
Poursuivre sa passion ou l'argent?
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Le narrateur partage des réflexions personnelles écrites lorsqu'il avait 19-20 ans, en stage à Paris, confronté à des questions existentielles sur l'argent, la liberté et la passion. Il exprime son désir de partager ces notes pour aider ceux qui sont dans des situations similaires à comprendre la perspective de quelqu'un ayant atteint la liberté financière. La dernière mise à jour de ces notes date de 2024.
Le débat central porte sur le choix entre l'argent, la liberté (financière, géographique, temporelle) et la passion (le basket dans son cas, mais applicable à la musique, au sport, etc.). Le narrateur affirme que l'argent est le but principal car il est nécessaire pour atteindre la liberté. Il souligne que nous vivons dans un système capitaliste où l'argent domine tout et tout le monde. Il rejette l'idée que l'argent ne rend pas heureux, la considérant comme une idée propagée par les riches pour maintenir les pauvres dans leur condition. Pour lui, la liberté rend heureux, mais il se demande si cela surpasse l'accomplissement d'un objectif difficile comme devenir athlète professionnel.
Devenir athlète professionnel était un rêve de jeunesse, associé au respect, à l'admiration et à une existence "stylée", payée pour faire du sport. Il n'a jamais su répondre à la question "Que veux-tu faire quand tu seras grand ?", répondant toujours "faire du basket" par défaut, car il ne voulait pas être comptable ou chef d'entreprise de manière stéréotypée. Le manque d'argent est une source d'angoisse pour lui, préférant "mourir que d'être pauvre".
Il estime qu'il est beaucoup plus simple de devenir financièrement libre que d'être athlète professionnel. Devenir millionnaire aujourd'hui est possible en étant "smart", en déléguant et en travaillant 6 à 7 heures par jour. Il déconstruit l'idée qu'un million de dollars est une somme énorme, citant l'exemple de l'immobilier à Dubaï ou Miami où un million ne permet même pas d'acheter un petit appartement. Une villa moderne coûte 4 à 5 millions. Il est plus facile de se concentrer sur un business pendant 2-3 ans pour faire plusieurs millions que de devenir athlète pro.
Bien qu'il considère une carrière d'athlète pro rémunérée comme un entrepreneur comme "prime de la vie", sa principale préoccupation était le risque. Si l'on s'investit à fond dans le basket (ou toute autre passion) et que cela échoue, on se retrouve "broke", sans liberté financière, et contraint de trouver un emploi, ce qu'il assimile à de l'esclavage moderne.
Il compare deux scénarios : le scénario "argent" et le scénario "passion". Pour l'argent, il était confiant de réussir car il se considère "smart". Après avoir échoué dans les NFT, la crypto et le dropshipping, il a découvert l'OFM et a progressé de 3K à 180K par mois en janvier 2024, puis de manière exponentielle. Sa trajectoire financière a été ascendante.
En revanche, le scénario "passion" (le basket) présente une grande incertitude. Les salaires sont faibles même aux plus hauts niveaux en France. Il y a une période d'attente sans gros contrat, et si à 22-24 ans la carrière ne décolle pas, les compétences accumulées dans le sport ne sont d'aucune utilité dans le monde du travail. Il est impossible de devenir athlète pro et de gérer un business en même temps, car les deux demandent un investissement total. Il décrit son expérience d'essayer de concilier les deux comme un "enfer", se levant tôt pour courir, s'entraînant, rentrant épuisé sans pouvoir travailler sur son business. Il a réalisé qu'il ne pouvait pas rivaliser avec ceux qui étaient "all in" dans l'une ou l'autre voie.
Une expérience décisive fut de s'entraîner avec les meilleurs joueurs de son âge en France, où il a réalisé qu'il était "en retard de ouf". Il a alors pris une décision rationnelle : ces joueurs étaient bien meilleurs et méritaient d'être sélectionnés. Le basket est un sport qui demande des années de pratique dès l'enfance. Il s'est demandé si c'était vraiment une passion, car après avoir arrêté, il n'y a plus pensé, comparant cela à une relation amoureuse qui ne manque pas après une rupture. Il n'a jamais ressenti le besoin de rejouer par plaisir.
Il réaffirme que le risque de mettre les finances de côté pour la passion est énorme. En revanche, il était certain d'atteindre la liberté financière en 2 à 3 ans, même avec seulement 40K sur son compte, car il a confiance en sa capacité à résoudre les problèmes et à réussir. Il observe que beaucoup de gens "plus débiles" que lui font de l'argent, ce qui renforce sa conviction.
Il décrit les gens autour de lui, notamment en école de commerce, comme "endormis" et "débiles", ne cherchant pas à devenir libres financièrement. Il a vu une faible concurrence et a décidé de tracer sa propre voie. Il critique l'idée de "réseau" en école de commerce, affirmant que son réseau est désormais son Instagram, où il peut trouver ce dont il a besoin.
Il estime que si l'on meurt dans 3 ans, la question de la passion ne sera pertinente que si elle est un regret. Dans son cas, le basket n'était pas une vraie passion, mais plutôt une tentative de trouver sa place et d'appartenir à un groupe.
Le narrateur insiste sur la nécessité de l'argent et le fait que sa carence peut être traumatisante. Son expérience d'un stage de deux mois dans un emploi "normal" l'a dégoûté du travail moderne et de devoir répondre à des ordres. Il suggère que cette "traumatisation" peut être l'expérience la plus rentable, un meilleur "levier" que d'investir dans la prochaine crypto.
Il illustre comment un même événement peut mener à des trajectoires de vie très différentes selon l'état d'esprit. Une personne "average" et "endormie" verra une opportunité comme une arnaque et continuera sa vie moyenne. Une autre, avec les yeux ouverts, saisira l'opportunité et verra sa trajectoire financière s'envoler. Il encourage à vivre avec les yeux ouverts, à saisir les opportunités, même si cela implique des échecs ou des "scams". La colère et la frustration des échecs peuvent devenir une motivation pour réussir davantage.
Il réitère que le problème de la plupart des gens est qu'ils n'ont jamais vraiment échoué ni réussi, retardant les "vraies tentatives" par peur de l'échec. Le fantasme est un désir sans action.
En conclusion, il a choisi l'argent parce qu'il domine la vie de chacun, qu'on le veuille ou non. Ne pas avoir d'argent signifie que 80% de la journée est consacrée à un travail qui ne plaît pas. L'argent permettrait de passer plus de temps avec la famille et les amis. Il donne l'exemple de pouvoir aider sa mère en cas de maladie grave, en payant des frais d'hôpitaux exorbitants sans même ressentir la dépense.
Il admet que sa motivation pour le basket était en réalité de faire de l'argent. Son but est de faire de l'argent et de devenir financièrement libre, et il a choisi la voie la plus simple. Il n'est pas "passionné" par son business actuel (OFM), c'est juste un moyen d'atteindre la vie qu'il désire. Il externalise les tâches ennuyeuses et optimise son business. Si un business plus simple existait, il le ferait.
Il souligne que l'argent domine toutes les décisions de vie, des chaussures d'enfant à la voiture du père, et même les opinions politiques. Nos situations nous biaisent.
Cependant, il ne faut pas faire de l'argent une obsession au point d'oublier tout le reste. Il ne veut pas être un "geek avec de l'argent". Il est important de développer son "game social" et ses relations indépendamment de l'argent, car si l'argent est le seul facteur différenciant, les gens seront intéressés par l'argent et non par la personne. L'argent facilite la spontanéité et le fun, mais ne devrait pas être la base de l'identité ou des relations.
L'argent est un moyen de passer au "niveau 1 de la vie", de libérer de l'espace mental du stress des besoins primaires pour se concentrer sur l'essentiel et apprécier les choses simples. Il compare l'argent à l'eau : quand on en manque, on n'y pense qu'à ça ; quand on en a, on ne s'en réjouit pas, mais on ne s'en soucie plus. L'argent ne rend pas une personne triste heureuse, mais il peut transposer le stress des factures à celui de la gestion d'un business de millions. Il ne faut pas confondre avoir de l'argent et maintenir un business avec être un héritier qui ne travaille plus. Pour maintenir sa richesse, il faut continuer à travailler et à être présent dans son business.