de se croiser en ralentissant considérablement. L'auteur souligne que les touristes qui privilégient les taxis quatre roues contribuent à la surcharge des routes.
Le deuxième point concerne la qualité des touristes, un problème de société lié au surtourisme. Dim distingue plusieurs types de touristes. Les nomades digitaux sont parfois critiqués pour la gentrification, mais il estime que le véritable problème réside dans les touristes qui viennent pour de courtes durées (10 jours, 2 semaines) et pensent que tout leur est permis : absence de police, droit de faire du bruit, de se promener à moitié nu, de marchander excessivement, sous prétexte des "Bali vibes". Il rappelle que Bali n'est pas leur chez-soi, mais la terre des Balinais, un peuple au grand cœur avec une culture hindouiste particulière, connue pour sa gentillesse et son aide. Il partage une anecdote personnelle où un Balinais l'a dépanné en lui donnant de l'essence, refusant toute rémunération. Il dénonce ensuite les touristes qui crient sur les taxis, négocient pour des sommes dérisoires (comme 70 centimes d'euros pour un trajet en Grab), ignorant que l'anglais n'est pas la langue officielle et que les chauffeurs, souvent venus d'autres îles pour gagner leur vie, ont des journées difficiles. Il conseille à ceux qui agissent ainsi de rester chez eux. La nudité inappropriée dans les restaurants est également critiquée, tout comme le non-respect des codes vestimentaires locaux.
Le troisième point, lié au tourisme, concerne les comportements dangereux sur la route, notamment par ceux qui se prennent pour des "Valentino Rossi" sans permis ni expérience de moto. Ces comportements mettent en danger non seulement eux-mêmes mais aussi les locaux et les autres expatriés qui vivent là. Il insiste sur le fait que la plupart des accidents graves surviennent à cause de l'imprudence des autres, même à faible vitesse, surtout sans casque. Il met en garde contre l'invincibilité et souligne que les accidents peuvent entraîner la prison en cas de responsabilité envers un local. Il recommande vivement la souscription à une assurance voyage, mentionnant Safety Wing comme sponsor, qui offre une couverture complète pour les accidents, maladies et autres imprévus, avec des options adaptées aux séjours courts et longs, ainsi qu'un plan annuel avantageux.
Le quatrième problème majeur est la pollution. Il mentionne le brûlage des récoltes de riz excédentaires, qui génère des fumées noires. Cependant, le problème plus grave est la consommation massive de plastique due au tourisme. Le recyclage est difficile à Bali, et les décharges sont débordées. Il cite la décharge TPA Swung qui aurait cessé d'accepter les déchets organiques, entraînant les Balinais à brûler leurs déchets, y compris du plastique, créant une odeur irrespirable. Il raconte avoir dû porter un masque en plein centre de Pererenan à cause de cette pollution. Il conseille d'utiliser des applications pour vérifier la qualité de l'air, soulignant que des zones comme Canggu, Uluwatu et Ubud ne bénéficient pas toujours d'un air sain.
Enfin, le cinquième point est la gentrification de Canggu. D'une zone initialement plus calme et préservée, elle est devenue de plus en plus bétonnée à mesure que les touristes et expatriés s'y installent. Les rizières disparaissent, remplacées par des boutiques, cafés, clubs de sport et beach clubs. Bien que cela rende la zone attractive pour sortir, cela a altéré l'ADN balinais de l'endroit. Les Balinais continuent de vivre et de pratiquer leurs traditions, mais pour un visiteur cherchant l'authenticité balinaise, Canggu peut être déroutant, contrairement à des lieux comme Sidemen, Munduk ou Lovina, où la culture est plus prégnante et le tourisme moins envahissant.
L'auteur conclut en affirmant que Canggu n'est pas parfait et souffre de ces problèmes, mais il reste optimiste quant à la possibilité d'améliorations. Il ne se positionne pas en donneur de leçons, mais souhaite rétablir une certaine vérité après avoir lui-même contribué à promouvoir Bali à travers ses vidéos. Il réaffirme son amour pour Bali, sa gratitude envers le peuple balinais, et reconnaît que Canggu reste une destination attrayante pour le travail à distance et l'installation, malgré ses défauts. Bali, dans son ensemble, demeure un lieu exceptionnel et magnifique.