
Cessez-le-feu Iran-USA : nouveau coup de BLUFF de Trump ?
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La situation actuelle est marquée par un cessez-le-feu, une volte-face de Trump qui, après avoir menacé de détruire la civilisation iranienne, est revenu sur ses propos. Cette décision est accueillie avec soulagement, car une attaque aurait eu des conséquences économiques catastrophiques à l'échelle mondiale. La guerre n'est pas la solution, comme le montre l'exemple de l'Iran, mis au ban de l'économie mondiale pendant des décennies. Les relations difficiles entre les États-Unis et l'Iran, notamment l'assassinat de l'ancien Premier ministre iranien Mossadegh qui voulait nationaliser le pétrole, ont créé une animosité historique. Aujourd'hui, cette tension risque de mener à une catastrophe économique mondiale.
Le cessez-le-feu, bien que fragile et pas encore pleinement effectif, est une étape positive. Les États-Unis se disent prêts à des pourparlers pour une trêve de deux semaines au Moyen-Orient, malgré la poursuite des attaques et l'incertitude persistante. Trump a posé la réouverture du détroit d'Ormuz comme condition préalable à la cessation des hostilités. Les États-Unis et l'Iran ont convenu de tenir des pourparlers malgré le blocage.
Les conséquences économiques d'un conflit prolongé seraient désastreuses pour le monde entier. Aux États-Unis, des manifestations monstres témoignent du mécontentement face à la montée du prix du pétrole. L'Europe et l'Asie seraient également asphyxiées par cette crise. La directrice du FMI a d'ailleurs averti que la poursuite de cette guerre aurait des conséquences irréversibles. Il est donc impératif de calmer le jeu.
La situation au Liban est un carnage, et le Premier ministre pakistanais signale des violations du cessez-le-feu, compromettant le processus de paix. Certains attribuent ces violations à l'absence d'Internet en Iran et à la décentralisation du pouvoir militaire, ce qui empêcherait certaines personnes d'être informées du cessez-le-feu. Le danger reste donc présent et la guerre n'est pas encore terminée.
Sur le plan boursier, la situation est plus positive, avec les indices qui repassent au-dessus de la moyenne mobile 200 jours, signe d'une sortie de la zone de danger. L'argent et l'or sont également en hausse, bien que modérée. Les actions de Meta, Google et Amazon se comportent bien, tandis que Microsoft a connu un gap haussier suivi d'une baisse. Tesla, en revanche, reste sous sa moyenne mobile 200 jours et est toujours considérée comme une valeur à vendre, notamment en raison de la baisse du prix du pétrole qui rend les véhicules électriques moins attractifs.
Le conflit avec Israël continue de poser problème. Israël attaque le Liban et, selon certains spécialistes, aurait attaqué l'Iran malgré un accord déjà en place. Cette fuite en avant est liée aux problèmes judiciaires de Netanyahou, qui utiliserait les conflits comme diversion. Ce n'est plus un petit conflit régional, mais un conflit mondial, avec l'Iran soutenu par la Russie et la Chine. Le détroit d'Ormuz, un bien mondial, est crucial : si le prix du pétrole flambe, le monde entier souffre.
L'importance des accords, du droit international et de la négociation est primordiale. L'idée de régler le conflit rapidement, comme avec le Venezuela, et de faire de Trump un héros avec le prix Nobel de la paix, s'est avérée être une illusion. Les bombardements ont créé des dégâts psychologiques et sécuritaires, même dans les pays qui ont pu se défendre.
La loi du plus fort, où celui qui a le plus d'armes impose sa loi, est une impasse. Les États-Unis, l'armée la plus puissante du monde, n'ont pas pu faire plier l'Iran, qui utilise des drones et des missiles fabriqués en interne. Le coût de la défense contre ces attaques est exorbitant. Si une telle situation se produisait dans des villes comme Paris, Berlin ou Londres, le chaos serait inévitable.
Deux avenirs sont possibles : soit des guerres asymétriques, une instabilité croissante et un monde qui souffre, soit la compréhension que le droit international est la seule porte de sortie. L'ONU a été créée après la Seconde Guerre mondiale pour éviter de revivre les mêmes horreurs. Le respect du droit international est dans l'intérêt de tous, comme le respect de la loi et de la justice au sein d'un pays. Si les États-Unis et Israël agissent sans l'aval de l'ONU, cela mène au chaos.
La solution est de revenir aux fondamentaux : des instances internationales fortes, un droit international et une justice internationale. Sinon, la loi du plus fort prévaudra, et le chaos s'intensifiera. Les milliards de dollars dépensés en armement sont inutiles si des drones peuvent créer le chaos. La surenchère militaire n'est pas la solution. La négociation et les accords sont essentiels.
L'exemple de la France et de l'Allemagne, ennemis historiques devenus partenaires économiques, montre que des solutions existent. L'Union européenne, malgré ses imperfections, est un exemple de ce que la coopération peut accomplir pour éviter des conflits dramatiques.
Ironiquement, c'est Trump, qui avait annulé l'accord sur le nucléaire iranien d'Obama, qui pourrait revenir sur ces accords et lever les sanctions. Cela doit servir de leçon : il faut avoir une vision à long terme et ne pas sous-estimer les acteurs internationaux. Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, a souligné que la situation actuelle est pire, l'Iran étant en position de force et ses ambitions nucléaires non contrôlées.
Sur le plan financier, le fait d'être au-dessus de la moyenne mobile 200 jours est un signal positif, mais le danger géopolitique et économique persiste. Le Bitcoin se reprend, mais le scénario baissier n'est pas encore écarté. La patience est de mise, en espérant un apaisement de la situation.