
Left Britain at 58 for Rural Thailand... "Now The Family Is Following Me"
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Tony et Nim partagent leur vie et leurs projets en Thaïlande. Tony, bientôt 60 ans, et Nim, 38 ans, discutent de leur vie quotidienne, de leurs constructions, de leur relation, et de leur vision de la retraite.
Tony mentionne qu'ils viennent de construire une nouvelle maison pour eux-mêmes et des chenils supplémentaires pour leurs chiots. Ils prévoient également de construire de nouveaux chenils sur le terrain du frère de Tony, afin de transformer leur site actuel en une "maison d'accueil" où les chiens ne seront pas dérangés. Tony gère les projets de construction, un rôle qu'il apprécie malgré le travail acharné. Le frère de Tony, un constructeur de 61 ans, déménagera en Thaïlande début janvier pour s'y installer à long terme, fatigué du coût de la vie et des régulations au Royaume-Uni.
Le coût total de leur maison est estimé à environ 2 millions de bahts, jugé bon marché pour le niveau de vie local. La maison de son frère, plus grande avec quatre chambres et plus d'espace extérieur, coûtera environ 2,2 millions de bahts. Le frère de Tony est marié à une Anglaise depuis 14 ans et est tombé amoureux de la Thaïlande lors d'un séjour à Noël, appréciant la culture et la liberté qui rappellent l'Angleterre des années 70, sans la bureaucratie et les permis de construire du Royaume-Uni. Tony est convaincu que son frère finira par s'installer définitivement en Thaïlande.
Malgré les troubles récents à la frontière, avec des fusillades et des bombardements près d'un temple, Tony et Nim n'ont pas l'intention de quitter la Thaïlande. Ils se sentent chez eux et intégrés dans la communauté. Tony, qui était lui-même constructeur au Royaume-Uni, a bâti plusieurs maisons là-bas. Sa mère et son père venaient chaque Noël, mais le voyage est devenu trop difficile pour sa mère de 83 ans.
Nim observe que les Thaïlandais sont souvent excités et amicaux avec les "farangs" (étrangers) qui viennent dans la région. Elle souligne que la famille et les amis de Tony sont très accueillants.
Le concept de retraite de Tony est loin d'être relaxant. Il ne peut se détendre que deux heures par jour l'après-midi, le reste de son temps étant consacré aux chiens et aux tâches ménagères. L'équipe qui les aidait a démissionné, les laissant seuls avec cinq portées de chiots. Personne ne veut travailler avec leurs 23 Rottweilers adultes, car les gens en ont peur, bien que Tony et Nim n'aient jamais eu de problèmes avec eux.
La relation entre Tony et Nim, ensemble depuis neuf ans, est décrite comme forte. Ils ont des disputes, souvent liées à la barrière linguistique et à la traduction des instructions de construction. Nim se sent parfois frustrée d'avoir à traduire constamment pour les constructeurs thaïlandais, ce qui peut provoquer des tensions. Tony reconnaît que Nim pense être la patronne et a un tempérament de feu, mais ils s'entendent bien et ne vont jamais au lit fâchés.
Nim espère que les constructions se termineront bientôt pour pouvoir se reposer, mais Tony est toujours en quête de nouveaux projets. Il a déjà des plans pour des chenils de luxe. Leurs activités de construction et leurs chiens les empêchent de sortir souvent, se limitant à une sortie hebdomadaire dans un bar local. Tony plaisante en disant que la "promotion" (le côté romantique du début de relation) est terminée, étant donné qu'il a presque 60 ans.
Tony et Nim sont inséparables. Nim ne laisse pas Tony faire les courses seul. Tony s'efforce de ralentir son rythme de vie pour s'adapter à la lenteur des Thaïlandais. Nim confirme qu'il a fait des progrès, mais que le rythme lent de tout en Thaïlande, des banques aux magasins, reste un défi. Ils ont récemment passé 12 heures dans la voiture pour faire les papiers de la voiture. Tony refuse catégoriquement d'aller au temple, contrairement à Nim, sa mère et son père.
Malgré leur différence d'âge de 21 ans (Nim a 38 ans, Tony presque 60), ils ne ressentent pas cette différence. Tony n'imagine pas vivre jusqu'à 80 ou 90 ans en Thaïlande, préférant vivre au jour le jour, mais il affirme qu'il restera ici jusqu'à sa mort.
Tony a financé ses constructions en vendant sa maison en Angleterre l'année dernière. Il espère que les nouvelles constructions, comme les hôtels dans la région, généreront des revenus. Il a investi ici mais ne possède pas le terrain, ce qui ne le dérange pas car il fait cela pour Nim et leur avenir commun. Il n'est pas préoccupé par le fait que les biens ne soient pas à son nom.
Tony a trois enfants et six petits-enfants au Royaume-Uni. Il leur rendra visite bientôt. Il ressent une certaine culpabilité de ne pas être là, mais estime n'avoir qu'une seule vie. Sa décision de s'installer en Thaïlande a été prise après avoir contracté la tuberculose, ce qui a changé sa façon de penser. Il parle quotidiennement à sa mère via WhatsApp. Il pense que si sa mère était en meilleure santé, elle viendrait vivre en Thaïlande, car elle adore cet endroit.
Tony a toujours eu des chiens, mais reconnaît qu'ils en ont peut-être trop, car cela les lie à un seul endroit. Cependant, il ne changerait rien, car la vie en Angleterre était une routine travail-maison-lit. Ils n'ont pas eu de vacances depuis que leur personnel est parti, attendant peut-être le retour de l'équipe à Noël.
Tony est un collectionneur. Il a plusieurs chiens, sept véhicules, et envisage d'en acheter un nouveau, un Fortuna, malgré les réticences de Nim. Il a toujours eu des chiens depuis l'âge de 17-18 ans, de diverses races. Son père biologique, un marin, les a abandonnés, mais il a eu de bons beaux-pères.
Issu d'un milieu ouvrier, Tony n'aurait jamais imaginé vivre en Thaïlande à la retraite. Son père biologique avait fini en Thaïlande, et Tony pensait que c'était un endroit différent de ce qu'il a découvert. Pour lui, la Thaïlande, surtout là où il vit, est comme l'Angleterre des années 70 : des terres agricoles, des enfants libres, des motos partout. Il déplore que l'opinion des gens sur la Thaïlande se limite souvent aux bars et aux "bar girls", sans connaître la réalité du pays.
Tony raconte que son enfance était modeste, mais bonne. Ils n'avaient rien, mais ils s'amusaient dehors toute la journée, comme les enfants thaïlandais aujourd'hui, heureux et souriants malgré leur pauvreté.
L'interview se termine sur ces réflexions, soulignant le chemin parcouru par Tony, parti de rien pour construire une nouvelle vie en Thaïlande.